Vinoy,.p. 857; colonel de Ponchalon^ p
Une autre ligne relie le Moulin-Saquet à Villejuif, qui est organisé pour la défense ; deux barricades armées de canon battent la rue principale. Le cimetière est transformé en une sorte de redoute. A Touest, les tranchées dessinent vers les Hautes- Bruyères un saillant armé de trois batteries. Leur profil et leur tracé en font un bon point d'appui.
L'ouvrage des Hautes-Bruyères, improvisé dès le début de la guerre, est Tune de nos principales défenses au sud de Paris. « Sans avoir Tétendue ni Timportance de nos forts détachés, sans avoir surtout coûté autant de main-d'œuvre^ de temps et d'argent », il est en état d'opposer une meilleure résistance ^ Sa forme générale, celle d'une lunette à angle très ouvert, son relief considérable, l'épaisseur de ses parapets — plus de six mètres, — des casemates blindées au moyen de rails de chemin de fer, des dispositions ingénieuses pour le flanquement des fossés, en font une heureuse exception parmi nos travaux du siège. Beaucoup mieux que la plupart, il atteint son but défensif.
A l'ouest, une forte batterie enfile la Bièvre et se relie par une tranchée à l'aqueduc d'Arcueil, sur lequel une autre batterie a été construite.
En avant de cet ensemble de travaux, une seconde ligne s'étend du moulin d'Argent-Blanc à celui de Cachan, ce dernier couvert par une inondation de la Bièvre et formant un saillant très marqué. Le tout est défendu par les divisions Maud'huy et Pothuau, celle-ci tenant la gauche, vers Vitry.
A l'ouest de la Bièvre, nos travaux ont un caractère uniquement défensif ^ Les positions de l'ennemi les dominent de telle façon, que nous n'avons pas eu la pensée de cheminer en avant des forts de Montrouge, de Vanves et d'Issy, comme