HENRI
Comment se porte milord? Parle, Beaufort, à ton souverain.
36 SHAKSPKARE.
LE CAftDIKAL.
Si tu es la mort, je te donnerai , des trésors de FAngleterre, assex d*or ponr acheter une autre île semblable, pourvu que tu me laisses Tirre et que je ne sente aucune douleur..
HEKU.
Ah! quel signe d'une Tie criminelle, lOTsque l'approche de la mort par^t si terrible!
VTAB^nCK.
Beaufort, c'est ton souTerain qui te parle.
LE CAEDIK AL.
Mettez-moi en jugement quand tous Toudrez. N'est-il pas mort dans son lit? (1/ pense au duc de Gloster qu'il a fait assa9sinerJ) Où donc devait-il mourir? Puis-je faire Tirre les gens, qu'ils le yeuillent ou non? — Oh! ne me torturez pas davantage! Je confesserai... 11 revit, dites-vous. Alors montrez-moi où il est. Je donnerais mille livres pour le voir... 11 n'a plus d*yeux ; la poussière l'a aveuglé... Rabattez ses cheveux ! Voyez ! ▼oyez ! Ils se dressent, comme des lacs tendus, pour prendre mon âme au vol. Donnez-moi à boire et priez l'apothicaire de m'apporter le poison violent que je lui ai acheté <•
Viennent ensuite les rudes soldats qui représentent les deux partis dans la guerre des deux Roses, le comte de Wa(wicky qu'on appelait le faiseur de rois, qui, après avoir fait couronner Edouard d'Tork, veut, pour se venger d'un aJSront personnel, lui arracher la couronne et meurt dans cette entreprise; Clifford, assassin du jeune Rutland, puis les membres de la famille d'York, tous célèbres, tous dignes d'intéresser Thistorien par Timportance de leur rôle et le poète par leur caractère. Richard, le chef de sa maison, héritier légitime de Richard II, assassiné par les Lancastres, possède les qualités d'un roi, le courage personnel, la prudence et