Ducrot, tome IV, p
2. Ducrot, lome IV, p. 98. — Le 16* régiment fie Paiis part du boulevard Malesherbes à i heure et demie du soir, après doux contre-ordres successifs. Il arrive à 5 heures en haut de l'avenue de Neuilly, après des arrêts interminables (Journal du siège, par le Gatdoit, p. 436).
Le 5'' régiment de Paris part à l heure de la place de la Bourse pourairivcr à Puteaux vers 7 heures, se remet eu marche à 4 heures du malin, et reste
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place depuis 5 heures et demie, se voit contraint d'arrêter de force cette avalanche. Le gouvernenr, qui arrive en voiture, ne peut se frayer passage qu'avec peine. 11 atteint le Mont- Valérien avec une heure de retard'.
Seule, l'infanterie de la gauche, dont l'itinéraire est le plus court, est exacte au rassemblement. Mais l'artillerie, obligée d'attendre le défilé de la colonne du centre, n'est au point indiqué qu'entre 10 et 11 heures. Elle aurait pu gagner du temps en passant par Puteaux et Suresnes, comme le dit justement le général Ducrot",
On voit comment se termine notre déploiement. Les troupes, épuisées par cette marche de nuit, par ces piétinements sans fin, démoralisées par le désordre que tout révèle dans le commandement, sont à l'avance en de détestables conditions'. Quel entrain auront-elles tout à l'heure, quand il faudra se jeter à l'assaut des fortes positions, soigneusement organisées, que l'ennemi aura eu tout loisir d'occuper ? Livrer ainsi bataille, c'est conduire sciemment son monde à la boucherie.
sac au dos jusqu'à 3 heures, en avant du Monl-Valérien ; à 3 heures et demie, on «jette les sacs ». pour marcher à l'attaque {Ibidem, p. 437).
Le 84» bataillon de la garde nalionale ?e rassemble, le 18, à il heures du matin; il part à -t heures du soir, et arrive à Suresnes à lO heures; il repart à 4 heures du matin, sans avoir mangé depuis la veille à H heures du matin, et s'engage vers 7 heures IRécit d'un garde, L. Larchey, p. 259).
Le 6* bataillon des mobiles de la Seine est sur pied à 3 heures du matin, le 19; il s'ébranle à 9 heures, et n'est au Mont-Valérien qu'à 3 heures du soir, après un trajet qui exigerait une demi -heure à peine en temps normal. A 4 heures, il prend po.sition en avant du Mont-Valérien, et n'est pas engagé {G. Toudouze, p. 366).