‹ Shakspeare et son uvreChapitre 53 sur 77 · SCÈNE XXV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXV

MACBETH

J'ai été lié à un poteau ; je ne puis pas fuir, et il

que je me IkiUi: jiisrjii'aii i>oiit cnranii: lui uiiiï... Où est celui qui n'est pas né d'une femme? C'est lui que je dois craindre, ou personne.

Bau.i.j»», SIWARD.

LE JE OHE SIW1RD.

Quel est ton nom?

HACBETB.

Tu seras elïrayé de l'entendre.

MACBETH

Non, quand lu l'appellerais d'un nom plus brûlant que tous ceus de l'enfer.

MACBETH

Mon nom est Macbeth.

LE JEUNE SIWÀRD.

Le diable lui-même ne pourrait prononcer un titre plus odieux à mon oreille.

MACBETH

Mon, ni plus terrible.

Tu mens, tyran abhorré; avec mon épée je vais te prouver ton mensonge, m» n wiwùi; u jim si»«a »t

lui.)

MACBETH

Tu étais nÉ d'une remme... Je souris au\ êpées, je ris jusqu'au dédain des armes brandies par un homme qui est né d'une femme, m .on.)

Fut». d".ta™. Rat™ M A CDU FF.

Le bruit est de ce côté... Tyran, montre ta face ;

SÏO SHAKSPfcARE.

si lu n'es pas tué de ma mais, les ombres de ma femme et de mes enfants me hanteront toujours. Je ne puis pas frapper les misérables Irlandais, dont lus bras sont loues pour porter des bâtons. C'est toi, Macbeth, qu'il me faut; sinon, je rentrerai au fourreau, sans en avoir essayé la lame, mon épée inactive. Tu dois fitre par là. Ce grand cliquetis semble annoncer un combat uni du plus grand renom. Faisle-moi trouver, fortune ! et je ne demande plus rien.

bmwi HALCOUI ci i 0 >,.■„> SIWABD.

Par ici, monseigneur;... le chi'ileau s'est rendu sans résistance; les gens du tyran combattent dans les deu\ armées; les nobles thanes guerroient bravement; la journée semble prévue se déclarer pour vous, et il reste peu a faire.

tIALCOLH.

Nous avons rencontré des ennemis qui frappent en

Entrons dans le château, seigneur, !», t- Ja u r >

MACBETH

Rtn „ t MACBETH.

Pourquoi jouorais-je le fou romain et rr je de ma propre épée? Tant que je verr; vanta, ses entailles feront mieux sur eus.

Tourne-toi, limier d'enfer, tourne'toi.

De lous les hommes, je n'ai évité que toi seul; nais va-l'en! mon àme est déjà trop chargée du sang

Je n'ai pas de paroles, ma voix est dans mon é[ misérable aux crimes sans nom! <u« » ïutut)

Tu perds ta peine, 'f u pourrais aussi aisément balafrer de ion épée l'air impalpable que me faire saigner. Que ta lame tombe sur des cimiers vulnérables : j'ai une vie enchantée qui ne peut pas céder à un être né d'une femme.

N'espère plus (fans ce charme. Que l'ange que tu as toujours servi t'apprenne que Macdulï a été arraché du sein de sa mère avant terme.

MACBETH

Maudite soit la langue qui nie dit cela! car elle vient de battre en moi le meilleur de l'homme. Qu'on ne croie pins désormais ces dénions jongleurs qui équivoquent avec nous par des mots à double sens, qui tiennent leur promesse pour notre oreille, et la violent pour notre espérance!... Je ue me battrai pas

Alors, rends-toi, lâche! El vis pour être le spectacle et l'étonnement du siècle. Nous mettrons ton portrait, comme celui de nos monstres rares, sur un poteau, et nous Écrirons dessous : « Ici ou peut voir le tyran. «

les pas du jeune Malcolm ! ou pour entendre la canaille aboyer contre moi ses malédictions! Bien que la foret de ISirnam soit venue a Dunsinanc, et que tu sois mon adversaire, loi qui n'es pas né d'une femme, je tenterai la dernière épreuve; j'étends devant mon

corps mon belliqueux bouclier : frappe, Uacdulï; et damne soit celui qui le premier criera : « Arrête!

assez! » (ils «trient on su bnUant.— Relnilu. Piniare.l

««.trot MALCOLM, i„ SIWARD, ROSSE,

Je voudrais que les amis qui nous manquent fussent ici sains et saufs!

Il faut bien en perdre. Kl pourtant, avoir ceu\ qui restent, une si grande journée ne nous a pas coulé cher.

MacduET nous manque, ainsi que votre noble fils.

Votre fds, mylord, a payé la dette du soldat ; il n'a vécu que jusqu'à ce qu'il fût un homme ; à peine sa prouesse lui a-t-elle confirmé ce titre au poste où il a combattu sans lâcher pied, qu'il est mort comme un homme.

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