DUO BOUFFE
PIFÉAB.
Tant d’or, à vous, ô ciel I Zélide !
Ce n’est pas naturel, Zélide !
Ce serait trop cruel, Zélide ,
Si vous étiez perfide, Zélide.
ZÉLIDK.
L’odieux soupçon !
Sans autre façon.
Comme sans raison,
Il me croit parjure.
Je le punirai.
Je me vengerai Et ne lui dirai Rien de l’aventure.
PIFÉAB.
Si votre cœur est pur, Zélide,
Faites que j’en sois sûr, Zélide ;
Car cela m’est bien dur, Zélide, ,
De vous croire perfide, Zelide.
ENSEMBLE
ZÉLIDB.
L’odieux soupçon I Sans autre façon.
Comme sans raison, Il me croit parjure.
Je le punirai.
Je me vengerai Et ne lui dirai Rien de l’aventure.
PIFÉAB.’
Quel affreux soupçon I Moi qui suis si bon.
Me trahirait-on 7 J’en ai peur, je jure.
Ah! je le saurai.
Et d’elle à mon gré Je me vengerai En cas de parjure,
SI J’ÉXAIS ROI.
PIFÉAR.
Qui vous donna cet or?
D’où vous vient ce trésor?
ZÉLIDE, riant de lui.
Devinez... devinez, je vous le donne en mille. PIFÉAR.
Vous savez que je n’ai jamais rien deviné.
ZÉLIDB.
Vous êtes donc...
PIFÉAR, avec exaltation.
Je suis... Je ne suis pas tranquille.
Voilà ce que je suis... Vous m’avez chagriné.
Et je sens qu’aux alarmes Vont succéder les" laPmeS,
Oui, voilà que ça vient.
ZÉLIDE
Chacun son tour, c’est bien.
PIFÉAR.
Ah ! ah ! ah ! ah I Quel poids j’ai là !
■ Soupçon d’amour, supplice atroce !
Ah ! ah ! ah ! ah I Qui croirait ça I
Elle m’oublie... avant la noce!
Ah! ah! ahi ah!
Voilà, voilà,
Où devait aboutir nos flammes !
Ah ! ah ! ah ! ah !
Quel tort on a
De tomber amoureux des femmes!
Les meilleures, à mon avis.
Ne valent jamais leurs maris.
ZÉLIDE
Vous êtes trop aimable.
Oui, trop aimable, en vérité,
\ D’oser me croire ici coupable D’un manque de fkli^ité...
-*th! je sens qu’aux alarmes Vont succéder les larmes ;
Oui, voilà que ça vient.
PIFÉAR.
Chacun son tour, c’est bien