COMBATS DE VILLE-ÉVRABT ET DE MAISON-BLAKCHE
Prise de Ville-Évrart et de Maison-Blanche. — Combat d'artillerie. — Surprise de Ville- Éyrart, — Retraite des Saxons. — Panique d'une partie, de nos troupes.
La diversion confiée à la 3' armée débute mal. La brigade Biaise, partie de Rosny,' est arrêtée vers dix heures, sur la route de Neuilly-sur-Marne, par une forte coupure que nous avons creusée autrefois. Le général de Malroy fait chercher la compagnie du génie attachée à sa division : elle n*a pas reçu les derniers ordres et s'est rendue à Villemomble, sa destination primitive. Heureusement, un oflScier trouve une voie détournée et la marcha reprend ^ La brigade traverse Neuilly-sur-Marne et se po'rte sur Ville-Evrart, tandis qu'à sa gauche celle du commandant Salmon marche du plateau d'Avron sur la Maison-Blantîhe, une sorte de château, entouré d'un parc clos de murs. Une troisième brigade, général DargentoUe, appuie leur mouvement vers Neuilly-sur- Mame. Elle-même est soutenue par la garde nationale mobilisée, qui doit occuper le plateau d'Avron, Neuilly- Plaisance, en se reliant à Fontenay '.
Ce mouvement s'opère avec lenteur. Des fractions de la brigade Salmon s'égarent et il faut les remettre en bonne voie. Cependant, le général Biaise traverse Neuilly, qui est inoccupé, et se porte sur Ville-Evrart, d^où part une fusillade très vive. Deux batteries' ouvrent le feu contre ce groupe de bâtiments, vaste asile de fous encore inachevé et limité
1. Favé, p. 78; la brigade compte seulement 4 bataillons, le i«r du liL*^ et le us» de ligue (Colonel de Pouciialon, p. 198).