‹ Shakespeare et son œuvreChapitre 80 sur 93 · L.MII.IA, d'une voii mouranif · texte numérisé non relu

L.MII.IA, d'une voii mouranif

Que présageait ta chanson, maîtresse?... Lcoute 1 peux-fu m'entendre ? Je vais faire connue le cygne et expirer en nuisique... Le saule! Le saule! Le saule l... More, elle était chaste ; elle t'aimait, cruel More. Puisse mon âme n'aller à la béatitude qui si je dis vrai! Lu disant ce que je pense, je meurs, je

meurs ! (Klle expire.)

<»T!li: I.I.o.

J'ai une autre arme dans cette chambre ; c'pst une éj)ée d'ICspagne trempée dans l'eau gl;i("«'o. Oh ! la

300 SIÎAKSPEARE.

voici. (S'avanrant vers la porte.) Moil Olicle , il faUt que jC

sorte !

GRATIANO, du dehors.

Si tu essayes, il t'en coûtera cher. Tu n'as pas d'arme ; il faut te résigner forcément.

OTHELLO

Regarde-moi donc et parle-moi ; sinon, tout désarmé que je suis, je me jette sur toi !

Rentre GRATIANO.

Qu'y a-t-il ?

GRATIANO

Regardez ! j'ai une arme : jamais meilleure épée n'appuya sur la cuisse d'un soldat. J'ai vu le jour où, avec ce faible bras et cette bonne lame, je me suis fait un chemin à travers des obstacles vingt fois plus puissants que votre résistance. Mais, ô vaine forfanterie! qui peut maîtriser sa destinée ? Il n'en est plus ainsi à présent ! .Ne vous effrayez pas, même en me voyant armé. Voici le terme de mon voyage, en voici le but , voici le point de repère de ma voile épuisée ! Vous reculez d'effroi ? Crainte superflue ! Menacez seulement d'un roseau la poitrine d'Othello,

OTHELLO. 307

et il reculera... Où donc irait Othello? icontemriint Desd.;mona.) Ail ! quL'llc iiiine tu as maintenant, fille de mauvaise étoile ! Pâle comme ta chemise î Quand nous nous rencontrerons au jour du jugement, ton apparition pr(''cipit(M\i mon àmc du ciel, et les démons l'attraperont. Froide! Froide, ma fdle? Froide connue ta chasteté ! 0 maudit , maudit scélérat ! Fouettez-moi, démons, loin des jouissances de cette vision céleste ! Souillez-moi dans vos ouragans ! Rotissez-moi dans le soufre! Lavez-moi aux torrents profonds de la llamme li({uide I... 0 Desdémona ! Desdémona ! Morte ! morte ! 01» ! oh ! oh !

Entr.nt LODOVICO, MONTANO, CASSIO, poné sur UD brancard, puis des ufticiurs conduisant sous escorte lAuO prisonnier.

Lonovico.

OÙ est ce forcené? où est ce malheureux ?

OTHELLO

Voici celui qui fut Othello : me voici.

inl)ii\r(:o, cherchant lago.

Et où est cette vipère? Faites avancer ce scélérat!

OTHELLO, .....rrovant lapo.

Je regarde ses pieds... Mais c'e.st une fable. Si lu es un diable, je ne puis te tuer, (n i.ic»«e ugo.)

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