‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 172 sur 326 · Ducrol, tome IV, p. 86; Jules Favre, lome II, p. 3i · texte numérisé non relu

Ducrol, tome IV, p. 86; Jules Favre, lome II, p. 3i

2. Voir, pour les clubs, G. de Molinari, p. 22ô à «46. — Le 10 janvier, oq en ouvre un nouveau, celui de la Marseillaise, à La VlIIetle.

3. Signé H. Rochefort, Jules Bastide, V. Schœlcher, Albert, Martin Bernard, Charles Floquet, A. Dréo, Cournet (L. Larchey, p. 222).

hisseurs. Encore un pas, ils sont engloutis sous un déluge d'hommes. . .

« Le bombardement, que prouve-t-il? La nécessité où sont nos ennemis de se hâter pour éviter les désastres qui les menacent. . .

« Oui, le plateau de la balance penche pour nous\ . . »

Le 4, un inconnu fait distribuer dans beaucoup d'endroits une carte imprimée : « L'heure du péril tuprême. » Elle annonce « le carnage, le viol, le pillage et l'incendie » , engageant chacun à connaître son rôle et à prendre sa place dans le rang au premier signal *. Dans la nuit du 4 au 5, autre manifestation moins inoffensive. Les prétendus « délégués des 20 arrondissements » font apposer sur les murs de Paris une « affiche rouge » , qui contient un appel direct à l'insurrection. Ils dénoncent « la lenteur, l'indécision, l'inertie » du gouvernement ^« qui s'est chargé de la défense nationale. . . la direction militaire plus déplorable encore.

« Le gouvernement a donné sa mesure ; il nous tue,

« Le salut de Paris exige une décision rapide.

« ...La Municipalité ou la Commune, de quelque nom qu'on l'appelle, est l'unique salut du peuple, son seul recours contre la mort. . .

« Le Grand Peuple de 89, qui détruit les bastilles et renverse les trônes, attendra-t-il, dans un désespoir inerte, que le froid et la famine aient glacé dans son cœur, dont l'ennemi compte les battements, la dernière goutte de sang?. . . »

Le programme des délégués est d'une extrême simplicité. Il se résume ainsi : « Réquisitionnement général, rationnement gratuit, attaque en masse*. » Cette fois, la provocation à la guerre civile est évidente. Le gouvernement se décide

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