Ibidem, 14 janvier, Ducrot, tome III, p
tion combinée sur Versailles : une tentative énergique serait faite pour enlever les batteries de Châtillon, en même temps qu'une sortie se porterait sur le quartier général du roi Guillaume \ Le gouverneur adopte d'abord cette idée et indique même le jour de sa mise à exécution. Puis des renseignements — erronés — lui font connaître que Versailles est entouré de fortifications formidables et il revient sur son projet d'attaque*. Mais il maintient celui d'enlever les batteries de Châtillon et un conseil de guerre, auquel assistent les généraux des 2* et 3* armées, est réuni au quartier général de Vinoy dans la nuit du 6 au 7 janvier'.
La discussion fait ressortir les difficultés évidentes de Tentreprise. La présence des batteries allemandes, la force na*turelle des positions ennemies, leur éloignement de nos tranchées nous empêcheront d'attaquer en plein jour. Un combat de nuit, comme voudrait en livrer Vinoy, est impossible pour de gros eflfectifs : trois divisions d'infanterie et un certain nombre de bataillons de gardes nationaux. Avec juste raison, le général de Maussion fait remarquer qu'en Crimée trois attaques sérieuses, entreprises avec des troupes d'élite, ont toutes échoué. Des éléments aussi médiocres que ceux dont nous disposons rendent un grave échec inévitable ; Maussion refuse d'en accepter la responsabilité^.
Devant ces hésitations, la réunion se sépare sans avoir rien décidé et un nouveau conseil est tenu au Louvre, le soir du 7 janvier : 28 généraux sont présents. Le gouverneur essaie de leur faire admettre la nécessité d'un « suprême effort 3>. Il ne compte pas sur le succès. Même, visiblement, il considère la sortie projetée comme une démonstration obligée, mais sans espoir. Il développe son projet d'attaque contre