‹ Siècle de Louis XIV (volume 2)Chapitre 39 sur 168 · DU RESTE DE L'ITALIE · texte numérisé non relu

DU RESTE DE L'ITALIE

Les autres provinces dltalie écoutaient des intérêts divers. Venise craignait les Turcs et l'empereur; elle défendait à peine .ses États de terre ferme des prétentions de l'Allemagne et de rinvasion du Grand Seigneur. Ce n'était plus cette Venise autrefois la maîtresse du commerce du monde , qui , cent cinquante ans auparavant, avait excité la jalousie de tant de rois. La sagesse de son gouvernement subsistait ; mais son grand commerce anéanti lui ôlait presque toute sa force, et la vïWa de Venise était par sa situation incapable d'être domptée , et par sa faiblesse incapable de faire des conquêtes.

1. Robert Guiscard avait mis sous la protection deTEglise, entre les mains de Nicolas 11, tous les pays qu'il avait soumis dans lltalie méridionale , et ceux qu'il pourrait soumettre encore (1059). Plus tard Innocent II donna à Roger !•' le titre de roi des Deuz-Siciles (ii39); et dès ce moment, pendant

iou. Hais avec le temps s'affaiblirent leurs droits de suzeraineté, surtout quand Ferdinand d'Aragon, le Ccttholique^ se fut emparé du royaume, au commencement du xvi* siècle : l'ancien tribut, paye par les conquérants normands, se réduisit au don annuel d'une haquenée blanche.

2. Voy. VEuai sur les Mœurs, chap. clxxxv. Les neveux d'Urbain VII T, appelés Barberini comme leur oncle, attaquèrent le duc de Parme, Edouard, pour une légère redevance qu'il se refusait à payer. Voltaire a raconté asses plaisamment cette petite guerre qu'il ccmiwrera plus loin à la Fronde (cbap. iT du Siècle de Louis XIV)

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