F. Sarcey, p. 2i
3. Ducrot, tome III, p. 223 ; D' Sarazin, p. 259. — Le prix de la viande de cheval varie de 60 centimes à 3 fr. le kilogramme.
4. Le bœuf vaut jusqu'à 9 fr. le demi-kilogramme; le porc de 8 à 10 fr.; le saucisson de Lyon, de 12 à 16 fr. ; une dinde grasse, 90 fr. ; uu }^igeon, de 7 à 9 fr. ; une boîte do sardines, 12 fr.; un agneau de 26 livres, sdlj fr. ; le cliicn, 2 fr. 50 c. le kilogramme, et le chat, 12 fr. la pièce; ui/ rat se paie €;> centimes au marché de l'Hôtel-de-Ville (A. Morillon, p. 197 et suiv. ; d'Hérisson, p. 251 ; F. Sarcey, p. 21 8). Les prix donnés par la Patrie du si décembre dans sa « Bourse des comestibles » sont encore plus élevés. A la vente de charité du ministère de l'instruction publique, le 31 décembre, un dindon se vend 50f) fr. ; un mouton, 425; un porc, 300; un poulet, 60; une pomme d'api, 6 fr. (Journal du siège, par le Gaulois, p. 377).
5. A. Morillon, p. 197 et suiv. — La Patrie du 31 décembre représente les pommes de terre comme introuvables à aucun prix; ainsi que les légumes secs.
maraudeurs, aidés par la complaisance intéressée de Tennemi, introduisent journellement'dans Paris, leur prix est moins élevé. De même pour l'épicerie*. Pourtant le fromage ne se vend pas, « il se donne en cadeau ». — « Telle jolie femme, au jour de TAn, reçoit, au lieu des bonbons accoutumés, un sac de pommes de terre ou un morceau de fromage* ». On oflfre aussi, en pareil cas, un bouquet de petites carottes, i^rmontées d'un camélia, un aloyau orné de même, une tasse de vieux Sèvres, pleine de beurre frais'. Les graisses les plus immondes trouvent acheteurs à 1 fr. 80 c. la livre ; de même pour Thuile faite avec toutes sortes de produits graisseux, qui se vend 2 fr. 50 c. *.
On rit encore de la faim. Dans le Charivari, Daumier représente « accroupis les uns derrière les autres, sous Toeil d'un factionnaire de la garde nationale, une bande de bourgeois et de bourgeoises, se traînant le long du trottoir jusqu'à la bouche d'un égout. L'œil écarquillé, les membres tendus, le nez en avant, ils sont à l'affût d'une proie » qu'indique assez la légende : QiLeuepour la viande de rat^. Jamais, sans doute, population assiégée n'a pris si vaillamment son parti de tant de misères.
Le froid s'ajoute à la faim. De — 4° à minuit le 21 décembre, le thermomètre descend à — 12® le 24, à 6 heures du matin ^. Il reste à peu près stationnaire jusqu'à la fin du
1. Choux-fleurs, de 5 à 6 fr. le pied; choux de Bruxelles, de i fr. 25 c. à 2 fr. 75 c. le litre ; cardons, do 2 fr. à 2 fr. 26 c. le pied; choux, 6 fr. la pièce; navets, de 3 à 5 fr. le litre ; carottes, de 5 à 6 fr. le litre; poireaux de s à 4 fr., salsiûs, 5 fr., oi^oons, s fr. 50 c. la boite; mâches, 2 fr. la livre, un pied de céleri, i fr. 75 c.
Café, 2 fr. à 2 fr. 20 c. la livre; chocolat, i fr. 60 c. à 3 fr. ; sucre, 90 centimes; riz, 50 à 80 centimes ; fécule, 7o centimes; tapioca, 60 centimes; farine ordinaire, 60 centimes; vermicelle, 80 centimes; macaroni, 7o centimes; conserves de pois, de haricots blancs ou verts, 2 fr. 76 c, de champignons, 7 fr. 60 c, d*aspurges, 4 fr. 60 c. Huile d*olive, 7 Tr. ; huile à brûler, i fr. ; bougie, 1 fr. 50 c. ; essence minérale, i fr. 30 c; confiture do groseilles, i fr. lo c, de cerises, i fr. 60 c, d*abricots, i fr. 60 c. '(A. Morillon, p. 197 à 203; les prix dti la Pairie du si décembre sont plus élevés;.