‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 155 sur 326 · État-major prussien, tome IV, p. 1140 et ii4i · texte numérisé non relu

État-major prussien, tome IV, p. 1140 et ii4i

3. Élai-major prussien, loc. cit., — Il y a cinq dépôts intermédiaires de munitions, outre les trois magasins do parc établis au nord-est de Villacoublay.

D*après Vinoy, 375, « la plus redoutable do ces batteries, par le nombre des pièces et le choix judicieux de sa position, était celle de la terrasse du château de Meudon ».

Jlautes- Bruyères et le fort de Montrouge pourraient enfiler la droite de cette ligne d'artillerie. Aussi, le W corps estil chargé d'une attaque latérale. Il construit deux batteries .armées de gros calibre entre Chevilly et La Rue. En outre, avec le IP corps bavarois, il est avisé de contrebattre nos pièces de campagne et nos mitrailleuses. Il doit aussi tenir sous son feu nos tranchées, nos campements et nos travailleurs ^

Dans la nuit du 1 *' au 2 janvier, Tennemi fait sauter la Tour-à-r Anglais, sur le plateau de Châtillon, parce qu'elle oflfrirait un bon point de repère à nos' pointeurs. Malgré cet incident significatif, quoiqu'on s'attende à l'ouverture du feu contre le front sud, nous ne faisons rien pour la retarder. Le gouverneur se borne à réduire les garnisons des forts de Vanves et d'Issy ; elles sont ramenées à 1,500 hommes, à peu près celle de Montrouge*.

L'ennemi poursuit paisiblement ses préparatifs. Ordre est donné à l'armée de la Meuse d'attirer notre attention vers le nord-est par des démonstrations et une forte canonnade*. Le lendemain, 4 janvier, le roi Guillaume prescrit de commencer le bombardement de la grande ville, aussitôt que le permettra l'avancement de la lutte d'artillerie*. Le souhait tant de fois répété en Allemagne va être accompli.

Pour protéger l'armement des batteries, les avant-postes allemands ont été portés, le soir du 3 janvier, jusqu'à la limite nord de Bellevue, de Meudon, de Fleury, de Clamart et au pied des hauteurs de Châtillon. Cette opération se fait, elle encore, sans que nous la gênions aucunement ; puis l'ennemi se fortifie sur sa nouvelle ligne.

1. État-major prussien, loc. cit. Voir dans nos Annexes la répartition des batteries et la composition des troupes techniques de l'attaque du sud.

2. Vinoy, p. 367. — La garnison de Montrouge fut aussi réduite le 7 jan- Tier (Ducrot, lome IV, p. 12).

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