‹ Siècle de Louis XIV (volume 3)Chapitre 37 sur 189 · I. Lllil II l« mil WLiiWWWWI- 1J.WMHftKi.JHil I HLI flMimain · texte numérisé non relu

I. Lllil II l« mil WLiiWWWWI- 1J.WMHftKi.JHil I HLI flMimain

qui n'aimait que le bien de l'état , & qui l'aimait au péril de fa fortune , qui bornait fon ambition à la gloire de réprimer l'ambition des favoris, qui marchait d'un pas égal entre le roi & le peuple ; & fans examiner l'origine de fes droits & de fon pouvoir , on lui fuppofait les droits le plus facrés , & le pouvoir le plus inconteftable quand on le voyait foutenir la caufe du peuple contre des minifhes dételles ; on l'appelîait le père de Vétat^ & on faifait peu de différence; entre îe droit qui donne la couronne aux rois , & celui qui donnait au parlement le pouvoir de modérer les volontés des rois.

Entre ces deux extrémités un milieu jufte était impofïîble à trouver ; car enfin il n'y avait de loi bien reconnue, que celle de Poccafion & du tems. Sous un gouvernement vigoureux le parlement n'était rien : il était tout fous un roi faible ; & Ton pouvait lui appliquer ce que dit M. de Quimené , quand cette com-

^ pagnie fe plaignit fous Louis XIV. d'avoir été précédée par les députés de la nobleffe : Mejjîeurs , vous prendre^ bien votre revanche dans la minorité.

On ne veut point répéter ici tout ce qui a été écrit fur ces troubles , & copier des livres , pour remettre fous les yeux tant de détails alors fi chers & fi importans, & aujourd'hui prefqu'oubliés : mais on dcit dire ce qui caractérife l'éfprit de la nation , & moins ce qui appartient à toutes les guerres civiles, que ce qui distingue celle de la fronde.

Deux pouvoirs établis chez les hommes , uniquement pour le maintien de la paix :.un archevêque & un parlement de Paris ayant commencé les troubles, le peuple crut tous fes emportemens"juftifjés. La reine ne pouvait paraître en public fans être outragée ; on ne l'appelîait que dame Anne ; & fi l'on y ajoutait quelque titre , c'était un opprobre. Le peuple lui reprochait avec fureur de facrifier l'état à fon amitié pour Ma\arin ; & ce

^ ^ qu'il y avait de plus infupportabîe , elle entendait de

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