POINS
Oui, quatre en babils de bougran.
FALSTAFF
Sept, par la poignée de mon épée! ou je ne suis qu’un misérable.
LE PRINCE HENRI, à part à Poîlis,
Je t’en prie, laisse-le faire; le nombre va encore augmenter.
FALSTAFF
M’entends-tu, Henri?
LE PRINCE HENRI
Oui, et je t’écoute aussi, Jack.
t FALSTAFF.
Écoute, car cela en vaut la peine. Ces neuf hommes en bougran dont je te parle...
CARACTfennS HISTORIQUES.
LE PIUN’CE HE.NRl.
Bon ! deux de plus à présent.
FALSTAFF
Leurs lames s’étant brisées...
poms.
Les morceaux en tombèrent à terre.
FALSTAFF
Ils commencèrent à me céder le terrain ; mais je les suivis de près, je les serrai du pied et do la main, et, aussi rapidement que la pensée, j’en expédiai sept sur onze.
LE PRINCE HENRI
O prodige! de deux hommes en bougran il en est sorti onze ’ !
Le prince Henri coupe court à ce récit fantastique qui pourrait se prolonger longtemps encore, en disant : « Nous deux (Poins et moi), nous vous avons vus tous quatre tomber sur quatre hommes, les garrotter, et vous emparer de leur argent. — Remarque bien maintenaut comme un simple récit va vous confondre. — Alors nous deux, nous sommes tombés sur vous quatre, en un clin d'œil nous vous avons dépouillés de votre butin et nous le tenons; oui, nous l’avons et nous pouvons vous le montrer ici dans la maison ; — et toi, Falstaff, tu as sauvé ta bedaine aussi légèrement , avec autant d’agilité, et tu as mugi pour obtenir ta grâce, oui, tu as coüru et mugi aussi bien que l’a jamais fait jeune taureau. Quel misérable es-tu d’avoir ébréché ton épée, comme tu l’as fait, et de nous dire ensuite que cela est arrivé en combattant! Quelle rusel Quel stratagème 1 Quelle échappatoire pourras-tu trouver maintenant pour te préserver de cette honte éclatante et manifeste? »