SUPPLÉMENT
#4 A1 réuni dans ce Supplément des morceaux empruntés aux ouvrages de certains auteurs persans, ouvrages dans lesquels on
- trouve des notices biographiques concernant Fra Aly Hassan Thoussy, plus connu sous le titre honorifique de Nizam oul-Moulk, qui fut le vizir des sultans Alp Arslan et Melikchäh.
J'ai fait suivre ces extraits par le récit des faits qui se sont produits à l'époque de l'invasion des Seldjoukides dans la Transoxiane et par des renseignements géographiques, relatifs aux contrées qui ont été le théâtre des principaux événements de cette période.
La première notice est empruntée à une histoire des khalifes et de leurs vizirs jusqu'à la chute de l'empire des Abbassides, écrite vers 730 (1329) par un fonctionnaire de l’administration du Louristan, nommé Hindou Châh ibn Sendjar ben Abdallah. ۱۱ Tui a donné le nom de Tedjarib oul-oumem الا DE (Les Vicissitudes des nations) et l’a dédiée à Noucret Eddin Ahmed, âtabek de la dynastie des Bent Fazlouièh qui gouvernait le Louristan depuis l’année 545 1۵ ۵
(1150 de J.-C).
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Noueret Eddin avait succédé à son frère Afrassiab, qui, feudataire de l'empire mogol et investi de l’autorité par Arghoun-Khan en 684 (1285), avait été mis à mort par l'ordre de Ghazan-Khan. Noucret Eddin Ahmed était un prince éclairé et de mœurs douces, qui vivait entouré de savants et de gens de lettres dont plusieurs lui dédièrent leurs œuvres. Il faut citer parmi eux Fazl Allah Qazwiny, auteur de la célèbre histoire des anciennes dynasties de la Perse intitulée : El- Moudjem fitarikh molouk iladjem ی تارج ماو 3 العجم ll (L'Éclaircissement au sujet des rois de la Perse),
La seconde notice biographique de Nizam oul-Moulk est due à la plume de Ghias Eddin Mohammed ibn Houmam Eddin, connu sous le nom de Khondemir. Get historien, qui était, du côté maternel, le petit-fils de Mirkhond, naquit à Hérât en l’année 880 (1475). 11 fut, ainsi que son aïeul, protégé par Mir Aly Chir Nevay qui lui prodigua les marques de sa bienveillance et de sa générosité. Khondemir est l’auteur d’une histoire générale qui s'arrête à l’année 900 (1494), à laquelle il a donné le titre de 00:0 oussier fi akhbar efrad ۳ السیر ق اخار افراد الشر es (L'Ami des biographies renfermant les traditions relatives aux personnages d'élite de l'humanité); 11 la dédia au Seyyd Ghias Eddin Mohammed ben Youssouf, qui était cadi et gouverneur civil de Hérât. Sa seconde composition historique est le Xhoulaçet oul-akhbar fi beyan ahoual il-akhiar خلاصه الاخار احوال الاخار SL ق (La Crème des traditions, exposant les actions des gens de bien); elle s’arrête à l’année 905 (1499). Enfin, Khondemir mit au jour, en 915 (1509) le Destour oul-wouzera دستور الوزرا (Manuel des vizirs), qui renferme les biographies des ministres des souverains des différentes dynasties musulmanes : la notice qui termine ce dernier ouvrage retrace la vie de
Khadjèh Medjd Eddin Mohammed, vizir du sultan Aboul-Ghazy Housseïn Behadir-Khan, qui mourut en l’année 910 (1504).
Khondemir s’est, la plupart du temps, borné à réunir dans son Destour oul-wouzera les notices qu'il avait déjà insérées dans son Æ/abib oussier. Il quitta la Perse en 934 (1527) pour se rendre dans l'Inde, où il fut accueilli avec distinction par Baber et par son fils Humayoun. Il mourut à Gudjerat en 941 (1534). I avait, l’année précédente, présenté à Humayoun Châh une histoire des premières années de son règne à laquelle il avait donné le nom de //umayoun Namèh (Le Livre auguste).
J'ai placé, à la suite de la biographie de Nizam oul- Moulk, les notes de Khondemir sur Aboul-Ghanaïm Tadj Eddin et sur les fils de Nizam oul-Moulk qui furent appelés, par les successeurs de Melikchäh, à diriger les affaires de l'empire des Seldjoukides.
Le troisième morceau est tiré d’un ouvrage qui porte indifféremment les noms de ۷۵۵۵۵۱۸۲ Nizam oul- Moulk SW نظام fa (Conseils de Nizam oul-Moulk), Weçaya le 3 (Recommandations) ou Medjÿma oul-weçcaya, الوصابا L£ (Recueil de recommandations). Ces recomman tions qui ont pour objet de faire connaître les devoirs d’un ministre et les dangers auxquels ۱۱ est exposé dans la situation qu'il occupe, auraient été rédigées par Nizam oul-Moulk pour son fils Fakhr oul-Moulk qui remplit les fonctions de vizir sous le règne de Barkiarouq.
Ce chapitre m'a paru présenter quelque intérêt, à cause des relations d'amitié que l’on suppose avoir existé entre Nizam oul-Moulk, Hassan Sabbah et Omar ibn el-Kheyyam, qui auraient été condisciples dans un collège de Nichäbour. Cet opuscule, que l’on ne saurait attribuer, en aucune façon, au vizir de Melikchâh, pa-
raît avoir été écrit au cours du 1x° siècle de l’hégire, par un auteur demeuré inconnu, pour un certain émir Fakhr Eddin Hassan, fils de Tadj Eddin, lors de son élévation à la dignité de vizir. Ce personnage prétendait descendre de Nizam oul-Moulk. Je crois devoir faire remarquer ici que Mirkhond et Khondemir ont confondu ces Weçaya avec le Siasset Namèh de Nizam oul-Moulk".
Ce fragment des Weçaya est suivi par quelques poésies composées à la louange de Nizam oul-Moulk, par son panégyriste Lamiy et par Mouiïzzy qui fut le poète attitré de Melikchâh et de son fils Sultan Sendjar.
J'ai inséré, à la suite de ces pièces de vers, des chapitres ayant trait à l'établissement de la tribu des Seldjoukides dans la Transoxiane, à ses démêlés avec Sultan Mahmoud le Ghaznévide et son fils Sultan Masoud, ainsi qu'au règne des premiers princes de la dynastie des Seldjoukides de l'Iran. Cet ouvrage, qui
1. Mirkhond cite à tort un fait relatif à Amr ibn Leïth qui aurait été, dit-il, rapporté par Nizam oul-Moulk dans ses Wecaya (Histoire des Samanides, traduite par M. Defrémery, Paris, 1845, p. 119 de la traduction et p. 8 du texte).
Il en est de même pour Khondemir dans son 71۵0۶0 oussier, t. و1 p. 95 de l'édition de Téhéran.
Les [Vecaya sont cités par d'Herbelot sous le titre de « Vassaia Nadam el-Molk, testament politique composé par Nadam el-Molk ou Nezam el-Mulk, visir des sultans Alp Arslan et Malek Schah » (Bibliothèque orientale, Paris, 1697, p.909). Mirkhond a inséré dans son Raouzet ous-safa l'anecdote relative à Hassan Sabbah. Elle a été traduite par M. Jourdain dans la notice qu’il a consacrée à cet ouvrage (Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Impériale, t. IX, p. 147 et suivantes. Paris, 1813).
Une traduction anglaise, faite par un Mounchy, figure dans l'Appendice du tome 11 de l'Æistory of India de Sir N. Elliot, pp. 485-504.
On peut consulter aussi à ce sujet les Mélanges asiatiques, Saint- Pétersbourg, t. VI p. 115.
porte le titre de 1۳/۵0 ‘ilam el-moulouk el-moussema bi rahat essoudour ou ayet essourrour SA\ اعلام DES السرور &lg راحه الصدور ll (Le Livre qui fait connaître les rois, intitulé le Repos des cœurs et la manifestation de l’allégresse), est dédié au sultan seldjoukide de Roum, Keykhosrau, fils de Qilidj Arslan, qui régna de 588 à 607 de l’'hégire {1192-1210 de J.-C.), par un auteur appelé Abou Bekr Mohammed ben Aly Erravendy.
J'ai tiré du العصر 5x ,خر دة القصر وحر Xharidet oul-qacr ou djeridet oul-acr (La plus belle vierge du château et le mémorandum de l'époque) d’Imad Eddin Mohammed Isfahany la très courte notice qu’il a consacrée à Amid oul-Moulk Mançour El-Koundery, dont la disgrâce et la mort furent provoquées par les intrigues de Nizam oul-Moulk. Elle m'a paru devoir prendre place parmi les documents relatifs à l’histoire des premiers souverains 561000161068, Le lecteur reconnaîtra sans peine, sous la forme arabe, le style d'un lettré persan.
Les quelques lignes qui suivent cette notice sont extraites du Destour oul wouzera et ne présentent que fort peu d'intérêt. Il n’en est pas de même des chapitres qui font partie d'un ouvrage relatif à l’histoire du Kerman, intitulé 4 el-oula bi maugaf el-aala xs deY عوقف Lil (Le Collier de la grandeur placé au rang le plus élevé) et qui a pour auteur Afzal Eddin Ahmed ben Hamid.
Les Seldjoukides s’établirent de bonne heure dans le Kerman, et une de leurs dynasties y régna jusque dans les dernières années du ۲ siècle 1۵ ۰
Un chef Ghouzz, nommé Melik Dinar, s'empara de Berdachir, une des principales villes du Kerman, au mois de redjeb 581 (octobre 1185) et devint le maître de cette contrée, après la mort du prince seldjoukide
Toghroul Chäh.
L'ouvrage d’Afzal Eddin Ahmed, achevé en 584 (1188), est dédié à Melik Dinar et le dernier chapitre est consacré à l'éloge du vizir Qiwam Eddin Massoud ibn Nizam Eddin Keykhosrau et à celui de ses ancêtres", J'ai donné place ici à deux chapitres de l’/qd el-oula, car 1ls nous fournissent les détails les plus intéressants sur les villes principales du Kerman et sur quelques faits historiques; je l'ai fait d'autant plus volontiers que le Zikri vilayat Kerman, où Description des provinces du Kerman, composée par Khadjèh Nacir Eddin Mounchi, n’est point parvenu Jusqu'à nous.
Ces fragments d'ouvrages, concernant l'histoire et la géographie de la Perse à l’époque de Nizam oul-Moulk, sont suivis de quelques chapitres tirés du Vouzhet oul-goloub, زهه القلوب (L'Agrément des cœurs) de Hamd Allah Moustaufy Qazwiny. Cet ouvrage est divisé en plusieurs parties consacrées x l'astronomie, à l’histoire naturelle et à la géographie; celle-c1 mérite surtout de fixer l’attention.
Hamd Allah ibn Abou Bekr appartenait à une famille de moustaufis, ou receveurs généraux des finances, qui faisait remonter son origine à Khour 1bn Yezid el- Riahy. Son grand-père, Emin Eddin Naçr, après avoir occupé une charge importante dans l’administration des finances de l’Iraq, avait embrassé la vie religieuse; il périt pendant l'invasion des Mogols. Son petit-fils,
1. M. le baron de Rosen a donné, à propos de la publication du Recueil des textes relatifs à l'histoire des Seldjoucides ; Seldjoucides du Kerman, par M. Houtsma, une analyse très succincte de l’/gdel-oula. Ce travail a paru dans le second volume des Zapiski ou Mémoires de la Section orientale de la Société Impériale archéologique de Saint- Pétersbourg, p. 181-189.
Une édition lithographiée de l'ouvrage d'Afzal Eddin a paru à Téhéran en 1293 (1876).
Hamd Allah Moustaufy, futle protégé de Khadjeh Rechid Eddin, ministre de Ghazan-Khan, et celui de son fils Khadjèh Ghias Eddin auquel il dédia son Tarikhi Gouzidèh, تارغز کز بده (Histoire choisie). Il écrivit son ۸ oul-goloub dans le cours de l’année 740 (1339) et eut entre les mains, pour le composer, des ouvrages qui ne sont pas parvenus Jusqu'à nous, tels que le Stwar oul- Agalim صور الاقالم [Les Figures des climats) d'Abou Zeyd Balkhy, le 7601/07 5 (L'Explication) d'Ahmed el- Barqy, le Messalik oul-Memalik AL 3 مسالك (Les Chemins et les provinces) d'Aboul Qassim Obeïd Allah ben Khourdad, le Djihan Nouma حهان عا (Tableau du monde) et le Rissalèhi Melikchähyèh ,رساله ملك شاهیه ou Journal des voyages faits par Melikchàh dans les différentes provinces de son empire.
La partie géographique du Vouzhet oul-goloub occupe le troisième migalèh مقاله (discours) divisé en trois qgism &$ (sections).
Le premier gism est consacré à la description des trois villes saintes de l’islamisme, la Mekke, Médine et Jérusalem; le deuxième, à celle de مدا araby et de l'Iraq adjemy, de l’Azerbaïdjan, du Moughan et de l’Arran, du Chirvan, de la Géorgie, de l’Asie-Mineure, de l'Arménie, du Diar Bekr et du Diar Rebia, du Kouhistan, du Khouzistan, du Fars, du Chebankarèh, du Kerman, du Moukran et de Hormouz, du désert qui sépare le Kerman du Kouhistan, du Nimrouz et du Zaboulistan, du Khorassan et du Mazandéran, du Qoumis, du Tabarestan et des Djilanat. D’autres chapitres nous font connaître, avec les routes et les distances qui séparent les différentes villes, les mines et les produits minéraux, les mers, les rivières et les lacs de la Perse.
Hamd Allah Moustaufy a noté avec soin les différentes productions du sol de la Perse et le chiffre des
impôts, tel qu'il lui avait été donné dé le relever sur les registres de l'administration des finances ۰
J'ai eu entre les mains de nombreux manuserits du Nouzhet oul-goloub, entre autres celui qui à fait partie de la bibliothèque d'Oulough-bek. J'ai pu consulter aussi l'édition donnée à Bombay et qui a paru en 1311 (1894), par les soins de Mirza Mohammed Chirazy, Melik el-Kouttab, mais tous ces exemplaires se font remarquer, sans exception, par leur incorrection, par leurs lacunes et par la manière barbare dont les noms de lieux sont défigurés. Je me propose de corriger, autant qu'il me sera possible, ces erreurs dans la traduction du texte publié dans ce volume.
۱, Hamd Allah a publié en outre, sous le titre de Zafer ۷ al ظفر (Livre de victoire), une histoire, en cinquante mille vers, des dynasties musulmanes depuis Mahomet jusqu’en l'année 734 (1332) de l'hégire. Cf. Rieu, Supplement to the Catalogue of the Persian ma-
nuscripts, Londres, 1895, p. 172.
از Ar ail و ان قلمه آنست و وسطان شهری رل شده DS شهروسطست طولش از جزایر خلدات حرع وعرض از خط استوا لوع هوایش cle خوب و آپش از جبال که در آن حدوداست برعی خیزد و در ont اخلاط ی 555 باغستان سار دارد و glass فراوان و خوب
حقوق lys عاه و سه هزار و جمارصد دیناراست
Ex