‹ Severo Torelli: drame en cinq actes, en versChapitre 17 sur 75 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

UN PROSCRIT, à Severo.

Un grand plaisir, seigneur ?

SEVERO

Quoi?

LE PROSCRIT

Votre main ?

Severo lui tend la main,

LE PROSCRIT, les larmes aux yeux.

Merci I

SEVERO

Mais, qu'as-tu donc, Beppo ?. . Souffres-tu ? Quoi ! tu pleures !

LE PROSCRIT

Ils m'ont proscrit.

SEVERO

Hélas 1.. Et tu pars?

LE PROSCRIT

Dans deux heures...

Mais j'ai touché ta main, je pars moins malheureux.

SEVERO, à part.

Comme ils m'aiment ! . . Qh ! tout pour mon père et pour eux I

H s'approche du groupe formé par Renzp et les jeunes gentils» hommes. Les gens du peuple se dispersent et sortent.

SEVERO, aux jeunes gens.

Bonjour, amis.

LIPPO

Tu sors trop tard de cette église, Camarade, pour voir le gouverneur de Pise; A l'instant même, il est venu nous insulter.

SEVERO

Béni soit le hasard qui m'a fait l'éviter !

Je ne me suis jamais trouvé sur son passage Et je ne connais pas son odieux visage.

RENZO, montrant Sandrino.

C'est à ce pauvre enfant que le monstre en avait.

SEVERO

A-t-il bien répondu ?

RENZO

Comme tu l'aurais fait...

SANDRINO.

En citoyen de Pise !

RENZO

En homme de courage !

Et, sans la Portia, qui détourna l'orage, — Bonne fille ! — ce soir, nous couchions en prison.

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