‹ Sicle de Louis XIVChapitre 429 sur 447 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

sur l’Italie la iiièiiic lumière qui éclairait les autres pays; et, quoique les principaux rayons de cette lumière vinssent de l’Angleterre, les écoles italiennes n’en ont point enfin détourné les yeux^.

Tous les genres de littérature ont été cultivés dans cette ancienne patrie des arts autant qu’ailleurs, excepté dans les matières où la liberté de penser donne plus d’essor à l’esprit chez d’autres nations. Ce siècle surtout a mieux connu l’antiquité que les précédents. L’Italie fournit plus de monuments que toute l’Europe ensemble; et plus on a déterré de ces monuments, plus la science s’est étendue.

On doit ces progrès à quelques sages, à quelques génies répandus en petit nombre dans quelques parties de l’Europe, presque tous longtemps obscurs, et souvent persécutés : ils ont éclairé et consolé la terre pendant que les guerres la désolaient. On peut trouver ailleurs des listes de tous ceux qui ont illustré l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie. Un étranger serait peut-être trop peu propre à apprécier le mérite de tous ces hommes illustres. Il suffit ici d’avoir fait voir que, dans le siècle passé, les hommes ont acquis plus de lumières d’un bout de l’Europe à l’autre que dans tous les âges précédents.

lèbre comme géomètre, etc. Voltaire aurait pu multiplier les noms des savants illustres de l’Italie au xvii^ siècle; il y en eut plusieurs qui furent au moins aussi célèbres que ceux qu’il a indiqués.

1. L’Angleterre, malgré ses grands hommes, ne fut point le seul foyer d’où rayonna la lumière scientifique, et la patrie de Galilée n’eut pas besoin do tourner les yeux vers un autre pays.

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