Ducrot, tome III, p
2. F. Sarcey, p. 203; J. Favre, tome II, p. 171 ; Dépêche de J. Favre à Gambelta, le 9 décembre : « Chose ëtrauge, la population de Paris, dont nous redoutions rabattement, a montré une ardeur et une colère incomparablos » {Rapport Chaper, pièces jusliflcalives, n» 6s»); Francis Garuier, le Siège de Paris, Journal d'un officier de marine, p. 96; M. Cornudet, p. 2 73; Louis Vouillot, Paris pendant les deux sièges, lome I^, p. 4ji»; A Pans pendant le siège, par un Anglais, membre de l'université d'Oxford, p. 189, etc.
« armées de la Loire ! ». Et ces paroles sont couvertes d'acclamations * » .
Une circonstance contribue à entretenir la confiance des Parisiens. Le 9 décembre, arrivent deux pigeons, l'un à cinq heures, l'autre à sept heures et demie du soir. L'émotion est grande. Paris n'a reçu aucune nouvelle de province depuis le 2 décembre. On va enfin savoir la vérité. Les deux pigeons portent chacun une dépêche, ainsi conçue :
Rouen, 7 décembre.
: Gouverneur de Paris,
« Rouen occupé par les Prussiens qui marchent sur Cherbourg. Population rurale les acclame. Délibérez. Orléans repris par ces diables. Bourges et Tours menacés. Armée de la Loire complètement défaite. Résistance n'offre plus aucune chance de salut.
«A. Lavertujox.»
Tours, 8 décembre.
Rédacteur Figaro, Paris.
« Quels désastres ! Orléans repris. Prussiens deux lieues de Tours et de Bourges. Gambetta parti Bordeaux. Rouen s'est donné. Cherbourg menacé. Armée Loire n'est plus. Fuyards, pillards. Population rurale en partie connivence Prussiens. Tout le monde en a assez. Champs dévastés. Brigandage florissant. Manque de chevaux et de bétail. Partout la faim, le deuil. Nulle espérance. Faites bien que les Parisiens sachent que Paris n'est pas la France. Peuple veut dire son mot.
« Comte DE PUJOL ou de PDGKT^ »