‹ Shakspeare, ses œuvres et ses critiquesChapitre 95 sur 139 · V. nos études sur les Contemporains de Shakspeare · texte numérisé non relu

V. nos études sur les Contemporains de Shakspeare

TRAGÉDIES

grecque. Ce nom qui éveille chez nous le souvenir des leçons de Socrate, des dialogues de Platon, de toutes les élégances et de toutes les gloires du siècle de Périclès, ce nom dont nous avons fait le symbole de l’épicurisme intelligent ne raisonne aux oreilles du poète anglais que comme celui d’un simple général d’Athènes, sans mérite et sans qualités distinctives. Shakspeare a transformé le plus brillant des Grecs, un Athénien élevé dans le culte des arts et de la poésie, en un homme positif et pratique qui ne sait que commander à des soldats. Ce n’était pas ici le cas de parler de couleur locale. Il a mieux connu l’antiquité romaine, dont il a saisi l’esprit à travers le texte de Plutarque, et qu’il a fait revivre dans trois tragédies historiques qui appartiennent à la même période de sa vie, que les pièces dont nous venons de nous occuper, mais qui méritent d’être étudiées dans un chapitre spécial.

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