‹ Siège de ParisChapitre 21 sur 22 · ARTHUR-LÉVY · texte numérisé non relu

ARTHUR-LÉVY

Parmi les innombrables livres qu'avait suscités, avant M. Lévy,.la personnalité de Napoléon, presque tous s'étaient ingéniés à nous faire connaître le conquérant, l'homme d'État, le législateur, ou à nous retracer l'un des innombrables épisodes de cette épopée sans égale dans l'histoire. Aucun écrivain ne s'était efforcé de retrouver l'homme privé derrière l'homme public et à expliquer celuin

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ci par celui-là, pour la très simple raison que tous se représentaient Napoléon moins comme un homme réel, agissant d'après les lois et les mobiles ordinaires de l'humanité, que comme un " surhomme," un titan, un monstre prodigieux et inexplicable. M. Arthur-Lévy, le premier, s'est attaché à révéler le " Napoléon intime " familial. Et en lisant le livre on est tout surpris de découvrir sous le Napoléon de la légende un Napoléon inconnu, un Napoléon bourgeois, bon fils, époux aimant, frère dévoué, et le modèle de toutes les vertus domestiques. Et surtout M. Lévy réussit à nous démontrer que si Napoléon a triomphé là où tout autre que lui aurait échoué, ce n'est pas parce qu'il a été un être d'exception, un condottiere italien, mais parce qu'il a possédé intégralement et souverainement les qualités purement humaines d'intelligence, de cœur et de volonté, que nous possédons tous à un moindre degré. Là est l'intérêt, l'originalité et la valeur morale du livre de M. Lévy.

LE COMTE KOSTIA. Par Victor Cherbuliez. Introduction par M. Wilmotte.

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