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BUZEXVAL. 291

se complaire à faire et défaire des corps d'armée, des divisions, des brigades. Quelle solidité pouvait être celle de formations ainsi improvisées, remaniées à tout instant? Comment auraient-elles possédé une certaine cohésion, alors que leur composition changeait constamment, que l'artillerie restait, le plus souvent, à l'écart de l'infanterie, que la garde nationale entrait dans les différentes unités suivant des proportions variables et pour une durée toujours limitée ? Avant cette journée, ceux de ses bataillons qui combattirent à Buzenval n'avaient jamais été en contact avec les généraux appelés à les diriger. Le commandement était mal assuré, parce qu'on n'avait pas songé sérieusement à constituer des troupes d'opérations, pourvues en permanence de leurs éléments essentiels, A force de remaniements, ou aboutissait à une entière dislocation. La faute première en revient au général Trochu et à son entourage militaire, qui fut pour une grande part dans ses insuccès.

La présence de la garde nationale contribua-t-elle à notre défaite, comme l'assure Ducrot*? Est-il exact qu'elle ait été, « partout et toujours, non seulement un embarras, mais une cause de désorganisation, de faiblesse ^ . . . » Des témoignages oculaires, assurément digne> de considération, indiqueraient le contraire. Si certains bataillons de Paris montrèrent de « l'ahurissement » , suivant l'expression de Trochu, d'autres se battirent vaillamment. Il suffit de s'en rapporter à l'historique de la division Faron^, à ce qu'écrivent, parmi d'autres, les généraux Trochu et Vinoy*, surtout au tableau des pertes le 19 janvier'. D'après l'ancien gouverneur de Paris,

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