ACTE
Lui I
LE HOI
KADOOR.
Je suis perdu t
LE ROI
Est-il vrai que tu aies porte des messages...
PIPEAR.
En pleine tner?oui. Non ; je ne sais pas.
LE ROI
Comment?
PIFÉAR, tremblant.
Maj... Majesté, qu’est-ce qu’on me fera si c'est oui?
LE ROI
Tu mourras, si tu mens.
PIFÉAR.
En ce cas, j’ai porté trois messages...
KADOOR, lui faisant un signe.
C’est fauxl
PIFÉAR.
C’est juste I pardon, seigneur, je ne vous voyais pas* Le seigneur a raison, j’en ai porté quatre... le seigneur le sait bien, car c’est lui qui m’envoyait.
LE ROI
Lui!
KADOOR, à part.
Oh I le misérable !
LE ROI
Achève.
Enfin, en sortant de prison, ce matin, je porte mon quatrième message... Mais à peine mon homme le tenait-il, à peine l’avail-il lu, que le voilà qui hisse à son mât le pavillon portugais, et an même moment, je vois déboucher de la pointe de l’île, six forts navires portugais... aussi! (ii se met à l'écart aroc zélmc.)
ZÉPIIORIS.
Six mille Portugais qui aborderont ici dans une heure. Majesté.
LE ROI
Mais qui trouveront, pour les recevoir, l’armée que tu as fait revenir.
ZÉPIIORIS.
Sans doute, nous no tarderons pas à enlendro les gongs sacrés du Grand'Temple.
SI JÉTÂIS ROI.
LE ROI
Que dis-tu?
ZÉPIIORIS.
Hier, j’ai douné cet ordre en prévision du danger qui nous menace, (ii va écouler à la porte du fond.)
MÊMEA.
Majesté, il a sauvé l’Ëtat comme il m’avait sauvée moi-même.
Lui ! Ah ! je te récompenserai.
ZÉPHORIS.
Que Votre Majesté me donne une arme et me permette de combattre à ses côtés, elle sera quitte envers moi.
LE ROI
Une arme I Donnez la vôtre, prince Kadoor ; il est temps qu’une main loyale la purifie des souillures de la trahison.
KADOOR, duuuuiit son sabre au Roi.
Majesté, j’ai mérité la mort, vengez-vous.
LE ROI
Le même sang coule dans nos veines. Partez, vous êtes libre I
KADOOR, tics-ému.
Vous me pardonnez ! Oh I Majesté, je vous jure que cette mort que vous me refusez, j'irai la chercher en face de vos ennemis. Adieu! (Oueutend tinlcr les (;ougs. Kadoor s' élaucc par le fond.)