Ibidem, p. 268; Jules Favre, tome II, p
8. Ducrot, tome III, p. sio, résume ce projet qu'il soumit au gouverneur en janvier i87i ; il l*avait préparé avec Taide du général Berthaut et du colonel de Miribel. II s'agissait alors de six groupes de 2,000 à 3,000 hommes, trois parlant de Nogent et de Rosny vers Lagny; trois de Grosiay, Bobigny et Bondy . vers Lagny également. La direction générale était ensuite celle du Uorvan.
Voilà donc la discussion rabaissée à des questions de personne. Ainsi attaqué, le commandant de la 3' armée < répond qu'il ne faut pas discuter les faits accomplis ; car, si on le faisait, il lui serait aisé de prouver que le général de Susbielle a reçu Tordre d'attaquer sans qu'il en fût prévenu, tandis que, s'il l'avait été, il serait venu à son secours ; et, dans sa conviction, il aurait conservé cette position ». Ducrot réfute de son mieux « cette allégation, en affirmant qu'après Montmesly on aurait vu se dresser les travaux d'Ormesson et des lignes fortifiées de trois lieues d'épaisseur, tout à fait infranchissables » . Ces récriminations , si peu opportunes, continuent. Le gouverneur y ajoute les siennes, exposant son plan de sortie par la basse Seine, qui a dû être « brusquement abandonné à la suite des dépêches et des objurgations de Gambetta, annonçant qu'une armée de la Loire, forte de 150,000 hommes, marchait sur Paris, qu'elle était à Montargis ; que de là elle irait à Fontainebleau et qu'il fallait absolument lui tendre la main de ce côté. Voilà ce qui a motivé le passage de la Marne \ . . »
Puis Trochu s'adresse aux autres assistants et d'abord au général Noël. Celui-ci déclare qu'il lui semble impossible, du côté du Mont- Val érien , «de franchir les premières lignes d'investissement, sans se heurter à des obstacles insurmontables ». On peut chercher « à gagner du terrain en s'avançant de poste en poste » ; rien de plus. Pourtant les dispositions de ses troupes sont bonnes ; leur esprit est excellent ; elles n'ont pas souflfert ; mais il ne commande que 5,000 ou 6,000 hommes^.
Le général de Bellemare ne partage pas cet optimisme : «... La mobile contient de mauvais éléments, gâtés encore par l'élection des officiers et poussés à l'extrême par les souffrances. Ces troupes crient : « la paix », et les officiers supé-
1. Ibidem, p. 859. — Ces affirmations ne sont pas fondées. La dépêche de Gambetta, annonçant la marche sur Foatainet>leau, arriva à Paris le 8 décembre, alors que la sortie dd. Champigny était. en pleine exécution. (Voir Siège de Paris, Le Bourget-Chanipigny, p. 355.)