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la seule troupe qui lâcha lùed fut une brigade d'infanterie et de mobiles. Ce qu'il convient de regretter, ce n'est pas l'adjonction de gai'des nationaux à nos troupes, c'est le retard mis à cette mesure. Prise deux mois plus tôt, comme il eût été possible, elle aurait peut-être changé les événements. En tout cas, nos mobilisés, endivisionnés avec la ligne et les mobiles, auraient fait montre de moins d'inexpérience et communiqué aux autres troupes un peu de leur entrain et de leur foi patriotique '.
Quoi qu'il en soit, on voit combien étaient faibles nos chances de succès au 19 janvier. On peut dire que nous livrions bataille uniquement pour donner une satisfaction suprême à la population, imposer silence à ses protestations*. Aucun sans doute de nos généraux, Trochu tout le premier, ne croyait à la victoire. Dès lors, en l'état de démoralisation où était l'armée le 18 janvier, combattre ne correspondait à aucune nécessité. Il fallait tenir jusqu'au dernier morceau de pain, mais non livrer une bataille dont l'insuccès était escompté à l'avance par tous ceux qui ne se confondaient pas dans la masse dévouée et croyante des défenseurs de Paris*. Même si nos armées du Nord et de l'Est avaient alors réussi à battre leurs adversaires, la défaite de Buzenval nous aurait placés dans une situation désavantageuse pour attendre leur intervention \