The Mercliant oj Venice, act. I, gc
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huisswr, petien«-le q»m*e jours (T aisance. S’il ne me paye pas, fl faut qwe j’^ son oœnr*. •»
La haiwe de Shytock conire les chrétiens s’est encore augmentée depuis le nrarché qu’il a conclu. Il a une autre injure à venger. Sa fille JesMca s’est enfuie avec un jeune gentilhomme de "Venise , emportant dans sa ftiife une cassette remplie de hijoux et d’objets précieux, ün chrétien a enlevé au juif son enfant et son or. Nouveau sujet de colère pour le juif, nouveau motif pour lui de traiter sans pitié le chrétien que !a fortune a fait tomber entre ses mains.
Il est remarquable que les écrivains anglais qui ont peint dès Iwaéliles aient placé à côté d’eux , comme pour adoucir la sombre expression de leur physionomie, une gracieuse fi^re de jeune fille. Le Barrabas de Marlowe , si crüel et si artificieux , est le père d’Abigaïl qui se fait chrétienne par amour. La joyeuse Jessîca noue une intrigue d'amour, pendant que son père nourrit ses projets de vengeatnee. Si les traits des juifs sont durs et repoussants, ceux de la juive, au contraire, nous attirent par une expression aimable de douceur et d’élégance. Ï1 semble que les deux poètes exceptent les femmes de la proscription qui pèse sur leur race , et qu’ils leur attribuent la beauté physique, comme le rayonnement d’utie belle âme. Walter Scott, qiu a repris cette donnée, l’a singulièrement embellie et poétisée dans Imnhoe. Tl a fait de Rébecca, la fflle d’Isaac d’York , Fidéal de la pureté vir^nale, du dévouement au devoir et de l’héroïsme féminin.
Ce que f admire surtout dans le caractère de Shylock^ ^