‹ Si j'etais roi opera comique en trois actes et quatre tableauxChapitre 53 sur 73 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ZÉLIDE, aeule, travaillant aux filets cio son frère. RÉCITATIF.

C’est moi qui chaque jour levée avec l’aurore, Éveille par mes chants mon frère paresseux ; Mais, j’ai beau ce matin chanter, chanter encore. L’obstiné ne veut pas ouvrir enfin les yeux.

I Mais il est un air qu’il adore , ’i

Et que je n’ai pas dit encore ,

C’est celui de l’oiseau-moqueur ;

Chantons à l’obstiné dormeur La chanson de l’oiseau-moqueur.

SI J’ÉTAIS ROI

PREMIER COUPLET

Entends-tu , sous les bambous , L’oiseau moqueur qui bavarde?

On dirait qu’il est jaloux ,

Jaloux de nos chants si doux.

Ne montrons pas de courroux , Feignons de n’y prendre garde; C’est le moyen le, meilleur De nous moquer du moqueur.

Cet oiseau ,

Vil moineau,

Est viaiment Ignorant.

Il n’entend Rien au chant.

Raillons-nous Du jaloux ;

Et sans peur Du moqueur ,

Poursuivons Nos chansons.

Ah ! ah ! ah ! ah ! etc.

DEUXIÈME COUPLET

Pour nous venger du jaloux Que notre chant toujours choque , Mon fiancé, taisons-nous ;

Dans le silence aimons-nous.

Mais, hélas! sous les bambous.

De nos baisers il se moque ;

Ah ! puisqu’il raille toujours ,

Il n’entend rien aux amours.

Ce moqueur Est sans cœur !

11 ne sait ' Ce que c’est Que d’aimer Et charmer. "

Au mépris De ses cris ,

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