‹ Sicle de Louis XIVChapitre 61 sur 447 · Rien que le seul nom. — Il y a ici pléonasme · texte numérisé non relu

Rien que le seul nom. — Il y a ici pléonasme

2. Les consuls sont des agents qui représentent leur gouvernement dans les villes ou pays étrangers, afin de

veiller [consulere] aux intérêts de leur commerce, et de faire respecter les personnes de leurs compatriotes.

3. Voyez Jlist. du Parlement (par Voltaire), chap xxx. (Note de Voltaire.)

4. On sait que le Parlement d’Angleterre, formé de la chambre des Lords et de la chambre des Communes, n’avait de commun que le nom avec le Parlement de Paris ; il y a la différence de la représentation nationale à un grand tribunal judiciaire.

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testés, on l’appelait le père de VÉtat; et on faisait peu de différence entre le droit qui donne la couronne aux rois, et celui qui donnait au Parlement le pouvoir de modérer les volontés des rois.

Entre ces deux extrémités, un milieu juste était impossible à trouver; car enfin il n’y avait de loi bien reconnue que celle de l’occasion et du temps. Sous un gouvernement vigoureux le Parment n’était rien : il était tout sous un roi faible; et l’on pouvait lui appliquer ce que dit ]\I. de Guéméné, quand cette compagnie se plaignit, sous Louis XIII, d’avoir été précédée par les députés de la noblesse : « Messieurs, vous prendrez bien votre revanche dans la minorité L »

On ne veut point répéter ici tout ce qui a été écrit sur ces troubles, et copier dos livres pour remettre sous les yeux tant de détails alors si cliers et si importants, et aujourd’hui presque oubliés; mais on doit dire ce qui caractérise l’esprit de la nation, et moins ce qui appartient à toutes les guerres civiles que ce qui distingue celle de la Fronde

Deux pouvoirs établis chez les hommes uniquement pour le maintien de la paix, un archevêque et un parlement de Paris, ayant commencé les troubles, le peuple crut tous ses emportements justifiés. La reine ne pouvait paraître en public sans être outragée; on ne l’appelait que Dame Anne, et, si l’on y ajoutait quelque titre, c’était un opprobre. Le peuple lui reprochait avec fureur de sacrifier l’État à son amitié pour Mazarin; et, ce qu’il y avait de plus insupporiable, elle entendait de tous côtés ces chansons et ces vaudevilles^, monuments de plaisanterie et

1. Ce que dit Voltaire est parfaitement juste; il aurait pu ajouter, pour mieux caractériser cette époque curieuse de notre histoire, que les intentions des magistrats étaient loyales, mais leur position fausse ; ils voulaient mettre des bornes aux excès du pouvoir absolu, mais ils n’avaient pas la mission de représenter les droits de la nation ; ils n’étaient en réalité que les ofticiers du roi. Us ne pouvaient pas poser les bases d’un gouvernement légal et constitutionnel, comme on a vainement essayé de le prouver ; mais leurs efforts malheureux méritaient d’être rappelés avec un peu plus de sérieux que Voltaire n’en a mis dans le récit de la guerre de la Fronde.

2. « Bachaumont. fils du président le Coigneux, dit, en plaisantant, que le Parlement faisait comme les écoliers,

qui frondent ou se battent à coups de pierres dans les fossés de Paris; ils so séparent dès qu’ils voient le lieutenant civil, et se rassemblent de nouveau dès qu’il ne parait plus. Le mot fit fortune : fronder devint le terme reçu pour la critique du gouvernement ; les ennemis de Mazarin furent nommés les frondeurs.,, et bientôt tout fut à la fronde. » (Sismondi.)

3. Vaudevilles, couplets satiriques sur les personnes et les événements.

Le Français, né malin, créa le vau- [dôville,

a dit Boileau. Ces pamphlets sont connus sous le nom général de Mazari* nades ; « il y a plus de soixante volumes de pièces composées dans le cours de la guerre civile, dit à ce propos le cardinal de Retz, et je crois pouvoir dire avec vérité qu’il n’y a pas cent

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