‹ Siège de ParisChapitre 139 sur 326 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

3. Voir Siège de Paiis. ChltiHon, Ckevilly, La Malmaison, p. 55, 60, et Le Bourget-Cltampigny, p. 113.

portes à l'ennemi et c'est le seul point qui vaille qu'on s'y iittnclie'.

Que dire aussi des affirmations de Jules Favre ? « Personne n'a fait triompher des pensées de découragement. D'un avis unanime, il a été reconnu que la défense devait être énergiquement active. » C'est le contraire qui est vrai. La grande majorité des généraux présents affirme l'impossibilité d'une trouée; tout au plus admet-elle la nécessité de tenir passivement, jusqu'au bout, pour l'honneur. L'opinion de Le Flô, de Sehmitz, de Guiod qui réclament un grand ettbrt et en attendent quelque résultat, est tout à fait isolée ^ C'est se tromper volontairement que de croire le contraire. Le Journal officiel du 1^"' janvier 1871 n'en publiera pas moins une note qui reproduit, en les aggravant, les imprudentes affirmations de Jules Favre ^. La « phrase » continue d'exercer sa mortelle influence dans Paris.

1. A. Duquel, Paris, Second échec du Bourget et Perle d'Avron, p. 310.

2. Jules Favre, lome II, p. 2ii, écrit le contraire : « Les opinions individuelles se produisirent successivement, lîlles dureraient par les détails : quelques-unes, mais en minorité, furent favorables à l'action purement défensive. « Il affirme que le conseil, à l'unanimité, décida qu'un nouvel etfort était nécessaire. Rien n'est moins exact, d'après le jjrocés-verbal de la séance.

3. «Au moment où l'ennemi menace Paris d'un hombardement, le gouvernement, résolu à lui opposer la plus énergique résistance, a réuni eu conseil de guerre, sous la présidence du gouverneur, les généraux commandant les trois armées, les amiraux commandant les forts, les généraux des armes dt; l'arlillerie et du génie. Le conseil a été unanime dans l'adoption des mesures qui associent la garde nationale, la garde mobile et l'armée à la défense la plus active.

Il Ces mesures exigent le concours de la population tout entière. Le gouvernement sait qu'il peut compter sur son courage et sur sa volonté inllexible de combattre jusqu'à la délivrance. Il rapjielle à tous les citoyens que, dans les moments décisifs que nous allons traverser, l'ordre est plus nécessaire que jamais. Il a le devoir de le maintenir avec énergie ; on peut compter qu'il n'y faillira pas. • (Jules Favre, tome II, p. 2i2.)

Un « exposé officiel » de la situation, publié le même jour, se termine ainsi: «Paris... repousse toute capitulation. Paris et le gouvernement veulent combattre, — là est le devoir, — et comme le pays tout entier s'y associe sans réserve, quelle que soit l'épreuve passagère qui lui est infligée, il ne s'humiliera pas devant l'étranger. »

Page 1