‹ Si j'etais roi opera comique en trois actes et quatre tableauxChapitre 23 sur 73 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

LB ROI

Eh bien?

NÉMEA.

Eh bien,

Il ne me répond rien.

XADOOR.

Comment ! fien ?

NéMEA.

Rien.

KADOOR.

Rien?

LE ROI, à Kadoor en riant.

Rien!

NÉMEA, à Kadoor.

Mais prenez patience ;

Mon cœur doit m’avoir entendu :

Avant deux minutes, je pense Qu’il m’aura répondu.

ENSEMBLE

LE ROI et NÉMEA.

Ah ! ah 1 ah I etc., etc.

Dès qu’il aura parlé, prince, on vous le dira. KADOOR, riant ironiquement.

Ahl ah! ah! etc.

Implacables railleurs 1 ma revanche viendra.

(A Némea.J

Mais, ne disiez-vous pas vous-même :

« Mon sauveur est celui que j’aime? »

NÉHEA.

Oui, sans doute, je le disais...

Mais...

V LE ROI

Mais ?

KADOOR.

Mais?

N^HEA.

Mais...

Je ne le croyais pas si près.

LE ROI et NÉMEA.

Ah ! ah ! ahl etc.

Qui pouvait, beau cousin, se douter de cela!

KADOOR.

Ah ! ah ! ah I etc.

Implacables railleurs, ma revanche viendra !

LE ROI, à Némea.

Les deux minutes sont passées.

De vos plus intimes pensées

SI J’ÉTAIS ROI

Vous ne pouvez plus rien céler.

Allons, princesse, il faut parler. ^

PREMIER COUPLET

En songe, vous voyiez l’image D’un brillant et jeune seigneur.

Au cœur brûlant, au doux visage ;

Et vous disiez, c’est mon sauveur l Mais enfin, le mystère cesse ;

Votre sauveur est retrouvé,

Dites-nous à présent, princesse, '

Si vous croyez encore avoir rêvé.

DEUXIÈME COUPLET. '

Vous l’adoriez sans le connaître ;

Et répétiez dans votre ardeur :

Jamais je n’aurai d’autre maître Que mon mystérieux sauveur!

Vous vous faisiez cette promesse Avant de l’avoir retrouvé,

Dites-nous à présent, princesse.

Si vous croyez toujours avoir rêvé.

némea', à Kadoor qui semble l'interroger.

Puisque je ne dois plus vous taire mes pensées. Puisque vous êtes mon sauveur,

Et puisqu’enfin, noble seigneur.

Les deux minutes sodt passées :

Voici ma main..^

KADOOR.

O bonheur! ê bonheur! >

NÉHEA. . , . ,

Je VOUS donne ma main. mais je garde mon cœur.

KADOOR.

Et pour qui donc?

NÈUBA.

Mais... pour moi-même.

LE ROI, à Kadoor.

Le temps est un maître suprême !

Prince, prenez la main en attendant le cœur.

ENSEMBLE

LE ROI

Enfin, il la tient.

Cette main chérie; Némea devient Son bien et sa vie.

KADOOR.

Enfin, je la tiens, Cette main chérie ; C’est de tous les biens Celui que j’envie.

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