‹ Siècle de Louis XIV (volume 2)Chapitre 37 sur 168 · DE ROME · texte numérisé non relu

DE ROME

Cette balance que l'Angleterre s'était longtemps flattée do maintenir entre les rois par sa puissance , la cour de Rome essayait de la tenir par sa politique. L'Italie était divisée , comme aujourd'hui, en plusieurs souverainetés : celle que possède le pape est assez grande pour le rendre respectable comme prince , et trop petite pour le rendre redoutable. La nature du gouvernement ne sert pas à peupler son pays, qui d'ailleurs a peu d'argent et de commerce; son autorité spirituelle, toujours un peu mêlée de temporel, est détruite et ab- &orrée dans la moitié de la chrétienté ; et si dans l'autre il est regardé comme un père, il a des enfants qui lui résistent quelquefois avec raison et avec succès. La maxime de la France est de le regarder comme une personne sacrée, mais entreprenante, à laquelle il faut baiser les pieds et lier quelquefois les mains. On voit encore dans tous les pays catholiques les traces des pas que la cour de Rome a faits autrefois vers la monar-

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