CELIE, SGANARELLE, SA FEMME
CEtte Scène n'est pas plus longue que la précédente, et la femme de Sganarelle, regardant par la fenestre, prend de la jalousie de son mary, a qui elle voit tenir vne femme entre ses bras et descend pour le surprendre, cependant qu'il aide a r'emporter Celle chez elle. Ce que vous pourrez voir en lisant ces Vers.
SGANARELLE, En luy passant la
main sur le sein,
ELle est froide partout, et je ne sçais qu'en dire, Approchons-nous pour voir si sa bouche respire.
Ma foy je ne sçais pas; mais j^y trouue encor moy Quelque signe de vie.
LA FEMME de Sganarelle regardant par
la fenestre.
Ah! qu'est-ce que je voy, Mon Mary dans ses bras... mais ie m' en vais descendre, Il me trahit sans doute, et ie veux le surprendre.
Il faut se dépescher de Taller secourir,
Certes elle auroit tort de se laisser mourir,
Aller en Pautre monde est très-grande sottise, ^*
Tant que dans celuy-cy Ton peut estre de mise. l'emporte
vn homme ameiHe»