‹ ShakspeareChapitre 74 sur 128 · W. UazlUt’s CkaraettreiofSkaktptare'splaf · texte numérisé non relu

W. UazlUt’s CkaraettreiofSkaktptare'splaf

fidèle à la loi morale, qui, des Moralités, était passée sur le théâtre du seizième siècle, il Réserve toujours, à la fin de son drame, une punition pour le coupable. Falstafl n’échappe pas plus que les autres à cette rigueur poétique. S’il est absous par Hazlitt, il ne l’est pas parle poète. C’est au moment môme où il triomphe, où il se croit sùr de devenir un personnage important dans le royaume, par l’avénement de Henri V, qu’il reçoit une humiliation publique qui le fait rentrer dans le néant. Il recrutait des soldats dans le Nord, lors(|u’il apprend la nouvelle de la mort de Henri IV. Aussitôt il accourt à Londres, amenant avec lui un juge de paix crédule, auquel il a emprunté de l’argent et promis sa protection sous le nouveau règne; il se poste sur le passage du roi, et, pour donner une haute idée de son futur crédit, il attend l’occasion de lui parler, avec la'familiarité d’un vieil ami. — Mais Henri V le repousse par ces paroles : « Je ne te connais pas, vieillard. — Agenouille-toi et prie! Que les cheveux blanc vont mal à un fou et à un bouffon ! J’ai longtemps rêvé d’un être comme toi, aussi bouffi de graisse, aussi vieux et aussi profane; mais maintenant que je suis éveillé, je n’ai que du mépris pour mon rêve. Va faire diminuer ton corps et augmenter ton mérite. Renonce à la gourmandise. Apprends que la tombe s’ouvre pour toi trois fois plus large que pour les autres hommes. Ne me réplique pas par une bouffonnerie; ne présume pas que je suis encore ce que j’étais ; car le ciel sait, et le monde aussi verra, que j’ai renoncé â mon ancienne manière d’être, et que j’en ferai autant pour mes anciens compagnons »

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