‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 114 sur 326 · MoUkes Korrespondenz , n» 454, 30 novembre · texte numérisé non relu

MoUkes Korrespondenz , n» 454, 30 novembre

elle. Mais ils reconnaissent la nécessité de battre le mont Avron. Dès le 4 décembre, Tarmée de la Meuse est avisée de construire des batteries à Test de Noisy-le-Grand et sur le plateau de Montfermeil ; 76 canons de 12 et de 24, au besoin 60 mortiers de 7 et de 25 livres, seront mis à sa disposition. Par contre, Tétat-major du roi abandonne le projet d'attaque secondaire contre le front nord-ouest*. Puis (6 décembre), le roi donne Tordre de consacrer aux transports du parc de siège un attelage sur trois des colonnes de munitions^ de la III* armée. Le ministre de la guerre est invité à mobiliser un parc de 900 à 1,000 voitures à 4 chevaux. Enfin, les commandants des P* et II* armées doivent fournir chacun 1,000 chevaux de trait, autant que possible avec un nombre proportionnel de véhicules à 4 roues *.

Le 9 décembre, l'attaque du nord est de nouveau en jeu, car le roi n'a pas voulu y renoncer. Moltke annonce au prince royal de Saxe l'arrivée prochaine de 26 pièces de gros calibre venant de La Fère, de Soissons et de Toul'. Quarante autres vont être rendues à Lagny ; dix les suivront à bref délai*. On disposera ainsi, pour attaquer le front nord-est de Paris, d'un total de 76 pièces et de 11 compagnies de forteresse.

L'exécution de ceis mesures ne va pas sans des difficultés» Moltke semble demeurer hostile à une attaque régulière, parce qu'il considère le blocus comme un moyen plus sûr et moins coûteux. Il ne cache pas au roi sa façon de voir. Le ministre de la guerre lui reproche (11 décembre) «cette

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