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État-major prussien, tome IV, p. ii57; Annexes, p

régiment des mobiles de la Vendée, le 2« bataillon de la Drôme et le 4P régiment de Paris ; à gauche, le chef de bataillon de Lareinty longe la route de Saint-Cloud vers la villa Pozzo di Borgo avec les francs-tireurs des Ternes, le 4'' bataillon de la Loire-Inférieure et une fraction du 2'" régiment de Paris.

On chemine péniblement dans les terres grasses, détrempées par le dégel. Néanmoins, à l'abri du brouillard, on surprend les premiei's postes ennemis, qui se retirent sur la redoute de Montretout'. Une centaine d'iiommes s'y rassemblent et nous opposent une résistance énergique. Mais les francs-tireurs des Ternes parviennent à s'emparer des premières maisons de Saint-Cloud, vers la gorge de l'ouvrage ; l'ennemi, entouré, s'ouvre passage à la baïonnette, non sans perdre des prisonniers'.

En même temps, la Briqueterie est occupée ; les autres postes du chemin de la Guette sont refoulés ; les mobiles de la Drôme et de la Vendée prennent position sur la crête à l'ouest de Montrctout. Le général Noël fait occuper la redoute par le bataillon du 139" et les gardes nationaux du 2" régiment. Quant aux francs-tireurs, aux mobiles de la Loire-Inférieure, ils pénètrent dans le potager, puis dans le parc Pozzo di Borgo, mais ne peuvent déloger l'ennemi de la villa.

Voyant la difficulté d'une attaque directe, Lareinty laisse les francs-tireurs la continuer seuls et, avec ses mobiles, essaie de tourner ce bâtiment jjar le boulevard à l'ouest. Tandis qu'il effectue son mouvement, des groupes de francstireurs se jettent dans la rue Impériale, qui descend droit vers Saint-Cloud et la Seine. Ils sont accueillis par une vive fusillade, partant surtout de la villa Zimmermann en face de la maison Pozzo di Borgo, au sud de la rue. Le lieutenant Guillot et plusieurs hommes y sont tués ou blessés.

1. Ducrot, tome IV', p. 103; Élal-major prussien, lome IV, p. 1158.

2. Viuoy, p. 404, écrit soixaiile-dix ; .M. d'Hûrisson, p. .314, et Ducrot, lome IV, p. 104, une soixantaine. D'après V Èlal- major prussien, lome IV, Annexes, p, 595, les Allemands auraient ou en tout u disparus le 19 janvier.

Combat de Montretout

( 19 Janvier 1871 )

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BUZEXVAL. 26o

Mais Lareinty a enlevé une première barricade sur le boulevard de Saint-Cloud. X'en pouvant forcer une autre, établie au rond-point à l'extrémité de la rue Impériale, il revient sur ses pas, longe le mur du parc Pozzo, y pénètre par une petite porte, s'empare de Ja villa et de la terrasse de Montretout, qui commande la voie ferrée comme tout le terrain avoisinant.

Plus à gauche, entre le chemin de fer et la Seine, une autre de nos colonnes, celle du colonel Mosneron-Dupin*, s'empare des villas Armengaud et de Béarn. C^uant aux mobiles, aux francs -tireurs de Lareinty, ils franchissent la rue Impériale près du pont du chemin de fer, dans une partie basse, défilée de la barricade du rond-point, et arrivent jusqu'à la maison du sculpteur Dantan, qui domine à la fois la ligne ferrée, les parcs de Montretout et de Saint-Cloud. ils s'y installent, mais un ordre inopportun du général Xoël les force de revenir vers la villa Zimmerraann, que l'ennemi tient encore '.

Elle est solidement défendue et ses abords sont balayés par le .eu de la barricade du rond-point. Pourtant, entraînés par le commandant de Lareinty, ses mobiles traversent d'un élan la rue Impériale, enfoncent la grande porte de la villa et la prennent sans résistance sérieuse. Lareinty s'y installe. Francs-tireurs et gardes nationaux tiennent le parc, la villa Pozzo di Borgo, au nord d3 la rue. Entre le chemin de fer et la Seine, le colonel Mosueron-Dupin occupe toute une moitié de Saint-Cloud; il y élève de fortes barricades et en reste maître malsrré les tentatives réitérées de l'ennemi'.

1. 3« bataillon d'Ille-et-Vilaine, G« régiment de Paris, quelques francs-tireurs des Ternes (Ducrot, tome IV, p 106). Le 3i« batailloa <2« régiment de Paris) suit les mobiles de Lareiuty dans le parc Pozzo di Borgo (P. Marquez, Le 34" balaiUon de la garde nationale au siège de Paris, p. 50).

2. Ducrot, tome IV, p. i06. — Cet ordre est porté par le lieutenant de La Feuillade, officier d'ordonnance du général.

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