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La guerre, qui commence alors

se prolongera, au désavantage de l’Espagne, jusqu’en 1667.

4. Richelieu n’est pas resté complètement étranger aux événements de Portugal; dès 1630, il engageait ses agents dans ce pays à exciter le mécontentement des Portugais et à les encourager dans leurs idées de révolte. Il étaH dès lors en relation avec quelques personnages considérables de ce pays. Aussi s’empressa t-il de reconnaître Jean de Bragance.

mer, était depuis environ un demi-siècle un exemple presque unique sur la terre de ce que peuvent l’amour de la liberté et le travail infatigable. Ces peuples pauvres, peu nombreux, bi^n moins aguerris que les moindres milices espagnoles, et qui n etaient comptés encore pour rien dans l’Europe, résistèrent à toutes les forces de leur maître et de leur tyran, Philippe II, éludèrent les desseins de plusieurs princes qui voulaient les secourir pour les asservir ^ , et fondèrent une puissance que nous avons vue balancer le pouvoir de l’Espagne même. Le désespoir qu’inspire la tyrannie les avait d’abord armés : la liberté avait élevé leur courage, et les princes de la maison d’Orange en avaient fait d’excellents soldats. A peine vainqueurs de leurs maîtres, ils établirent une forme de gouvernement qui conserve, autant qu’il est possible, l’égalité, le droit le plus naturel des hommes.

Cet Etat, d’une espèce si nouvelle, était depuis sa fondation attaché intimement à la France : l’intérêt les réunissait; ils avaient les mêmes ennemis; Henri le Grand et Louis Xlll avaient été ses alliés et ses protecteurs.

DE l’ANGLETERRE.

L’Angleterre, beaucoup plus puissante, affectait la souveraineté des mers^, et prétendait mettre une balance entre les dominations de l’Europe^; mais Charles qui régnait depuis 1625, loin de pouvoir soutenir le poids de cette balance, sentait le sceptre échapper déjà de sa main : il avait voulu rendre son pouvoir en Angleterre indépendant des lois, et changer la religion en Ecosse. Trop opiniâtre pour se désister de ses desseins et trop faible pour les exécuter, bon mari, bon maître, bon père, honnête homme, mais monarque mal conseillé, il s’engagea dans une guerre civile, qui lui fit perdre enfin, comme nous l’avons déjà dit le trône et la vie sur un échafaud, par une révolution presque inouïe.

Cette guerre civile, commencée dans la minorité de Louis XIV,

1 . Le duc d’Alençon, frère de Henri III; l’archiduc Mathias, frère de l’empereur Rodolphe II, et même Elisabeth d’Anprleterre, qui avait envoyé dans les Pays-Bas son favori, le comte de Leieester.

2. L’Angleterre, depuis les triomphes de sa marine sous Elisabeth, n’a cessé d’affecter la souveraineté des mers.

Sous Jacques I*'', Selden, dans son livre Mare elausum^ avait donné sans réticence la théorie des prétentions an-

glaises sur la souveraineté des mers qui environnent les îles Britanniques.

3. Déjà, sous Henri VIII, l’Angleterre affecta de maintenir l’équilibre entre la France et l'Espagne. « Qui je défends est maître. » Telle était l’ambitieuse devise du roi. Sous Élisabeth, l’Angleterre aida également la France à résister aux projets ambitieux de Philippe IL

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