‹ Siège de ParisChapitre 71 sur 326 · Heure française. Le major Kunz écrit id lieuros · texte numérisé non relu

Heure française. Le major Kunz écrit id lieuros

2. Élal-major prussien, tome IV, p. 77r> ; Kuuz, p. 6i : 5 liatteries lourdes, 2 légères, 2 à cheval. — D'après le général prince zu Ilolienlohe-Ingelfingen, Lettres sur l'artillerie, traduction .lœglé, p. 107, la garde aurait engagé il liatteries. Ducrol écrit que les Allemands « font avancer batteries sur batteries; dix ou douze, prenant position sur le plateau entre la Morée et la Mollette, luttent avec noire arlillorio du cliemin de fer, pendant que les batteries de position d'Aulnay et de Sovran canonnent notre liane droit » (torae III, p. 162). Les récils allemands ne font aucune mention de ces batteries de position, mais bien d'une seule batterie de la garde placée sons Sevran.

3. Ducrol, tome III, p. 102; Trocliu, Œuvres postliuincs, p. 483.

LE BOURGET - VILLl>ÉVRART. 87

placés à l'est de Drancy, quatre pièces de 24 court établies dans le parc Ladoucette, trois canons de 16" venus de Bondv au même point. Sur leur droite, les deux batteries du ^-énéral de Bellemare établies derrière le chemin de fer ont aussi beaucoup à souffrir. Mais elles sont renforcées par une troisième, de mitrailleuses, qui tirait jusqu'alors sur Sevran et vient s'établir à l'est du Moleret, après l'avoir franchi sur son pont volant.

La canonnade se prolonge ainsi, presque sans effet pour les deux infanteries. Nos pièces de campagne sont efficacement soutenues par l'artillerie des forts, surtout celle de Xoisy. Les deux batteries de 7 établies à découvert près de Drancy souffrent assez pour que l'une d'elles doive se retirer. ICniin, Trochu, las de cette inutile dépense de munitions, donne l'ordre de la retraite aux batteries les plus avancées. Il est environ 3 heures et demie \

Au moment où l'artillerie du général de Bellemare se retira, deux compagnies prussiennes parties d'Aulnay se porte sur le remblai du chemin de fer occupé par les mobiles du Morbihan. Avec l'aide de deux pièces venues de Sevran, elles arrivent à courte distance et menacent de nous déborder par l'intervalle de la ligne ferrée et de la route des Petits-Ponts. Il faut que le chef de bataillon Buriel, du Morbihan, se jette au-devant d'elles avec quelques-unes de ses compagnies. Eu même temps, le colonel Colonieu porte une partie du 136* en avant de Groslay. L'offensive allemande est arrêtée et notre retraite s'effectue sans désordre.

Dans la soirée, la 2^ armée bivouaque entre Bondy et Aubervilliers, derrière une ligne d'avant-postes qui passe par Groslay, Drancy, la Suiferie, La Courneuve'.

L'inutile et théâtrale démonstration du 21 décembre a

1. Ducrof, tome III, p. 163. — Trocliu écrit, p. 484 : « Vers 4 heures du soir, nprès avoir envoyé au général Ducrol l'ordre de s'arrélur, je me transporlais à Drancy... ».

2. Ducrot, tome III, p. liU; Historique de la division Bellemare, cité par M. A. Duf[uet, p. lo-i. — UÉlal-major prussien, tome IV, p. 770, et le major Kunz, p. 64, représentent ce combat comme un succès pour l'ennemi. Ses deux compagnies perdirent i officier et il hommes, ce qui donne à penser que laclion fut peu sérieuse.

causé des pertes presque nulles à la 2* armée, aussi bien ([u'à l'ennemi : 189 hommes pour les troupes de Ducrot et 09 pour la garde prussienne '. Elle prouve jusqu'à l'évidence que l'esprit offensif manque entièrement aux défenseurs de Paris. Il semble qu'il ait disparu lors de notre échec de Champigny.

1. Voir aux Annexes. — Les 56 pièces engagées par l'ennemi brûlèrent 3,817 gargousses; il mit en ligne 25 compagnies, moins de 7 balaillous, en outre des 14 et demi qui comballirent au Bourgel (Kunz, p. 66).

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