‹ Siècle de Louis XIV (volume 2)Chapitre 20 sur 168 · XXIV LISTK DES ENFANTS DE LOUIS XIV, ETC · texte numérisé non relu

XXIV LISTK DES ENFANTS DE LOUIS XIV, ETC

François-Louis, prince de La Roghb*8ur-Yon, et plus tard prince de Conti après la mort de son frère , éiu roi de Pologm* en 4697; mort en 4709. Il eut d'Adélaïde de Bourbon, sa cousfne :

Louui-AïuiAND, prince de Gonti, né en 4695, mort en 47S7

4L* ValBon de Bonrtion-Soltioiili.

11 n*y eut de cette maison, qui descendait de Louis l**, prince de Ck)ndé, que Louis, comte de Soissons, appelé communément Monsieur le Comte, tué à la bataille de la Marfée, en 4644, sans laisser d'enfant. L'une de ses sœurs, porta entre autres biens, le comté de Soissons au prince Thomas de Savoie, appelé le prince de Carignan, et elle en eut :

EuoàNE-MAURiGE, comte de Soissons, colonel général des Suisses, marié à Olympe Mancini ', nièce du cardinal Mazarin. C'est le père du célèbre prince Eugène.

ni. PRINCIPAUX MINISTRES.

1* Ministre d*État«

GicLio Mazarini, cardinal, premier ministre,. d'une ancienne famille de Sicile transplantée à Rome, fils de Pietro Mazarini et d'Ortenzia Buflf^lini, né en 4602; employé d'abord par le cardinal Sacchetti. 11 arrêta les deux armées française et espagnole prêtes à se charger auprès de Casai, et fit conclure la paix de Quérasque, en 4631. Vice-légat à Avignon, et

1. olympe Mancini profita de sa faveur à la cour et surtout auprès de fjouis XIV, pour prendre le titre de Madame la Comteue, et assurer à son mari celui de Monsieur le Comte. Après sa disgrâce, « l'usage s'interrompit, dit Saint-Simon (cliap. ccxxxvii) : elle redevint la comtesse de Soissons ; mais, par habitucle parmi beaucoup de gens, demeura Madame la Comtetee. On volt ainsi, ajoute gravement le rigide défenseur do l'étiquette et des pri- 'vilégea aristocratiques, jusqu'ob et avec quelle facilit-é les abus s'introduisent et s'établissent en France. • Quelquefois cependant l'usage était plut fort que la volonté môme du roi. Dans le même onapitre , Saint-Simon nous apprend que Louis XIV, après l'exU de la comtesse de Soissons , « avait bien envie d'introduire l'usage d'appeler le comte de Toulouse Monsieur U CotnU tout court. Parlant de lui, il ne disait jamais que le Comle^ et toute la maison de ce fils naturel ne disait jamais que ifovMiMir le Comte» Je ne sais commêni il est arrivé que le comte de Toulouse, Monsieur le Comte tout court dans k désir et dans la bouche du roi etdans celle de toute la marine, n'a jamais pu l'être dans le public, excepté un très-petit nombre de bas courtisans , ei qui encore n'osaient le hasarder hors de la présence du roi ; ni comment ce monarque, ai flatté, si redouté, dont les moindres désirs étaient adoréa, n*s jamais pu venir à bout de tout ce qui de plain-pied av%it réussi à la nièce ub cardinal Mazarin, femme d'un prince de la maison de Savoie, par le cliaussiv pied de la conformité du nom de comtesse de Soissons »

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