Journal du siège, par le Gaulois, p
bl3 de rechercher le concours des représentants légaux du pays, A juste titre, la responsabilité qu'ils encourent leur semble écrasante; ils voudraient Talléger. La majorité, Trochu, Gamier-Pagès, Arago, Jules Ferry, Le F16, Dorian, est hostile à cette pensée. Le gouverneur y voit « une sorte de moyen in extremis de sauver la caisse* ». A Paris, les élections réveilleraient l'idée de la Commune. Au contraire, Pelletan voudrait « une assemblée non nationale, mais parisienne' ». On discute ainsi, durant trois séances. Finalement aucune résolution n'est prise.
L'intervention menaçante des maires est une autre cause de discussions. Si le général Trochu considère leurs réunions «comme anormales et dangereuses», Jules Favre les croit « excellentes® ». Le 5, après celle dont nous avons parlé et qu'il a provoquée lui-même, il rend compte de leurs vœux, sans dissimuler qu'il les approuve. Les maires réclament une « sortie prompte et l'adjonction au gouverneur d'un conseil de guerre où l'élément civil sera représenté »• Des modérés tels que MM. Carnot, Vautrain et Vacherot ont insisté sur ce dernier point.
Non sans raison, le général Trochu ne veut pas « d'un conseil de tutelle ». Le contrôle existe déjà, ajoute Garnier- Pagès, £n tout cas, il ne saurait appartenir aux maires. « Jules Favre insiste sur ce qu'il appelle le droit des représentants de la cité. Il ne peut admettre qu'on n'ait rien à voir dans l'armée ; si cette idée prévalait, il ne resterait pas une minute au ministère*. »
On décide enfin que le général recevra les maires, sans déterminer les réponses qu'il fera à leurs revendications. Il les voit en effet et les trouve beaucoup plus modérés qu'il ne s'y attendait*. Visiblement les conséquences d'une sorte de coup d'Etat militaire ou politique seraient si graves, que