Ducrot, tome IV, p
4. D'après VHislorique de la division Berthaut, les autres bataillons de Miribel, d*abord établis sur les pentes descendant vers le parc de Richelieu, sont déployés vers lO heures et demie sur le plateau, pour contenir une colonne allemande venant de La Jouchère vers Longboyau (Ducrot, tome IV, p. 427).
de notre artillerie *. Devant nous, le 50* régiment prussien a pris avant 8 heures un quart ses emplacements d'alarme. Son 2* bataillon occupe les tranchées de La Jonchère, le pavillon de chasse de la porte de Longboyau et le mur intérieur du parc qui y aboutit. Le 3* bataillon lui sert de soutien et a en outre une compagnie dans un blockhaus au nord du kiosque de rimpératrice. Le 1*"^ est en réserve dans les ouvrages à Test de La Celle-Saint-Cloud. Entre La Jonchère et la Seine, il y a un seul bataillon (2* du 37'), plus une compagnie derrière la barricade sur la route de Bougival à La Malmaison. Deux batteries ont pris position derrière la gauche, à Saint-Michel*.
Vers 11 heures seulement, Ducrot juge le moment venu de commencer Tattaque. Il dirige lui-même le 120*, brigade Bocher, sur le parc de Buzenval, où le général Valentin est arrêté devant le mur de Longboyau.
Un bataillon du ll^** suit le 120*; un autre, celui des francs-tireurs de la division Berthaut, « menace » directement le pavillon de chasse *. On attaque ainsi la muraille si obstinément défendue, mais dans des conditions telles qu'un échec est inévitable : nos bataillons s'avancent en formation massée. Sur plusieurs points pourtant, ils atteignent et franchissent même des brèches, mais le feu rapide des Allemands les arrête ; puis une contre-attaque de moins de deux compagnies suffit à les rejeter jusqu'à un chemin creux en ar-
1. 2 sections de mitrailleuses établies au Monte-Maria, dans le parc de Bois- Préau ; 8 batteries de 7, derrière les ôpaulemenls de la Maison-Brûlée ; 2 batteries de 12, au moulin des Gibets, celles-ci tirant avec la redoute du môme nom sur Chatou et CarrièresSaint-DDuis, où commencent à se montrer des fractions du iy« corps prussien (Ducrot, tomeiv/p. 116).
2. Avec trois compagnies du 6« en soutien {État-major prussien, tome IV, p. 1162). L*ouvrage officieux de Stieler von Heydekampf donne une répartition difTérente, portant sur 28 compagnies au lieu de 17 ; en eiOTet, 6 compagnies du 87® furent ensuite portées en ligne.
s. 2 bataillons du ii9« soutiennent Tarlillerie. Le i^' bataillon du 120* est en colonne double; il est prolongé à gaucbe par le iiO« de ligne et le 18® régiment de Paris (réserve du général Valentin) [Ducrot, tome IV, p. ii8j. — Ducrot écrit qu'il prit rinitialivo de ce mouvement vers il heures et demie; VHistorique de la division Berthaut porte que ce général en demanda Tautorisation à Ducrot et Texécuta vers li heures et demie (Ducrot, tome IV, p. 427).
rière. Nous avons fait de lourdes pertes, parmi lesquelles celle du chevaleresque capitaine de Laumière, du 110*^
Vers 11 heures et demie, Taction est fortement engagée sur tout notre front, sauf à l'extrême droite, à La Malmaison, Six batteries allemandes oixt ouvert le feu, dont quatre entr© le haras et Saint-CIoud*. Les nôtres sont encore sur les pentes au sud du Mont-Valérîen et leur action est nulle, surtout au centre et à gauche. Celles de Vinoy n'ont même pas encore paru ; il ne peut exécuter Tordre du gouverneur lui prescrivant de les porter sur les hauteurs de Montretout, pour couvrir de feux la dépression de Garches®. C'eçt vers 11 heures seulement qu'elles atteignent le carrefour de la Croix du Roi. Déjà il est trop tard*.
Les batteries de Bellemare subissent aussi de grands retards. Le chemin d'Hérode, par lequel il leur faut contourner le Mont- Val érien, est presque impraticable. Quand elles en débouchent, pour gravir ensuite les pentes à l'ouest de Montretout, nos lourdes pièces de 7 et de 12 restent embourbées, sans que leurs attelages, épuisés par les privations, puissent les entraîner. Nous n'avons pas attelé de pièces de 4, jugées trop peu puissantes, et cette précaution tourne à notre détriment. Il faut se résigner à établir les batteries de la colonne
1. État-major' pruêsien, tome IV, p. 1163. Ducrot, tome IV, p. lis, menlioQDe ces deux compagnies comme étant du 57»; elles appartenaient au 50».
2. 1 batterie au sud de la Porte Jaune, i à Thospice Brezin, renforcées ensuite par une troisième au sud-est de la Porte Verte, et une 4,^ au haras (Étatmajor prussien, tome IV, p. 1160).