‹ Siège de Paris (volume 2)Chapitre 86 sur 326 · Ducrol, tome III, p · texte numérisé non relu

Ducrol, tome III, p

9. La ligne la plus avancée passe par la Suiferie, au sud du Bourget, Drancy, Groslay, le bois de Groslay, le canal de TOurcq, le pont à Test de Bondy, contourne ce village jusqu*à la station (dite alors la Gare-Brûlée), l'ait an retour sur Merlan, puis rejoint la ligne de Mulhouse.

Les batteries sont celles :

De la Courneuve (i batterie de pièces de marine et i de mortiers);

De la Croix de Flandre ;

En arrière du Petit-Draucy;

Du parc Ladoucetlo;

Entre Drancy et la ferme de TAlouette;

Du canal, sur le pont à Touest de Bondy (a pièces de 19<^ marine);

De la Tannerie (6 pièces de 24 long);

i batteries de 6 pièces de 12, à droite et à gauche de la route de Metz;

2 batteries du cimetière de Bondy, pour pièces do campagne ;

Du Vieux-Chàleau;

Des Gravats (3 pièces de 84 court), à Touest de la Gure-Brùlée.

Le colonel Reilie a à Bondy, outre sa brigade de mobiles : 2 bataillons de marins, s de la garde républicaine, lu 4^^ bataillon des éclaireurs de la Seine, et la compagnie des éclaireurs de la Défense nationale, organisée par Tamiral Darricau (Ducrot, tome III, p. 2U et 215).

nitivement Tidée de s'emparer du Bourget*. » — L'a-t-on jamais eue sérieusement * ?

Le général Trochu juge impossible de cacher plus longtemps la vérité et le rapport militaire du 25 la montre à peu près entière : « Les troupes ont cruellement souflfert pendant la dernière nuit : de nombreux cas de congélation se sont produits. *

« Le travail des tranchées a dû être arrêté par suite de la dureté du sol qui est gelé jusqu'à 50 centimètres de profondeur.

« Dans cette situation, devenue grave pour la santé de l'armée, et qui pourrait l'atteindre dans son moral, le gouverneur de Paris a décidé que tous les corps qui ne seraient pas nécessaires à la garde des positions occupées seraient cantonnés de manière à être abrités. Ils s'y remettront des pénibles épreuves qu'ils viennent de subir, et seront prêts à agir selon les événements.

« Une partie des bataillons de la garde nationale employés au dehors rentrera dans Paris. Ceux qui resteront devant les positions seront cantonnés comme la troupe et relevés à tour de rôle. »

Une note, d'un singulier style, sert de commentaire à ce rapport dont elle souligne le côté inquiétant'.

1. Ducrot, tome III, p. 216; télégramme du gouverneur à Vinoy, 26 décembre, 8^40 du malin, Viuoy, p. 498. — La division Susbieile retourne à Clichy et à Salnt-Ouen; la division Mattat va au camp de Saiut-Maur et à Fontenay; les divisions Borthaut et Courty restent à Aubervilliers et Pantin; la division Faron, à Bobigny, Drancy, Groslay; la division Bellomare, à Koisyle-Soc et Merlan, avec un bataillon à Bondy, un autre entro Bondy et Drancy.

». Robinet de Cléry, p. 176 à 178; Colonel de Ponchalon, p. 2io. — Il «eroble que Timpossibilité de continuer les travaux ait été un simple prétexte. Le 29 décembre, dans la soirée, les 8 compagnies de marche du génie auxiliaire de la garde nationale firent 750 métrés de tranchée; elles continuèrent leur travail jusqu'au 30 décembre (Historique du corps , Ducrot, lome IV, p. 437 et 438).

8. Larchey, p. 206. — Elle débute ainsi : « A la guerre, tout est à prévoir. A la destruction de la bataille viennent se joindre tous les fléaux qui peuvent, à chaque instant, venir s'abattre sur les armées en campagne. Ces jours derniers, une des plus menaçantes éventualités a frappé nos soldats à peine remis de la rude émotion des derniers combats. Subitement la cllmatérie est arrivée au maximum de l'inclémence... Du côté du Bourget, les nuits dernières ont frappé de congélation près de six cents hommes. . . »

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