De 163T à 1C57. puis
3. Les suites de l'affreuse guerre 5. La dernière guerre semble avoir de Trente ans, terminée seulement en aussi renversé ces termes.
1648, s'étaient fait sentir en Alterna- 6. La montagne du Potosi, dont les
de la monarchie, ou plutùl de la supéinorité universelle sur notre continent chrétien, commencé par Charles -Quint et .<;outenu par Philippe II.
La grandeur espagnole ne fut plus, sous Philippe III, qu'un vaste corps sans substance, qui avait plus de réputation que de force *.
Philippe IV, héritier de la faiblesse de son père, perdit le Portugal par sa négligence-, le Roussillon par la faiblesse de ses armes, et la Catalogne par labus du despotisme 3. De tels rois ne pouvaient être longtemps heureux dans leurs guerres contre la France. Sils obtenaient quelques avantages par les divisions et les fautes de leurs ennemis, ils en perdaient le fruit par leur incapacité. De plus, ils commandaient à des peuples que leurs privilèges mettaient en droit de mal servir ; ies Castillans avaient la prérogative de ne point combattre Jiors de leur patrie ; les Aragonais disputaient sans cesse leur liberté contre le conseil royal, et les Catalans, qui regardaient leurs rois comme leurs ennemis, ne leur permettaient pas même de lever des milices dans leurs provinces.
L'Espagne cependant, réunie avec l'Empire, mettait un poids redoutable dans la balance de l'Europe.