SCÈNE PREMIÈRE
ZÉLIDE, aeule, travaillant aux filets cio son frère. RÉCITATIF.
C’est moi qui chaque jour levée avec l’aurore, Éveille par mes chants mon frère paresseux ; Mais, j’ai beau ce matin chanter, chanter encore. L’obstiné ne veut pas ouvrir enfin les yeux.
I Mais il est un air qu’il adore , ’i
Et que je n’ai pas dit encore ,
C’est celui de l’oiseau-moqueur ;
Chantons à l’obstiné dormeur La chanson de l’oiseau-moqueur.
SI J’ÉTAIS ROI
PREMIER COUPLET
Entends-tu , sous les bambous , L’oiseau moqueur qui bavarde?
On dirait qu’il est jaloux ,
Jaloux de nos chants si doux.
Ne montrons pas de courroux , Feignons de n’y prendre garde; C’est le moyen le, meilleur De nous moquer du moqueur.
Cet oiseau ,
Vil moineau,
Est viaiment Ignorant.
Il n’entend Rien au chant.
Raillons-nous Du jaloux ;
Et sans peur Du moqueur ,
Poursuivons Nos chansons.
Ah ! ah ! ah ! ah ! etc.
DEUXIÈME COUPLET
Pour nous venger du jaloux Que notre chant toujours choque , Mon fiancé, taisons-nous ;
Dans le silence aimons-nous.
Mais, hélas! sous les bambous.
De nos baisers il se moque ;
Ah ! puisqu’il raille toujours ,
Il n’entend rien aux amours.
Ce moqueur Est sans cœur !
11 ne sait ' Ce que c’est Que d’aimer Et charmer. "
Au mépris De ses cris ,