Procès-verbaux cilés, lO décembre
4. Procès-verbaux cités, lï décembre; J. Favre, tome II, p. 179.
soudre cette difficulté. » 11 se propose simplement de tuer le plus d'hommes possible à l'ennemi. S'il échoue encore dans sa prochaine tentative, « il se laissera faire prisonnier sans capitulation », à moins que son intervention puisse être de quelque utilité pour protéger la République des coups du roi Guillaume. Le général Le Flô jugerait préférable de traverser les lignes ennemies par un supi'ême efibrt\
A ce moment surviennent de province les nouvelles tant attendues. Le froid est moins vif et deux pigeons arrivent le 15, avec des lettres de Gambetta en date des 5 et 11 décembre. Elles confirment, en l'atténuant, celle de Moltke, La première est ainsi conçue : « Vos dépêches nous sont parvenues. Elles ont provoqué l'admiration pour la grandeur des efforts de l'armée et des citoyens. Nous nous associons à vos vues et nous les servirons.
« Orléans a été évacué devant les masses de l'armée de Frédéric- Charles. Kous avons dû reprendre sur notre gauche, avec le 16", le 17% le 21* et la moitié du 19' corps en formation, les positions par nous occupées avant la reprise d'Orléans, le général Chanzy commandant toutes ces forces réunies.
« Le 15' corps, commandant des Pallières, est prêt à se porter à droite ou à gauclie, selon les exigences de l'action. « Bourbaki commande le IS*^ et le 20* corps, auxquels on envoie incessamment des renforts pour couvrir Bourges et Nevers. Nous sommes donc exactement dans les vues de votre dépêche du jeudi 20 novembre ^ A la suite de l'évacuation d'Amiens, l'ennemi a marché sur Rouen qu'il menace d'occuper aujourd'hui ou demain. Le général Briand^ couvre Le Havre. Le général Faidherbe, qui a remplacé Bourbaki dans le nord, est en action.
« Les Prussiens ont levé le siège de Montmédy et de Mé-