‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 262 sur 326 · CHAPITRE XLVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVn

Conférence da 24 janvier. — La garde nationale. — L'armée prisonnière. — Retour de Jules Favre à Paris. — Conseil du 24. — Conseil du 85.

Pour plus de secret, Jules Favre va coucher boulevard du Roi, dans la maison où loge le personnel de la police de campagne prussienne*. Il est convenu que la discussion reprendra le lendemain 24, à 1 heure de Taprès-midi*. Le chancelier aura vu l'empereur Guillaume et dira s'il est possible de négocier sur les bases indiquées. De son attitude dans la soirée précédente, on peut conclure qu'une entente n'est pas impossible. En eflfet, dès le début de la conférence, M. de Bismarck se déclare autorisé à ouvrir deè pourparlers.

Malgré ce début significatif, Jules Favre croit devoir revenir sur la possibilité d'une restauration bonapartiste, laissant voir qu'elle lui tient fort à cœur. Y a-t-il lieu de s'en préoccuper ?

« Non, assurément, reprend M. de Bismarck, si nous parvenons à nous entendre. Mais, dans le cas contraire, je me réserve une complète liberté d'action. Je vous ai, à Ferrières, exposé sincèrement mon opinion sur votre empereur. Je n'ai aucune disposition à lui être favorable. Mais si je puis m'en servir pour conclure une paix avantageuse à l'Allemagne, je n'y manquerai pas. . . Vous m'avez objecté la répulsion de vos compatriotes. Elle est moins prononcée que vous ne le supposez. D'ailleurs, elle céderait devant nos armes, et les prisonniers venus de Metz nous donneraient près de cent

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