‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 14 sur 83 · PI. VIII · texte numérisé non relu

PI. VIII

.. . — 23fl — r • • ’

Le .capitaine du génie Koullier, chef d'attaque; une brigade de sa- w»« peufs et 5t0 travailleurs d’infanterie. ’ * - Sun du i~ >u î m.

L'ennemi, avec cétte activité dont il n’a cessé de fournir des l'rtrup

de fOiUre-a^iTwae

preuves pendant toute la durée du siège, n’avait pas tardé à donner *'

une certaine consistance à la ligne d'embuscades <|rt’il avait commencée'dans la nuit du 25 au 2*) avril en avant du bastion centra^-, et qui était devenue un véritable ouvrage de contre-approche.

Comme nous l’avons déjà dit , une seconde gabionnade avait été' établie en arrière de la première, et elle formait avec celle-ci un ouvrage entièrement fermé qui était relie à l'enceinte de la place par une communication que la forme du terrain dérobait ii nos vues. Cel ouvrage, par sa position et par son relief, prenait fortement d'écharpe nos tranchées les plus avancées et quelques-unes de nos batteries. L’ennemi en relirait donc déjà de grands avantages,’ et les proportions croissantes qu’il lui donnait chaque jour ne permettaient pas de douter que son intention fût d’y placer de l'artillerie.

On était donc arrivé au moment le plus favorable pour s’en rendre maître et y rester, car en différant l'attaque on s'exposait à le trouver armé d’artillerie; et d un autre Côté, si on l’eût attaqué plus tût, son parapet n’aurait pas eu assez d’épaisseur pour nous couvrir contre les feux de la place. Notre véritable attaque étant dirigée contre les fronts de MalaUff, le générât Canrobert regrettait d’engager une action meurtrière devant le bastion central ; mais lorsque, contrairement à la règle générale des sièges, l’ennemi était venu s’établir plus près de nos tranchées que de la place et qu’on devait espérer être abrité des feux de sa puissante artillerie par ses propres travaux, ou ne pouvait renoncer à prendre cet ouvrage de contreapproche sans lui laisser deviner que l’attaque de la ville n’était plus que secondaire. Le général Pélissier, commandant le 1" corps, insista auprès du général en chef pour que cet ouvrage fût enlevé sans

retard, et tous les ordres lurent donnés |mjui que t'attaque eût lieu . dans la nuit du I" au 2 mai. - ■ • ,

Le géuéral Dalesme s’était applique à taire déterminer le plus exactement possible Ut position et la forme de l'ouv rage, et par suite le tracé des boyaux qui pourraient être établis dans la nuit même pour le mettre en communication avec nos tranchées. Celte élude fût faite avec tant de soin par le lieutonant-colôneL Goério, que le plan arrêté d’avance put s’exécuter sans aucune modification. Les tranchées voisines de la batterie ir U) furent élargies:, on établit des gradins de francltissenient dans ccHes de gauche, et le terrain qui nous séparai) de l'ouvrage russe étant rocailleux. On transporta, sur le revers des tranchées un grand approvisionnement de gabion* et de sacs à terre tout remplis. . , . >

Le général commandant le 1" corps chargea de la direction de cette attaque le général de division de Salles ayant sous ses ordres les généraux delà Motterouge et Bazaine: la garde de tranchée avait été renforcée de cinq bataillons.

Le général Bazaine, avec une colonne composée de six compagnies du 1" régiment de la légion étrangère, huit compagnies du ÜV et dix du 79' de ligue, devait tourner l'ouvrage par la gauche ; le gis* . gérai de la Motterouge, avec deux bataillons du 4ti* de ligne, devait l'aborder de front, pendant qu’une troisième colonne, composée d’une compagnie du (J* bataillon de chasseurs h pied et de deux compagnies du Lir de ligne, tournerait par la droite et se relierait avec la colonne du général Bazaine. , ~

A dix heures et demie, les troupe» s'elancottf vers l’ouvrage des Russes sans tirer un coup de fusil. La colonne du centre franchit le parapet pour aborder l'ennemi àla baïonnette. Là- s’engage une lutte très-vive, niais dé peu dé durée; les liasses, chasses de l'ouvrago , sont poursuivis par nos soldats jusqu aofc fosses du . bastion central dan» lequel ils.se jettent en désordre. Le colonel

— ■ à4| AtjniHtytk;

Viènot, dè la légion étrangère , trouva une mort glorieux dans cette attaque. , . > . ' . * < , "• .

La retraite de l’eimemi est bientôt suivie d'un feu violent de mous* qtieterie et d'artillerie partant de tous les points de l'enceinte qui ont des vues sur l’Ouvrage qu'il vient d'abandonner; notre artillerie ouvre également son feu et lance dans la place une grande quantité de bombes. C'est alors que les officiers du génie se mettent à l’œuvre. Les -parapets russes sont retournés et on établit à la sape volante, sous le feu le plus vif, une communication de près de 1300 mètres de dév eloppement qui, malgré les difficultés que présente un terrain rocailleux, est assez avancée au jour pour que de nos tranchées on puisse .communiquer à couvert avec l’ouvrage nouvellement conquis.

Le lieutenant-colonel Guérin, chef d élai-major du général l)alesrae, dirigea ces travaux avec un sang-froid et une habileté remarquables. Il fut parfaitement secondé par le capitaine Rouilier, par les sapeurs, et par tous les trav ailleurs d’infanterie ; ces brav es gens, après avOir apporté une première fois des gabions sous le fou le plus meurtrier, partirent pour en aller chercher d’autres, et il ue manquait au retour qoe les hommes qui avaient été tués ou blessés dans ‘ - Je trajet.

Lue telle lutte sur un théâtre aussi restreint ne pouvait qu’être fort *' meurtrière, et le succès que nous venions d’obtenir avait été payé par des pertes bien sensibles. Mais nous nous étions avancés dans une seule nuit de 150 mètres v cts le bastion central, et cette position ne pouvait nons être disputée avec av antage, puisque l’ennemi avait ’ ." 500 mètres à parcourir sur son glacis pour arriver jusqu’à nous.

Neuf petits mortiers portatifs, abandonnes par les Russes, nous • . prouvèrent que nous n’aurions eu qu’à perdre en retardant l’enlèvement de leur ouvrage de contre-approche. '

Pertes du i,r an 2 : 118 tués dont 7 officiers ; 484 blessés dont 25 officiers. .. r V,’. • .

gaurlir.

AlUqaes «le gauche.

3ourae« iln t mai.

Sortie rawe rcmtre !’MvrH« Ai î

Le chei de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 1,116 travailleurs d'infanterie.

On emploie environ 400 travailleurs à perfectionner la gabionnade

établie dans l’intérieur de l’ouvrage russe, ainsi que la communie*-

tion qui le relie h nos tranchées. Cet ouvrage sera désigné désormais . sous le nom d'outrage du 2 mai.

Le feu de la place devient très-vif à partir de nne heure de l’aprèsmidi. Toutes les batteries qui ont action sur nos nouvelles positions y dirigent leurs coups et font des brèches nombreuses dans nos communications dont les parapets n’ont encore qu’une faible épaisseur f cependant le travail n’est pas interrompu. Il importe de se consolider au plus vite dans la position qu’on occupe ; on continue à creuser les tranchées, à épaissir les parapets et à exécuter dans l'intérieur de l’ouvrage diverses dispositions défensives.

Le chef de bataillon Martin, qui dirige ces travaux, ayant été fortement contusionné à la poitrine par un éclat de bombe vers deux heures, est remplacé par le capitaine du génie Milliroux.

Vers trois heures, les Russes font une sortie pour reprendre l’ouvrage du 2 mai. Une colonne, composée de deux bataillons et précédée d’euvirou 200 volontaires, sort du fossé du bastion central et s’élance sur notre ouvrage que gardaient deux de nos bataillons soutenus par une réserve de voltigeurs de la garde. L’ennemi pris d’écharpe par plusieurs de nos batteries, dont le feu .■ habilement dirigé lui cause de grandes pertes, est vigoureusemenl repoussé par nos braves soldats. Cependant, voulant tenter un dernier effort, il revient à la charge; mais arrêté de front par les troupes qui garnissent le parapet que nous avons déjà retourné eontre lui , et attaqué do flanc par les voltigeurs de la garde, U regagne précipitamment son enceinte laissant sur le terrain bon nombre des siens.

L’ardeur de nos soldats était si grande, que les compagnies de ia

. — 243 — • MiaqwM d« gtowhc.

garde, quittant les tranchées, se sont élancées à travers champ pour arriver plus tôt sur le lieu du combat. . ' ... y.- . Dès qu’elle voit sa sortie repoussée, la placé ouvre contre nous un feu des plus violents de boulets, de bombes, d’obus et de mitraille qui nous occasionoe quelques pertes. Notre artillerie fait de son côté - • un feu très-meurtrier sur les troupes de la sortie, dont une partie - s’était réfugiée dans les fossés de la face gauche du bastion central. '

Cette sortie, qui n’a présenté aucune chance de succès, ne fait qu’augmenter la confiance de nés soldats dans la possession de l'ouvrage du 3 mai. .. / ..

, A dix heures et demie du matin, les Russes font jouer un fourneau «ne* («. r. s*. *>. (4a) devant le bastion du mât. Nous étions sur nos gardes, tout travail, ayant préalablement cessé chez eux. Personne n’a été blessé.

. On continue les travaux de la journée, et on ouvre devant Van- Nuit da * >« j «.i den retranchement russe le plus éloigné de la place, à droite et à . gauche de la communication faite ia naît précédente, deux boyaux d’une trentaine de gabions chacun. . i . .

‘ Pertes du 2 au 3 : 109 tués dont 4 officiers ; 574 blessés dont 20 officiers. •< •. , • . . . ’ *

Dans la journée, il y eut une suspension d’armes pour enlever les Jonnut-d» 3 n«,. morts; on rendit aux Russes 150 cadavres qui se trouvaient tant dans l'intérieur des lignes dont nous nous étions emparés que sur le parapet et le terrain extérieur.-

Dan* les combats de la nuit du i*r au 2 mai et de la journée du 2, l'avantagé étant toujours resté à nos armes, les pertes de l’ennemi ont dù ètro beaucoup plus considérables que les nôtres. Cependant les rapports russes ne portent ces perles qu’à 10 officiers et 283 sol- ■ dats tués, 15 offitiers et 540 soldats blessés. .' •' .

< Nos mineurs ont regagné sur plusieurs points l'emplacement des »«• fourneaux qui ont joué le 15 avril. Arrivés en tète de la galerie de droite, ils y trouvent une grande chambre formée par des blocs de

’ - si. .

Vtt»qw“; il* jaiirhr. • : 244 »

rocher; comme on n’en peut pas déboucher et que tout, autour oh

•entend cheminer le mineur russe, on se décide à y brûler 760 kilo- * . ✓ , .

(nommes de poudre pour arrêter f ennemi et améliorer en mémo

temps notre logement supérieur. D'un autre cûté, on a cheminé par

la galerie 13, malgré de grandes difficultés, vers le fourneau 20 qu'ob

. . suppose toujours chargé; on a dû se hâter, car l'ennemi, qu’on entend

distinctement, parait marcher sur le même point. Le 3. mai, on a re- *

trouvé le cordeau porte-feu de ce fourneau. ; on le réunit à celui du

fourneau placé en tète de la galerie de droite ; le feu est donné à

onze heures du soir, et on obtient les deux explosions a* et a*.

* • ‘ ■' ' Comme on l'a déjà dit, le mineur ennemi revient sans cesse sous '

le talus extérieur des entonnoirs. Nous avons établi sur ce talus une

banquette qui en facilite la surveillance et permet de faire le coup

• ’ : • v de feu contre la place. Mais les hommes de garde y sont exposés

soit aux éclats des projectiles creux qui arrivent sans cesse dans

• tes entonnoirs, soit aux effets des fourneaux du mineur rusée; enfin celte banquette n’est pas d'une bonne défense contre les sorties.

La garde de tranchée de la quatrième parallèle sera incompara-

• - ' Moment mieux placée derrière lé bourrelet intérieur des euton-

- • • noirs qui formeront, en avant de cette garde, un fossé profond dans

lequel l'ennemi, plongé à bout portant, ne saurait s'engager impunément. On emploie des sapeurs et des travailleurs d'infanterie à transformer ce bourrelet en parapet avec banquette pour la fusillade.

Nuit du 4 au 5 nui. Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque-, une brigade . de sapeurs et 180 travailleurs d'infanterie. . . . ' .

On commence sur une quinzaine de mètres dé longueur, à la gau- • che de la ligne la plus avancée de l’ouvrage du 2 mai, une place d'armes destinée à servir d'abri à la garde de tranchée, et on ouvre eo . » arrière un boyau reliant entre elles lçs 'extrémités des deux lignes .

. . russes retournées. On amorce, à la droite de la batterie n" -40, un

Itoyau dirigé vers les carrières qui bordent le plateau de ce côté.

— 215 — . * parte.

Ces divers travaux onl été fortement inquiétés par le feu de la place ; un lieutenant et 20 travailleurs d’infanterie, 2 sous-officiers et t sapeurs du génie ont été blessés. ,

Pertes du 3 a» 5 : 8 tués; 160 blessés dont il officiers.

Ver» deux heures de l’àprès-midf, une bombe russe tombée sur fun des magasins de la batterie n° 24 y met le feu. L’explosion n’endommage pas la batterie, mais un maréchal des logis et trois canon- nicrs sont tués, un officier et quelques soldats blessés. • *

Le capitaine du géuie Roullier, chef d’attaque ; une brigade de J,"u J" * *" * m*‘sapeurs et 220 travailleurs d'infanterie. • r . ; • -v’

• On continue sur 30 mètres de longueur le nouveau boyau partant de la droite de la batterie n° UI. On prolonge à droite et à gauclie la tranchée ouverte, pendant la nuit du 2 au 3 mai, au pied du parapet de l’ancienne ligne russe la plus rapprochée de nos attaques, (s* lra-r vail a été continué les nuits suivantes.

En exécutant ce dernier cheminement, on découvre sous le soi plusieurs augets en planches qui contenaient des saucissons goudron- . nés aboutissant, les uns à des fougasses établies en avant de la première ligne russe, les autres à des barils de poudre enfoncés à l”à() sous terre sur plusieurs points du terrain compris entre les deux lignes. L’ennemi, dans sa retraite précipitée, n avail pu faire usage de’ • ces moyens de défense. . • • „ .

’ Pertes du 5 au 6 : Kl tués dont 2 officiers ; (J!) blessés dont 4 offi- . ciers- • . . .

Le capitaine du génie Milliroux, chef d’attaque ; deux brigades de M <t« « »u : •»>. sapeurs et 280 travailleurs d’infanterie. •• V

On prolonge de 20 mètres la partie droite du cheminement com- " . mencé dans la nuit du 2 au 3 mai au pied du parapet de l'ancienne ligne russe la plus voisine de nos tranchées, et de 30 mètres la petite, place d'armes partant de l’extrémité gauche de la ligne la plus rap- ' prochée de. la place. ' • ' . ; '•

Pertesdu6 au T : (Hués; 54 blessés dont 2 officiers.

««a du s io 9 mii. ]ue chef de bataillon du génie Pingault, chef d’attaque ; deux bri-, gades de sapeurs et travailleurs d’infanterie. r

Ou ouvre un bout de tranchée d’une vingtaine de métrés de Ion*

- . gueur entre la droite de la batterie n" 30 et le point de jonction des . deux boyaux ouverts le 13 avril, ce qui abrège de 150 mètres la com- * munication aboutissant à Fouvrage du 2 mai.'

* On pratique dans les carrières supérieures, sur la droite de la bat*

‘ ‘ terie n° 40, nn cheminement d’environ 110 métrés de développe-

ment qui fournit à nos chasseurs à pied des postes excellents d’où ils plongent dans l’intérieur de la ville et y rendent sur plusieurs points^ les communications très-dangereuses. Plusieurs batteries placées sur la portion de l’enceinte qui traverse le ravin, de la ville se trouvent tellement dominées que l’ennemi est obligé douvrir des tranchées pour y arriver. . >• v

Pertes du 7 au 0 : 13 tués dont 1 officier ; DOblessés dont 3 officiers. J«urirfe du <î mai. A huit heures du matin, nous faisons jouer un fourneau (o«) dont . l'effet se produit vers une cavité qui provient d’un camouflet dei’en-

demi.- < ..?» '•;< •* • •• . • .-*»?• -r- v. **•*.

Pertes du 9 au 13 : 47 tués dont 2 otliciers ; 123 blessés dont 6 of- • 'ficiers. ry ' ;«<.* - •«*;'

m3 m«L A sépt heures du soir, nous faisons jouer un fourneau (a*) contre . un cheminement souterrain de l’cnnetni qui avait dépassé la banquette extérieure des entonnoirs; chaque coup de pioche des Russes . faisait ébouler quelques parcelles deterre.

Nu.i d> n M h mi. Le chef de bataillon du génie Dnbost, chef d'attaque ; deùx brt*

. • gades de sapeurs et 180 travailleurs d’infanterie. <

On pousse le cheminement à droite de l'ouvrage du 2 mai jusqu’à la carrière. hu * -vonvoq^t

Le travail de la nuit a été presque nul par suite de deux sorties et du feu très-vif de ta.place. . '■* n- • .r.

AlUqw» de gauehe

* Vers onze heures et demie, une colonne russe sort du ravin qui ' longe le mur crénelé et tombe sur la portion de la parallèle voisiné de l'angle sud-est du cimetière, à gauche de la batterie n* 11. Loi troupes de garde sur ce point laissent arriver l’ennemi et le reçoivent par une décharge à bout portant, puis elles s’élancent sur lui et le repoussent à la baïonnette jusque dans le ravin. Quelques Russes, qur avaient franchi le parapet, sont tués ou faits prisonniers. La retraite de l’ennemi est suivie d’un feu de mitraille qui dure presque jusqu'au • jour. *’• •

Cette sortie avait probablement pour objet d’atlirer du côté du cimetière la réserve de nos gardes de tranchée, car bientôt une autre ' colonne russe est signalée sur la droite de l’ouvrage du 2 mai. Elle s’approche pu suivant la communication qui reliait cet ouvrage à là place, et arrive dans l’ancienne tranchée russe qui forme aujourd'hui

un fossé en avant de la tranchée française dont le parapet se trouve

ainsi compris entre deux rangées de gabions. La sortie, arrêtée par l'ancienne gabionnade russe, se masse contre cet obstacle qu’elle ne franchit pas, et un feu de mousquelcrio très-vif s’engage des deux côtés par-dessus le parapet, mais il est sans grand résultat, car quoiqu’on soit près de se toucher, les coups ne sont pas assez plongeants pour qu’on puisse s’atteindre. Un ollicièr russe qui monte sur le parapet tombe mort aussitôt et n'est pas suivi. Ne pouvant sé servir de leurs fusils, les Russes jettent à la main dans l'intérieur de l’ouvrage une grêle de pierres qui nous blessent quelques hommes, mais presque tous légèrement. Enfin, après être restés prés d’une demi-heure dans leur ancienne tranchée, les Russes rentrent dans la place, mais un certain nombre des leurs reste sur le terrain.

Pertes du i3 au 14 : 8 tués dont 1 officier; 118 blessés dont t> ofciers; 1 disparu. -

Le capitaine du génie Ducrot, de service à la tranchée, est grièvement blessé à 1’épauic par uué balle. ‘ ’ . " '

6m Sortie* rtfwes. *

Juursee du 14 QUI. .

AUatptc» de fauche. •— îi& —

** iu <* >u « iwi. Le capitaine du géiiie Roukier, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et ,240 travaiHeurs d'infanterie. ... «

- On met les deux places d’armes à gauche de l'ouvrage du 2 mai en

communication avec des carrières qui limitent Je plateau de ce côté.

'• shw>. ” Vers une heure du matin, les Russes donnent le feu à un petit fourneau {(i-x) dont l’explosion a renversé un tirailleur et fait pénétrer . quelques gaz dans nos galeries. v . • • ' •. •

Pertes du 1 i au 15 r 3 tués ; 37 blessés dont 3 officiers. -i\ . . -

itwmfcftitt mi. ^ djx heures Qt demie du matin, nous refoulons un dieminement " , souterrain de l'ennemi par une explosion (a») effectuée dans le talus

:*• *■ - de l’entonnoir général.

• En arrivant sous l’entonnoir du fourneau 20, nos mineurs donnent dans un amas de chair humaine en putréfaction qui les force à a ban- *

donner ce rameau. ...

• A six heures du soir, nous faisons jouer un nouveau fourneau (a*) ,•

dans le but de refouler l'ennemi. ' > ; -,

.voit is-iu is mu. Le chef de bataillon du génie .Noël» chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On rétablit à l'extrémité de la place d'armes la plus avancée, à * gauche de l'ouvrage du 2 mai, une partie de la gabionnade qui pendant la journée avait été détruite par le canon de fa place, et on organise en place d'armes l’extrémité droite de l'ancienne ligne russe la plus avancée. ..* * .. . .

, , Le capitaine du génie Fescourt est contusionné à la tète par un

‘ sac a terre projeté par un boulet. -y .

an*.. Vers minuit, les Russes ont donné le féu à uu petit fourneau (d,,);

l'un de nos mineurs, blessé et enterré par celte explosion, a pu être ‘ dégagé aussitôt. . .

Pertes du 15 au 10 : 3 tués; 10 blessés dont 1 officier.

ti»iuK<iii i«iuii. A six heures du soir, nous faisons jouer un fourneau (a,,) dirigé contre un cheminement Souterrain de l'ennemi-

A44;ii|uc* tic gauche.

Juif du il *b 47 mai.

lime*.

Jwjrnëe- du 17 lB*t.

Mine».

Le chef de bataillon du génie Pingault, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de quelques gabions la place d'armes la plus avancée, à droite de l'ouvrage du 2 mai, et on met en communication avec les carrières inférieures le boyau qui part de la droite de la Jïàtterie n” 40. ;

A minuit, les Russes ont fait jouer un fourneau {d„) ; il nous a blessé trois hommes qui travaillaient dans les entonnoirs.

Pertes du 16 au 17 : 4 tués dont 1 officier; 42- blessés dont 2 orticlers. .

A midi, nous avons fait jouer dans le talus de l’entonnoir un fourneau <a„) qui nous a paru avoir détruit une portion de la galerie de l'ennemi. .

Le chef de bataillon du génie Dûbost, chef d’attaque; UJ16 bngndë K«it dv Jî «u 18 nui, de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.

On commence un cheminement dans la carrière inférieure, sur la * •

droite de la batterie n° 10.

• On fait un épaulemcnt en terre devant un mur en pierres sèches * ' ’ qui contourne le fond de la baie de la quarantaine.

Pertes du 17 au 18 :;33 blessés dont 4 officiers.

Les Russes font jouer deux fourneaux contre nos entonnoirs, l'un j.W<- u.. is m«. à midi, l'autre à trois heures. Le premier (dn) a blessé plusieurs hommes de garde par des pierres projetées dans la troisième parallèle : le deuxième (du) n'a produit aucun effet. ' • *• • • *'

Le capitaine du génie Roullier, cher d’attaque ; deux brigades de x»u « « i» sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 10 mètres la place d’armes avancée sur la droite ' de l’ouvrage du 2 mai, et de 15 mètres le cheminement commencé •• ' " la nuit précédente dans la carrière inférieure n droite de la balte- ' rien” 40. ... •' • . - . „*

; Vers deux heures du matin, nous faisons jouer uh fourneau («. ) ’

.\cart du 49 a a 10 oui.

AUa*|Wt lie i|4uclU:, . — 450 —

• .. . |n>ur approfondir ol rectilier sur un point la qualriémc parallèle. Il

est probable que son explosion a communiqué le fèu à quelque fourneau de la défense» car on a obtenu un entonnoir beaucoup plus grand qu’on ne devait s'y attendre.

- ’ Pertes du 18 au 10:2 tués; 35 blessés.

Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque • deux brigades, de sapeurs et 30U travailleurs d’infanterie.

On prolonge d'une vingtaine de métrés le cheminement delà carrière inférieure à droite de la batterie n° 10.

Vers une heure du matin, on signale dé fortes patrouilles russe» vers la gauche de l'ouvrage du î mai; reçues par une vive fusillade, elles ne tardent pas à rentrer dans la place. La retraite dé , l'ennemi fut suivie pendant une démi-heurc d’une canonnade parlant du bastion central, à laquelle nos batteries répondirent immédiatement. .•

Pertes du 19 au àO : 6 tués dont 1 ollicier; Si blessés dont 2 officiers. * , . • * **•*.•.

A midi , nous arrêtons un cheminement souterrain 'des Russes par une explosion ( a „) effectuée dans le talus de l’entonnoir général. • • *-

A six heures du matin, deux fougasses-pierriers établies dans les entonnoirs et chargées de pierres et de quartiers de bombes ont joué et ont projeté leurs gerlxs dans l'intérieur du bastion du màt.

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; deux bri- ■ , . . . " gades de sapeurs et 2jO travailleurs d’infanterié.

On prolonge le cheminement dans la carrière inférieure à droite •d# la batterie n" 40. • • '

î » Bus.-s On a vu que l'ennemi repoussé, dans la nuit du 13 avril, des eni-

r n i * f i . -.-il t un u • r.V"

■ a* ««atTr-appr*rhe buscades qu’il occupait devant le bastion central, n’avait pas lardé <n. yw). . à en d'autres en arrière, sur la croupe qui sépare le ravin-dé la quarantaine de celui du cimetière. Depuis, il a établi une nouvelle

JouHta* du 90 toai.

Müm» (PI. Xi. üf. 1}

©ai.

Sftpcïr.

Nurt du 94 au 2*pmh.

ligne d'embuscades couronnant les escarpements au fond de la baie de la quarantaine et s'appuyant à l’angle nord-ouest dn cimetière. Ces embuscades prenant chaque jour de l'extension, il était probable que l'onnemi tenterait avant peu de les relier entré elles et de se consolider sur ce terràin qui prend des vues d’écharpe sur toute la gauche de nos attaques. Quoiqu'on ne veuille marcher qu’av ec beaucoup de prudence aux attaques de la ville, comme 11 a été dit plus haut; ou ne peut cependant pas laisser prendre à l'ennemi dé si grands avantages; et l'ordre est donné d'étudier, en avant de la parallèle du cimetière, le tracé d'un nouveau cheminement partant d’uué trentaine de mètres à droite de la batterie n° 41, et se dirigeant vers les embuscades russes qu'il devra envelopper. C’est le lieutenant-colonel Guérin qui fut chargé par le général Dalesme de préparer ce travail. . .' i

. Le tracé avait été jalonné par des trous dans lesquels se logeaient

des éclaireurs, et les matériaux avaient été réunis; maïs on avait

ajourné l’exécution de ce cheminement depuis plusieurs jours, parce

qu’on remarquait chaque soir que les Russes étaient en force dans . •> * le ravip, très-prononcé sur ce point, qui nous sépare de la place:

Cependant, un plus long retard pouvant être nuisible, l’ordre d’exécution fut donné pour la nuit du 21 au 22 mai. Le nouveau cheminement est ouvert sur une longueur de 115 mètres, sans antre opposition de la part de l’ennemi qu'un feu de mitraille qui, dirigé trop haut, ne blesse que trois hommes parmi les travailleurs. Nos officiers dn génie ne pouvaient comprendre comment les Russes, qui se montraient si jalonx du côté de hi ville, les laissaient cheminer si paisiblement ; mai* «lés que le jour parut, tout s'expliqua. Par une singulière coïncidence, pendant que non» ouvrions cette tranchée pour prendre possession pied k pied, et avec le moins de pertes possible, de la croupe occupée par les embuscades, les Russes étaient venus

y porter leur ligne de défense. Ils avaient enveloppé ce» embuscades

Vllaijws d t jniWS*

AH4qnr* il* fjiuid» . » . ‘ — 252 —

par une gabkmuade qui, marchant parallèlement an mur du cimetière, sur le sommet de la croupe que chacun voulait posséder, se rattachait au corps de place par un long boyau aboutissant à la lunette située devant la face droite du bastion central.

Les travaux entrepris par les assiégés, dans la nuit du 21 au 22 mai , avaient un si grand développement , qu'ils constituaient un camp retranché en avant de la quarantaine plutôt qu'un ouvrage dé , Contre-approche. Si les Russes avaient pu s’y maintenir, le siège de

la ville serait devenu impossible, car les feux partant des hauteurs du cimetière auraient rendu inhabitable une partie de nos tranchées, et nous eussions été sans cesse menacés d’ètre tournés par des forces considérables que l'ennemi aurait pu y réunir à notre insu. Mais en venant nous assiéger dans nos tranchées et en se portant beaucoup plus près de nous que de la place pour nous tourner, les Russes • perdaient en grande partie la protection de leur artillerie, et ils se . trouvaient forcés de placer leurs réserves en dehors de l’enceinte crénelée, daHs le vallon de la quarantaine. Or, les deux batteries n“ 45 et 4f>, armées dé pièces de campagne, enfilaient ce vallon et y croisaient leurs feux. Cette tentative, bien plus hasardée que celle qui nous avait mis en possession de l'ouvrage du 2 mai, allait amener une lutte sanglante que l’assiégeant regrettait, parce qüe lés coups décisifs devaient être portés ailleurs, mais qui ne pouvait manquer de tourner à son avantage. Les nouvelles tranchées des Russes débordaient tellement les nôtres que de l’ouvrage du 2 mai on voyait à revers près delà moitié de la gabionnade qui était parallèle au mur du cimetière, et on prenait d'écharpe une grande partie de la communication qui, partant de la gauche de cette gabionuade, descendait dans le vallon de la quarantaine pour rejoindre le bastion central. Les balles de nos chasseurs à pied forcèrent bien vite les Russes à évacuer ces portions de tranchées.

Du côté du bastion du màt, nous avons lait jouer deux fougasses-

• — 253 — * * Miaqtii*« do pàuottp.

pierriér*, Tune à minuit, l'autre à trois heures et demie dû matin.

L'obscurité n'a pas permis de voir les effets de la première : la seconde a très-bien porté sur le bastion.

Pertes dn 21 au 22 : 3 tués; 30 blessés dont 1 officier.

Le général Pélissier, qui venait de prendre, le commandement en jm»®* a» h m». «

oimI iimantt.

chef, donne l'ordre de faire les préparatifs nécessaires pour enlever r.n»«m«t du «««wi les nouveaux ouvrages de l'ennemi, afin de les retourner contre la ■**» «•<>• place. La journée est employée par le service du génie à élargir les tranchées du cété du cimetière, à y faire des gradins de franchissement et à réunir sur -les fieux un grand approvisionnement de gabions, de fascines, de sacs à terre et d'outils. Le capitaine du génie Houllier, chef d’attaque, disposait à cet effet de deux brigades de sapeurs et de2WJ travailleurs d’infanterie. Pout la nuit, il avait éga-r • . .*

lement deux brigades de sapeurs et 6tiü travailleurs.

Le général de Salles, commandant le 1" corps, avait confié au général Pâté lé commandement des troupes qui devaient attaquer . les ouvrages russes, èl il avait placé sous ses ordres les généraux de brigade de la Motlerouge et Beuret. Il avait été décidé qu’on ferait deux attaques simultanées, lune par l'angle nord-ouest du cimetière.

l’autre par l'angle sud-est.

Le général Pâté avait sous ses ordres huit bataillons de 400 hommes chacun, les compagnies d’élite du i" régiment de la légion étrangère et trois compagnies de chasseurs à pied. En outre. , des réserves se tenaient prêtes à marcher.

A neuf heures du soir, tes deux attaques eurent lieu simultanément ; celle de gauche, conduite par le général Beuret, est faite par trois compagnies du 10* bataillon, de chassèurs à pied soutenues par deux bataillons du 2* régiment de la légion étrangère et un bataillon

du M8* de ligne ; celle de droite, sous les ordres du général de la Motterouge, est faite par les compagnies d’élite du 1" régiment de la légion étrangère et pftr deux bataillons du 28* de ligne, soutenus

Aüaques de gancly.

par un bataillon du 18' do ligue, et ayant comme réserve deux bataillons de voltigeurs de la garde. x

La tête de nos colonnes aborde les points indiqués en culbutant l'ennemi. Mais aussitôt après la retraite de leurs premières troupes, les Russes fofit entrer eu ligne des masses considérables avec lesquelles les nôtres se trouvent aux prises. ,

A l'attaque de gauche, la disposition des lieux, avait permis de tourner les embuscades par la'droite et par la gauche et d'y faire 25 ' prisonniers. Malgré de fréquents retours offensifs, ces embuscades restèrent en notre pouvoir apres deux heures d'un combat acharné; Les officiers du génie, disposant de ilOO travailleurs d’infanterie, se mettent aussitôt à compléter la gabionnade que l'ennemi avait commencée la nuit précédente pour relier entre elles ses embuscades, et on en retourne le parapet contre la place. En même temps, on prolonge légalement qui contourne le fond de la baie de la quarantaine jusqu'à l'escarpement de la rive droite de celte baie. Bien que ces travaux n'aient pu être commences que fort tard dans la nuit, ils étaient néanmoins assez avancés le matin pour qu’on ait pu y laisser une garde pendant le jour. •

. A l'attaque de droite, le combat continuait avec le plus grand acharnement. Cinq fois la gabionnade fut prise et reprise, et elle Unit, après une lutte; opiniâtre à la baïonnette, par rester entre nos mains. Mais le combat avait duré presque toute la nuit, ét il n'était pas possible d'exécuter avant le jour les travaux indispensables pour permettre de laisser.des troupes dans cette gabionnade qu'enfilaient les batteries de la quarantaine. On dut l'abandonner en se bornant à renverser les gabions et à abattre l'épatilemeut, afin de la rendre intenable pour l'ennemi. Les travailleurs durent abandonner leurs outils pour prendre part à la lutte, et iis éprouvèrent des pertes sensibles. Le capitaine du génie Vaullegeard, officier d'une grande bravoure, qui dirigeait une partie du travail, a ététné. -

. • , — 255 — ■ • Attaque» Hi' ga'wfce.

Malgré les tombais de la nuit, la tranchée ouverte la veille enavant de la batterie n” 44 a été prolongée de 175 mètres ; elle se trouve assez avancée le matin pour qu'On puisse y maintenir des travailleurs pendant le jodr. - .

Le feu de l’artillerie a été trés-vif de part et d'autre pendant toute la nuit. Les deux batteries n"* 45 et 46, qui prennent d’enfilade et d'écharpe le grand ravin dans lequel l'ennemi déployait scs troupes, ont dù hii causer de grandes pertes.'

Le général Khrouieff commandait les troupes qui ont combattu contre nous. D'après les rapports russes, leurs pertes furent de 765 tués, au nombre desquels le général d’Adlerberg et 18 officiers ;

1,446 blessés dont 4'.l officiers ; et 324 contusionnés dont 0 officiers • ■

en tout 2,515 hommes hors de combat.

Nos pertes du 22 uu 23 so sont élevées à 512 tués dont 10 officiers ;

1,264 blessés dont 50 officiers : 26 disparus; en tout 1,802 hommes hprs de combat. • ■ •* . ' .

Le chef dé bataillon dü génie Dtirand de Villers, chef d'attaque y Journée du 23 tint ri a

• nuit Buiiaak.

de jour, deux brigades de sapeurs et 330 travailleurs d’infanterie C de nuit, deux brigades de sapeurs et 000 travailleurs d’infanterie.

Dans la journée, on voit les bateaux à vapeur russes faire de grands transports de troupes d'un cété à l’autre du port. Les corps .

qui ont le plus souffert pendant la nuit sont sans doute relevés et remplacés par des' troupes fraîches que fournit l’armée de secours.

Le combat de la nuit du 22 au 23 mai n’ayant pas laissé lelemps * ' . de s' établir dans la partie des tranchées russes dont nôus n’avions fait que chasser l'ennemi, le général en chef décida que ceS résultats . •

seraient complétés la nuit suivante. Le général de Salles chargea de cette opération le général Levaillant commandant la 2' division du *

l*r corps, et h?s dispositions ci-aprés furent arrêtées :

A la gauche, le général de brigade Conslon devait, avec quatre" . bataillons, être prêt à résister à l’assiégé sur l'emplacement des em-

Muu|uc& de tftftidiC'

buscades russes de la quarantaine, occupées par nous depuis la veille Cl transformées en une place d’armes. ■

A la droite, le général de brigade Duval, ayant à sa disposition six bataillons, avait l’ordre de réprendre les embuscades de la croupe à l’est dit cimetière, de repousser l’ennemi et de le contenir pendant qu'oi) exécuterait les travaux nécessaires pour nous assurer la possession définitive de cette importante position.

L’artillerie devait préparer cette attaque en dirigeant son leu, dans. • . la soirée, contre les batteries ennemies qui avaient des vues sur te lieu du combat, et le génie, après avoir réparé le plus possible le désordre des tranchées, s’était approvisionné de tous les matériaux nécessaires et se tenait prêt à commencer les travaux dès que nos troupes auraient dépassé les tranchées russes.

A neuf heures et demie du soir, la colonne du général CousIor sort des tranchées et repousse dans la place tout ce qui se trouve . devant elle ; ou entreprend aussitôt la communication reliant la place d’armes commencée la nuit précédente sur l’emplacement des embuscades ennemies avec l’épaulemenl qui contourne le fond de la baie de la quarantaine. ’ • •

En même temps que le général Coustou se portail en avant, le général Duval recevait l'ordre de commencer son attaque. Deux ba- . taillons commandés par le colonel Gault, du Mi', se jettent sur la gauche de l'ennemi, deux autres bataillons marchant droit sur Uii l’attaquent en face, et un troisième, contournant le cimetière païf l'ouest, vient le prendre par sa droite. L’ennemi ne résiste pas à l’érlau de nos troupes ; abandonnant ses tranchées, il se retire pour ne plus reparaître de toute la nuit. ' ■ ,

Le général Dalesme fit Immédiatement arriver les travailleurs, et, sous la direction du lieutenant-colonel du génie Guérin et du chef de bataillon Durand de Villers, on établit sur l’emplacement de la gabionnade russe une parallèle Iracéc en crémaillère pour échapper

aux viœs des contre-approches de la quarantaine. A l'extrême gauche du contre-fort, on relie ensemble deux grandes embuscades russes, on les ferme du côté de la place et on les ouvre du nôtre. Sur la droite, on approfondit la tranchée entreprise les deux nuits précédentes, et on la prolonge de 1 10 mètres jusqu’à sa jonction avec la gabionnade russe transformée.

- Malgré le feu très-vif de la place, tous les travaux s’exécutent avec beaucoup d'ordre et de précision, et au jour ils sont assez avancés pour que nos troupes puissent les occuper.

• La parallèle russe se trouvant un peu eu de<;à du sommet de la croupe du cimetière, nos travailleurs iront pas eu à souffrir du feu de la place autant qu’on anrait pu le craindre ; cependant le capitaine du génie. Feseourt a eu la clavicule cassée par une balle et le sous-lieutenant Dogny a aussi été blessé.

L'ensemble des tranchées cl des embuscades enlevées aux Russes et, retournées contre eux, sur la croupe du cimetière; sera dorénavant désigné sous le nom A' ouvrage du 23 mai.

On fait joner trois fougasses-pierriers contre le bastion du niât, l’une à onze heures et demie du soir, les deux autres à trois heures et demie du matin ; elles ont très-bien porte leurs gerbes sur le bastion et sur ses abords d'où partait une vive fusillade. La dernière a . rompu quelques châssis dans l une de nos galeries.

Pertes du 23 au 2i : 00 tués dont i officiers; 102 blessés dont 20 officiers ; 39 disparus. *

Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.

On prolonge la communication commencée ia nuit précédente entre l’épaulemcnt qui contourne lu baie de ia quarantaine et la place d'armes établie sur l'emplacement des embuscades russes.

Nos tranchées de la croupe du cimetière sont prises d’écharpe par les batteries et les embuscades de la quarantaine ; on rectifie leur

Attaques de gauehe.

Nigi du 24 au 25 mai -

tracé sur plusieurs points, et on détermine la position des traverses de défilement qui devront être construites pendant la nuit.

A une heure et demie, il y a une suspension d'armes qui dure jusqu'à six heures du soir, pour enlever les morts restés sur place dans les combats des deux nuits précédentes. L'ennemi relève environ 1 ,200 cadavres, et il est probable qu'il avait déjà pu en enlever un certain nombre. De notre ctUé, nous en rapportons 385.

Trois brigades de sapeurs et 780 travailleurs d’infanterie.

A la parallèle du cimetière, on exécute les rectifications et les traverses qui ont été tracées pendant le jour.

On complète la communication sur les escarpements de la rive droite de la baie de la quarantaine, ce qui permet d’arriver à couvert dans la place d’armes établie sur l’emplacement des embuscades

• russes.

L’ ennemi commence pendant la nuit une nouvelle batterie à la droite de celles qui existent déjà sur le contre-fort qui descend du •• ' - bastion n" 6 au fort de la quarantaine.

Km. • A sept heures du soir, nos mineurs croyant entendre un forage dq l'ennemi sous le talus des entonnoirs, on dépose 190 kilogrammes , de poudre dans un puits creusé d'avance («„), et on y met le feu.

. . • . . .Pertes du 21 au 25 : 6 tués; 44 blessés dont 2 officiers,

amw a» vi «n»; « . Le chef de bataillon du génie Massu, chef d'attaque; deux bri-

naît soiivnfe. t

gades de sapeurs et 600 travailleurs d’infanterie pendant le jour ;

. trois brigades de sapeurs et 450 travailleurs d'infanterie pendant la /: - -i v. nuit. ‘ ‘ • .

La parallèle en avant de la batterie n* 44 est élargie et approfon- ; • die; on rectifie le boyau en crémaillère à l'est du cimetière dans quelques parties qui étaient prises d'enfilade par la nouvelle batterie en construction du côté de la quarantaine. On épaissit à l'aide de sacs à

terre le parapet de la communication qui contourne la baie de la • " • . *

quarantaine, ainsi que celui de la place d’armes qui couronne les es-

259 — - . - Ausqoct At ftueht.

carpemeuts de celle .baie. Ces divers travaux sont continués pendant la nuit, et on prolonge la place d’armes d'environ 45 mètres vers l'angle sud-ouest du cimetière. - . ; . ; .

. L’ennemi continue sa nouvelle batterie de la quarantaine et en commence une autre appuyée à la lunette de droite du bastion cen- Irai, en profitant du point de départ des tranchées qu'il avait ouvertes dans la nuit du 21 au 22 et que nous lui avons enlevées.

Pertes du 25 au 26 : 4 tués dont 1 officier ; 36 blessés dont 1 officier.

. Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; deux brr- i***»*» wma. gades de sapeurs et 600 travailleurs d'infanterie.

• On perfectionne sur une longueur d'environ 350 mètres la non- . relie parallèle du cimetière, .et on la couvre par des traverses contre le* vue» de la batterie en construction sur le contre-fort de la quarantaine. .

'Des tirailleurs russes établis dans un groupe de maisons sur la rive droite de la baie ayant blessé des travailleurs dans les tranchée», nos batteries leur envoient quelques boulets qui font cesser leur feu. '

Deux brigades de sapeurs et 800 travailleurs d'infanterie. \»a iM9*« n

On prolonge de 80 mètres v ers la gauche la parallèle du cimetière ; on prolonge également, de 140 mètres vers l’angle nord-ouest du cimetière, la place d’armes de la baie de la quarantaine.

A. minuit et demi, nous donnons le feu à une fougasse-pierrier, ■ . Mi»*, parce que le bastion du mât tirait de manière à faire supposer qu’il s’y trouvait beaucoup de monde.

Pertes du 26 au 27 : % tués ; 22 blessés.

• A onze heures du matin, l’ennemi fait jouer un petit fourneau •»..

dont l’explosion (d») a blessé trois travailleurs et enterré deux hommes de garde ; ceux-ci ont été aussitôt dégagés et en ont été quittes pour dés contusions: ■ ‘ '• ; ' .

XIIXJWS d** ü*IKfai: , •• 1 — 20(1

. Un de nos mineurs fait connaître qu'il travaille si près du mineur russe qu’ils vont se rencontrer dans une crevasse du rocher. On s’em- - presse de déposer sur ce point 200 kilogrammes de poudre, et on donne le fen à trois heures du soir. On obtient un entonnoir large et . . • profond (au) qui fait supposer que le cheminement de l'ennemi a été

• écrasé... ' * •• , /'• • >

’ 1 • Vers sis heures du soir, nous donnons le feu à un fourneau établi

à l'intérieur des galeries, afin d'arrêter quelques cheminements de l'ennemi.

vu d» ni* * Le clief de bataillon du génie Ribot, clief d'altaque ; trois brigade» de sapeurs et 781 travailleurs d'infanterie.

On fait les deux premiers lacets d'une communication en zigzag • qui s'appuie au côté nord du cimetière, et qui doit relier notre établissement sur la rive droite île la baie de la quarantaine à la parai- • ' lèle du 23 mai. 1

Pendant la nuit, l'ennemi démasque cinq nouvelles embrasures dans la lunctlo Boutakoiï située devant le mur crénelé , entre la

■ - - lunelle de droite du bastion central et le bastion de la quarantaine.

• Perles du 27 au 28 : 2 tués ; IH blessés,

jounrf» du u Mfi. Un camouflet russe :dUl qui joue vers quatre heures du soir enterre à mi-corps trois mineurs qui travaillaient dans les entonnoirs » »st qui se sont dégagés eux-mémes : un seul était blessé. . "

A cinq heures, nous donnons le feu à un petit fourneau établi en tète d’un de nos rameaux, el qui doit jouer en avant comme une • fougasse, ('.'était une expérience : elle n’a pas produit d'effets satis-

■ . . ' faisants.

( ne autre explosion, effectuée à six heures du soir dans le talus ‘ . , ’ de l'entonnoir général, a arrêté un cheminement de l’ennemi qui était arrivé sous un de nos puits creusés d’avance, x.i.id.i ts.«ri w. Le chef de bataillon du génie Durand de Villers, chef d'altaque : deux brigades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie.

. • ' — î(il -i- I ItiqHes Jr

Depuis l'occupation des ouvrages de contre-approche enlevés aux Russes le 23 mai, la gauche de nos cheminements se trouvait Tort en .

• l’air et très-exposée à être tournée par les sorties venant de l'espace compris entre le fort et les contre-approches de la quarantaine. Il fallut donc songer à se consolider en étendant les tranchées vers la gauche et en reliant l’ouvrage du 23 mai à la place d’armes de la

• quarantaine.

Pour atteindre ce but, on prolonge de 90 mètres vers la gauche la parallèle du 23 mai , en faisant de nombreux crochets pour se • défiler des batteries de contre-approche. On ouvre en outre deux nouveaux boyaux du cheminement contigu au mur nord du cimetière. La mitraille des Russes nous a tué i travailleurs et en a „ blessé 15. . .\ .

Pertes du 28 au 29 : 4 tués ; 25 blessés dont 2 ofliciers.

Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque; deux ln i- s«.i Z- » •« » «*,. gades de sapeurs et 7ll travailleurs d’infanterie. ’ . •

On prolonge encore de 80 mètres vers la gauche la parallèle du . ■ * *

23 mai, et on fait deux nouveaux boyaux de la communication eu • zigzag au nord du cimetière. •

' - Les batteries russes de la quarantaine font un feu de mitraille assez vif sur le cimetière, supposant sans doute que nous y avions des réserves. La place a aussi tiré assez vivement sur un convoi qui apportait des munitions à nos batteries.

Pertes du 29 an 30 : 4 tués ; 21 blessés. ...

Le chef de bataillon du génie Massu, chef d’atlaqne; une brigade v"" *n * “ 3< de sapeurs et 000 travailleurs d’infanterie. . . .

On établit à l'intérieur du cimetière, contre le mur de clôture nord, un cheminement en crémaillère qui complète la communication entre la place d’armes de la quarantaine et la parallèle du 23 mai. Celte parallèle, formée de l'ancienne tranchée russe, ne nous permettant pas de voir lé ravin qui sépare nos attaques de l'enceinte de la place,

• Atuqim lie nwlie.

nous ourrons eu avant, Sur GO mètres de longueur, une nouvelle ' . parallèle qui couronne la berge gauche du ravin.

Le feu du bastion de la quarantaine a été assez vif pendant tonte . la nuit, sans cependant nous faire grand mal. On reconnaît, au jour, que l’assiégé a fait, en avant de sa nouvelle batterie de la quarantaine, une gabionnade en manière de chemin couvert, qui parait destinée à placer des tirailleurs. ...

Mm. On fait jouer, à quatre heures et demie du matin, un fourneau .

établi au fond d'un rameau. Son explosion (a*) a mis à découvert.'- — beaucoup de bois de coffrage et des conducteurs électriques re» • couverts de gutta-percha. La forme très-allongée de l’entonnoir donne lieu de croire que le feu s’est communiqué à quelque four- •

• «eau rasse. ^ ..

Pertes du 30 au 31 : 3 tués! -41 blessés. *

Jturtll* 4d Si m#i. *

. On donne le fou à deux fourneaux établis dans le talus de l'entonnoir général. Les explosions (u,, et a„) ont lieu à une heure et à trois

heures.

Les Russes font toujours un feu très-vif contre les entonnoirs. On est sans cesse occupé à réparer le parapet de la quatrième parallèle dans lequel l’artillerie du bastion du mât fait souvent de lar- > gefe brèches, l'ne des descentes qui conduisent dans les entonnoirs a été blindée : elle avait été fréquemment endommagée par les bombes. , .

xwt du ai mi m e* Le chef de bataillon du génie Martin chef d’attaque ; deux bri- 1 gades de sapeurs et 650 travailleurs d’infanterie.

• On ouvre, eu partant du cinquième boyau de la communication au

nord du cimetière, une place d'armes d’une centaine de mètres se dirigeant vers la baie de la quarantaine. Cette place d'armes, couronnant un petit plateau d'où l’on découvre bien le ravin en avant, est destinée à protéger la gauche de nos cheminements contre les sorties que i'ennçmi'potimit faire si facilement en partant de l’es-

Attaque* de gauche .

pèce de camp retranché que forment en avant de l'enceinte de la place le fort et les contre-approches de la quarantaine.

Toute cette portion de nos cheminements était fort exposée et donnait lieu à des inquiétudes sérieuses. La condition d’échapper en même temps aux feux d'enfilade des ouvrages avancés de la quarantaine et à ceux du bastion central ne permettait de cheminer que dans une seule direction ; le terrain était en outre rocailleux et trèsdifficile à creuser. On prolongea, la place d’armes autant que possible. Il eût été à désirer qu'on pût la terminer par une bonne redoute protégeant le flanc de nos attaques; mais la construction d'un ’ •

pareil ouvrage, dont il aurait fallu creuser les fossés dans le roc, exigoant un travail pénible et long, on risquait, en dévoilant nos craintes, de provoquer les attaques de l’ennemi.

On prolonge de 90 à 100 mètres la place d’armes ouverte la nuit • précédente à l’est de la parallèle du 23 niai. On améliore plusieurs ■ r parties de cette parallèle, où l’on n’avait pu encore travailler de jour. ’ Pendant toute la nuit, on a été fort tourmenté par la mitraille : le

capitaine du génie Jacobé a été mortellement blessé par un biscaïen.

Pertes du 31 mai au 1" juin : 4 tués; 28 blessés dont 2 officiers. . ' Les pertes du l,r corps, pendant le mois de mai, s’élèvent à 916 tués dont 43 officiers ; 3,877 blessés dont 171 officiers; 67 disparus; en tout 4,860 hommes hors de combat. • / » •.

La moyenne dn nombre de travailleurs employés aux attaques de •N,l»,'r'' ^ gauche, pendant Je mois de mai, a été de : ' •

8 1 Sapeurs ou mipeurs et 510 soldats d’infanterie par journée : • ’ ’

96 — 440 ' ■ par nujj c

Le chef de bataillon du génie Fabré, chef d'attaque; deux bri — au wgt* bk «ramu gades de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie. 4à V'-m t mi.

On entreprend la construction de trois épaulements pour des pièces de campagne destinées à battre lo terrain en avant de nos

AIUkjuo tJr (Iniitr . . V • - *tft.

attaque» dans le cas où l'ennemi tenterait une forte sortie : le premier (batterie n" 11 pour 2 pièces), à l'attaque du carénage, flanquant . toute la partie de la première parallèle qui occupe le plateau ; le . . second (batterie 11“ 12 pour 3 pièces) , à l’attaque Malakoff, situé •

. sur la berge droite du ravi» Karabelnaya en arrière des deux parallèles, sur un point d'où l’on peot tirer par-dessus nos tranchées enfin le troisième (batterie n" 1 1 pour 2 pièces), avec traverse et parades, situé aussi à l’attaque Malakoff, dans la partie la plus avancée d'un cheminement pratiqué dans des carrières en avant de la • droite de la deuxième parallèle.

. . Les Russes travaillent activement à leur nouvelle batterie sur la dernière croupe du contre-fort du carénage. On y compte cinq embrasures. • .

. Pertes du 1" au 2 :3 blessés. . .

•'«**» ■»** •‘■«a, Le chef de bataillon du génie Fabré, chef d'attaque; deux bri— •

. gades de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.

On ouvre un bout de tranchée d une trentaine de mètres de longueur, pour relier la droite de la deuxième parallèle, devant le mamelon vert, à la communication qui descend de la place d'armes de l'èperon dans le rav in du carénage. ,

Pertes du 2 au 5 : 58 blessés dont 3 officiers. • • •

j*ursc< j. ? nui <1 L’épaulement de la batterie n* 1 i, terminé dans la journée du 7,

ftvil nmiiit. i • . ,

, . est aussitôt remis a I artillerie chargée d établir les embrasures: celui de la batterie ir i 1 est achevé la nuit suivante. Quant à la battelie n’ 12, elle est moins avancée; sa position en arriére de la pre- ■

’ mière parallèle oblige à élever la plate-forme à 1 mètre au-dessus du terrain naturel. Ce travail est d'ailleurs vivement contrarié par l'artillerie de la redoute Kamtchatka qui ne permet pas toujours d'y ■ laisser des travailleurs.

Pendant la nuit, les Rosses percent dans la branche qui descend à l'est de la redoute Kamtchatka quatre embrasures faisant face à

>uK <Ut 9 au 10 «IM.

. ■ 2^)5 — ” • Attaque* (le «trotte.

nos cheminements. En même temps, il» commencent au pied du ma- « melon vért, eu arrière de leur première ligne de contre-approche, une seconde tranchée destinée à soutenir la première, et se reliant par sa gauche avec la batterie de 4 pièces dont nous venons de parler. ; - \ v ...

Pertes du 5 au 7 : 10 tués ; 33 blessés dont 3 officiers.

Le chef de bataillon du génie Boissonnet, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 250 travailleurs d’infanterie.

Sur le plateau du carénage, on ouvre une tranchée d’environ 320 mètres de développement, partant de la gauche de la parallèle et aboutissant à une embuscade établie en avant, sur le versant du ravin du carénage; Vers minuit, le travail est interrompu pendant une heure, par suite d’une alerte occasionnée par on feu de mousquelerie très-vif qui a lieu sur la gauche du ravin Karabelnaya, entre les attaques anglaises et les travaux de contre-approche de l’ennemi.

Toutes nos batteries et celles des Anglais ont engagé aussi une lutte très-vive avec l'artillerie de la place.

- ; Perte* du 7 au 10 : 6 tués ; 41 blessés dont 1 officier.

Le colonel Frossard, nommé général de brigade, continue à commander le génie du 2* corps.

Le petit magasin à poudre de la batterie du fond du port fait explosion, vers cinq heures et demie du soir, par l’effet d’une bombe tirée de la batterie russe du phare. Quelques hommes sont tués et plusieurs autres blessés ; les deux pièces de gauche de la batterie sont bouleversées mais n’éprouvent aucune avarie.

La nuit, vers deux heures, quelques Busses sortent de leur ligne de contre-approche devant le mamelon vert et s’avancent sur la droite de notre attaque; ils sont accueillis par une vive fusillade et se retirent aussitôt. Il en résulte une alerte générale, mais elle ne dure que peu d'instants.

Pertes du 10 an 12 : 0 tués; 24 blessés. » .•

• Jt

J ou mec lu tî mai et uni «mante.

Attaques de duoie.

Nwl du 45 tu 46 mai.

du 46 au 47 tuaw

Ru»f du 47 au 48 mai.

Le chef de bataillon du génie Lharelon, chef (l’attaqué; une brigade de sapeurs et 150 travailleurs d'infanterie.

L'embuscade établie sur la berge droite du ravin du carénage pour protéger la gauche de notre attaque, et qui a été reliée à la parallèle dans la nuit du 9 au 10 mai, ne voyait que très-imparfaitement le terrain en avant ; on en établit une seconde un peu plus loin, sur la droite de h» première, au sommet d"un contre-fort séparant deux petits vallons transversaux qu’elle découvre parfaitement; ef on rén: hit ces deux embuscades par un cheminement d’environ 200 mètres de longueur. Mais la nature rocailleuse du sol ne permet pas de donner partout à ceUe communication une profondeur sufliéante pour couvrir les hommes; la nouvelle embuscade est néanmoins occupée , pendant la journée suivante.

Pertes du 12 au 16 : 12 tués; 60 blessés dont 1 oflicicr.

Le chef de bataillon du génie Boissonnet, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 100 travailleurs d’infanterie. *- •' ■' • <

On modifie une partie, incomplètement défilée, de la communication ouverte la nuit précédente, et on établit sur les ressauts de l’escarpement du ravin im petit sentier partant de la gauche de la parai- . lèle pour communiquer plus directement avec les attaques du plateau de MakikofT.

On termine l’épaulement de la batterie n* 12.

Au jour, on s’aperçoit que les Russes ont considérablement augmenté le parapet de leur ligne avancée vis-à-vis de cette batterie ; ils paraissent disposer eux-mèmes eu ce point deux embrasures dirigées contre la batterie n° 14.

Pertes du 16 au 17 ; 2 tués; 13 blessés dont 1 officier. -

Le chef de bataillon dü génie de Préserville. chef d’atlaque; une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d’infanterie.

On améliore les nouvelles tranchées ouvertes à la ganclie de l’attaque du carénage, et on prolonge par une gabtonnade d’une ving-

207 — Attaijnc j df droit**.

laine de mètres de longueur ta partie droite de Tembnscade établie .. dans la nuit du 15 au 1(3.

Les Russes construisent en arrière de la batterie établie sur la branche descendante, à l'est de la redoute Kamtcliatka, un blindage . en corps d’arbres qui parait destiné à servir de magasin ou de logement pour les canonniers. Notre artillerie dirige des feux sur ce travail afin de le retarder le plus possible.

Pertes du 17 au 18 : 2 tués ; 5 blessés.

Le chef de bataillon du génie Boisson net, chef d'attaque; une *>«»»*< "*»• brigade de sapeurs cl 200 travailleurs d’infanterie. .

A l'attaque du carénage, on ouvre une tranchée partant de la • ' v •

droite de la parallèle et aboutissant à une embuscade établie en avant- Gette tranchée, qui servira de communication à une deuxième parallèle qu’il faudra faire pour se rapprocher de la redoute Volhynie, présente un développement total de 121 mètres, dont 10 en sape . double divisés en sept branches avec crochets. La pente descendante du terrain a obligé de faire un tracé de ce genre. Au jour, te travail est peu avancé à cause de la nature rocheuse du sol ; on n'est cou- . '

vert que dans quelques parties. . * * ■ .

Le feu de la place a été très-modéré ; il n'était pas d'ailleurs dirigé sur le nouveau travail.

Pertes du 18 au 21 : 8 tués ; 34 blessés. ’

Le cher de bataillon du génie de Préserville, chef d'attaque ; une sia a» « ». «hui. brigade de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie. v > On perfectionne la tranchée ouverte la nuit précédente pour communiquer à l’embuscade de droite, et on établit une nouvelle embuscade en avant et à ganche de cclle-d.

On abaisse d’un rang de gabions l’épaulement de la batterie n0 12t préparé pour recevoir trois pièces de campagne sur plates-formes élevées ; l’artillerie s’est décidée à remplacer ces pièces par des mortiers.

• Pertes du ,21 au 22 : 2 tués; 6 blessés. . . . .

sv ' ■ .

AllMIHM (lr ilmrt».

-r 2fî8 — # ' . . .

iMnéMta « (uj. Le chef du bataillon du génie Fabré, chef d’attaque ; une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.

On place des travailleurs pour améliorer la tranchée ouverte à la droite de la parallèle du carénage dans la nuit du 20; mais les - boulets tirés de la redoute Volhynie ayant traversé Ja gabionnade en plusieurs endroits, tué un homme et blessé plusieurs autres, on suspend momentanément le travail et on se borne î» faire des travaux d’entretien dans les tranchées.

On continue, malgré le feu de la place qui inquiète beaucoup les travailleurs, h transformer la batterie n* 12 en batterie de mortiers, vu* h n*« « wi. Une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d’infanterie.

On trace deux boyaux, Pun de 75 mètres, l’autre de 45 mètres de longueur, reliant la place d’armes en avant de la gauche de la parallèle du carénage avec le cheminement en zigzag qui a son point de départ en arrière de la batterie n" 11 ; mais le premier boyau est , seul ouvert. . • %

Le tir de la place n’a pas discontinué pendant toute la nuit. r . Depuis neuf heures et demie du soir jusque vers la Ün de la nuit, on entend une mousqueterîe et une canonnade très-vives ; c'est l'attaque faite par les troupes du 1« corps contre les ouvrages de contreapproche établis par les Russes près du cimetière de la quarantaine.

Pertes du 22 au 23 : 3 tués; 9 blessés dont 2 officiers, x.n au u ra v* m»,. Le chef ,je bataillon du génie Chareton, chef d’attaque ; une brigade de sapeurs et 200 travailleurs d'infanterie.

On termine l’ouverture du lacet de 45 métras de longueur qui avait été tracé et amorcé la nuit précédente.

L'artillerie ayant établi une batterie de trois mortiers (n° 10) dans la partie droite de la deuxième parallèle de l'attaque du mamelon vert, on ouvre en arrière de cette batterie, pour serv ir de communication, une tranchée de 35 à 40 mètres de longueur.

. Le chef de bataillon Chareton, contusionné par un obus, est rem-

>• * » * AlliqHridf Amili*.

placé par le capitaine du génie Masselin, qui était déjà venu remplacer le capitaine Salanson contusionné par une pierre. • . ' .

On entend, vers neufheures et demie du soir, un feu très-vif dn côté de la quarantaine : les troupes du 1" corps attaquent de nouveau les ouvrages russes du cimetière dont elles s'emparent définitivement. .• •. .

Pertes du 23 au 24 : i tué ; 14 blessés.

Les généraux en chef des armées alliées ayant décidé que la ligne de la Tchernaya serait occupée, le général Pélissier fait descendre de nos positions les divisions Canrobert et Brunet du 2" corps, toute la cavalerie moins le 4' hussards, et cinq batteries à cheval de la réserve de campagne.

Ces troupes, sous le commandement du général Canrobert, quittent leurs bivouacs le 24 mai à minuit, et arrivent le 25, au point du jour, an pont de Traktir dont elles s’emparent sous les yeux du général en chef. Les Russes n’avaient comme troupes avancées sur la rive droite de la Tchernaya, que deux bataillons d’infanterie, quelques escadrons de hulans et de Cosaques et une batterie légère, qui furent obligés débattre en retraite après un court engagement davaul-garde dans lequel nous n’e&mes que quelques cavaliers atteints. L'ennemi laissa entre nos mains 60 à 80 prisonniers.

Ce mouvement était appuyé k droite par les Piémontais et la cavalerie anglaise, au centre par l'armée tnrque.

Nos troupes repassent la rivière vers 9 heures du malin, et les deux divisions d'infanterie prennent position sur les mamelons Fédoukhine, qui dominent le pont de Traktir et la' plaine de la Tchernaya, ayant en arrière d'elles la cavalerie et los cinq batteries d’artillerie, et à leur droite l’armée piémonlaise et la cavalerie anglaise. L’armée d'Omer-Paeha, établie sur la ligne des redoutes torques de Balaciava, est prête à soutenir au besoin la droite, la gauche ou le centre/ .

Journée ta *5 mai.

‘Or errupe I) li|W 4<* la TrtttTM.r*.

ÀU»i(n»» de droite . • . — 270 —

»«» <hi2emn mai. Le chef dé bataillon du génie Boissonnet, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 750 travailleurs d’infanterie.

500 travailleurs, divisés en deux colonnes conduites par le chef d'attaque et par son adjoint, le capitaine Masselin, ouvrent, en partant des deux cheminements établis à droite et au centre de la première parallèle du carénage, une tranchée d’environ 500 mètres dé développement, dont la partie la plus saillante se trouve à près de . 300 mètres en avant de la première parallèle. Sur plusieurs points où le terrain est mauvais, on place deux rangs de gabions, alto d’obtenir le plus vile possible un parapet assez résistant. Cette tranchée forme la deuxième parallèle de l’attaque du carénage.

• > Vers dix heures, au moment où la pose des gabions se terminait.

• . . les embuscades russes les plus rapprochées, qui ne sont qu’à une

centaine de métrés de notre nouvelle parallèle, dirigent sur los travailleurs une fusillade assez vive qui est le signal d’un feu d’artillerie très-violent partant de tontes les batteries ennemies ayant action sur ce terrain. Il en résulte Quelque désordre parmi les gardes placées en avant et parmi les travailleurs, qui n’ont pu être remis à la be- . ‘ sogne qu’une heure après. L’ennemi fait une seconde démonstration semblable vers une heure du matin , quand lés gabions sont déjà remplis : mais elle inquiète à peine les travailleurs, seulement la garde rentre dans la tranchée et so couche sur le reTers.

Le tir de l’artillerie russe étant exclusivement dirigé sur les batteries situées en arrière de notre nouvelle tranchée, les travailleurs n’en ont que peu souffert ; 19 seulement ont été atteints, soit par les gros projectiles, soit par la mousqueterie.

. Deux feux jointifs donnant une lumière blanche très-intense, allu- . *

• . lumés au saillant de la redoute Volhynie, nous font penser que l’en-

nemi craignait une tentative contre ses ouvrages.

Dans la même nuit, on travaille à établir des murs transversaux en pierres sèches dans le fond du ravin du carénage, afin de se met*

' ' • m — 271 — ,V»l*qoe* île ëiwiie.

’ . < * • / *’ • , ■*”“ tre à l'abri des coups partant des embuscades russes établies dans

les escarpements de ce ravin, en avant de nos attaques.

Pertes du 21 au 27 : 10 tués dont 1 oflîeier; 72 blessés dont 1 of-

-Oder. ■ • -• * • ’ - . ‘ - ‘ •

Le chef de bataillon du génie de Préserville, chef d'attaque; une tfa» « ■» w

brigade de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie. ' l'

. Sur le plateau du Carénage, on élargit et on approfondit la deuxième

.parallèle ouverte la nuit précédente* plusieurs parties sont sur le roc.

On continue les murs eu pierres sèches dans Je ravin. ‘ ’•

Au jour, on s’aperçoit que les Russes ont établi sur le plateau du

•carénage, en arrière de leurs deux embuscades lés plu» avancées,

quatre nouvelles embuscades qu’ils occupent pendant la journée. 1

Pertes du 27 au 28 : 1 tué; 'G blessés. C •

•*' l>ans la plaine de ta Tcheriiaya, on rase la redoute que les Russes «vaient établie sur le mamelon situé en face du débouché du pool de Traklir, sur la rive droite de la rivière.

Le chef de bataillon du génie 'Boissonnet, chef d’attaque ; une brigade de sapeurs et 350 travailleurs d'infanterie pendant le jour; une brigade de sapeurs et 150 travailleurs d’infanterie pendant la nuit.

On devait établir un petit retranchement en pierres sèches dans des carrières situées au débouché du petit ravin transversal qui sépare la gauche dé notre deuxième parallèle du carénago des embuscades de l'ennemi. Le chef d'attaque allant, pendant le jour, reconnaître le terrain, découvre une ligne de caisses de forme cubique, contenant chacune sept à huit kilogrammes de poudre. Ce» caisses au nombre de vingt-quatre, espacées de deux métras, sont enterrées au niveau du sol , en travers du ravin du carénage. Audessus de chacune d’eiies se trouve un tube de verre enveloppé de . cuivre ; cé tube, eu se brisant sous les pieds des soldats, devait laisser échapper un liquide qui eût enflammé, une composition communiquant avec les poudres de ia caisse.

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Le commandant Boissouuel, accompagne d'on sergent du génie, de (|iiatre sapeurs et de huit travailleurs d'infanterie, va, sous la protection d’un petit poste d'infanterie, enlever ces caisses, et partient, malgré le feu des embuscades russes, ken déterrer seize qu ii fait apporter au dé|x)t de tranchée, tietle opération nous coûte deux hommes tués et quatre blessés. ; . ..

la nuit, le poste est établi dans les carrières. On y communique à la laveur d’un mur en pierres sèches, de 125 mètres de longueur, formant une espèce de couloir le long de la berge droite du ravin du carénage.

Pertes du 28 mai au I" juin : 15 tués dont 1 officier; 59 blessés dont 1 officier. I n officier, qui s'était imprudemment avancé dans te ravin du carénage, a disparu.

Les pertes du 2' corps, pendant le mois de mai, s’élèvent à 86 tués dont 2 officiers ; LSI blessés dont 15 officiers ; 1 officier disparu ; un tout 518 hommes hors de combat. .

La moyenne du nombre de travailleurs employés aux attaques de droite, pendant le mois de mai, a été de : .,

87 sapeurs et 218 soldais d'infanterie par journée;.

83 — 228 — par nuit. :

Eu ajoutant aux perles du 21 corps celles du t'r corps données ch dessus, (page 203}, on arrive à un total de 5,378 hommes mis hors de combat pendant le mois de tuai.

s Le nombre total de travailleurs employés aux deux attaques, pendant le mois de mai, a 'été en moyenne de :

121 sapeurs ou mineurs et 753 soldats d'infanterie par journée ; 129 — 603 — par nuit.

mis K juw Pendant le mois de juin, aux attaques de gaucho, on se contenta mu» statut i. d'inquiéter l’ennemi par quelques travaux de sape et par la guerre de

mines. A droite, l'attaque lit un grand pas : le 7 jqin, ou enleva aux

RussCs lous les ouvrages extérieurs, du front de MalakolT; le 18, on tenta de s'emparer de l'enceinte elle-même; mais cette attaque ayant été repoussée, on reprit la marchepied à pied, ainsi qu'il sera expliqué plus bas.

Le 3 juin, le général en chef va reconnaître la vallée de Baïdar. Les troupes qui prennent part à cette opération, sont commandées par le général Morris. Elles se composent de 1,000 hommes d’inlanterie sous les ordres du général Canrobert , de dix escadrons de cavalerie commandés par le général d'Allonville, de deux batteries à cheval et une de montagne. Ces troupes suivent la route Woronzoff jusqu’au village de Baïdar. Notre cavalerie pousse ses avantgardes, d'un côté jusqu'au village d'Ourkousta, de l'autre jusqu'au passage de Pltoros, sur la roule de Yalta. Quelques sotnias de Cosaques que l'on rencontre se retirent sans opposer de résistance -, on leur enlève quatre hommes et huit chevaux. Lue petite colonne, piémontaise, commandée par le général de La Murmura, avait pris part à la reconnaissance en suivant les hauteurs situées entre ia Tchernaya et la route Woronzoff ; elle rejoignit le corps français à Baïdar. Toutes les troupes se replièrent vers le milieu du jour : à là imit, elles avaient rejoint leurs bivouacs.

Le 11 juin, le général d’Allonville, avec dçux de ses régiments * (1“ hussards et 7* dragons) fait une reconnaissance de Varnontka sur Bouyouk-Miskomia. Nos cavaliers Chassent devant eux, jusqu'au delà du peut de Teulé, quelques postes de CoSaques auxquels ils ont tué ou blessé 5 hommes, pris quelques chevaux et fait un prisonnier. Celte reconnaissance a prouvé que la vallée de la haute Tchernaya -'Vêtait occupée que par quatre sotnias de Cosaques, dont les postes principaux sont à Baga et à Ourkousta.

Vers le 22 juin, l’armée piémontaise fait une reconnaissance vers Ai-To.dor et le débouché du dédié de Koralès.; puis elle vient reprendre son ancièruie position sur la rive gauche de la Tchernaya,

• laissant sur la rive droite les forces nécessaires pour occuper Tchorgoun. Omer-Pacha occupe les vallées de Baïdar et de Varnoutka, ayant son quartier général prés de ce dernier village.

Le 22 juin, la division d’Autcmarrc étant rentrée au 1" corps, la divjsion d'Aurelle va prendre part aux attaques, de droite. La division de la garde impériale quitte ses bivouacs près du moulin pour reprendre son ancien camp. Mais quatre bataillons de cette garde, relevés toutes les vingt-quatre heures, prendront part aux attaques

* -• de droite.

Par suite de ces mouvements, l'infanterie est répartie de la manière suivante

A ux attaques de gauche : 1”, 2", 3* et 4* divisions du i,r corps ;

Aux attaques de droite : 3*, 4“ el5* divisions du 2' corps et 2' division du corps de réserve ;

Sur la Tchcrnaya : lrt et 2* divisions du 2* corps et 1" division du corps de réserve.

Mon de iwd Dans la seconde moitié du mois de juin, le choléra lit quelques

ravages dans les camps et les (lottes des alliés ; le fléau sévit surtout sur l’armée anglaise et lui enleva son général en chef, lord Raglan, .qui succomba dans la soirée du 28 juin. Ce fut un deuil public pour . . l'Angleterre. L’armée de Crimée, dans laquelle il laissait des regrets universels, lui rendit les plus grands honneurs, et le 3 juillet, ses

• . ■ restes mortels furent solennellement transportés à bord du bateau •

à vapeur le Caradoc, qui devait les ramener en Angleterre. Le général James Simpson prit par ancienneté le commandement de l’armée anglaise. La Reine le confirma dans celle position.

«TtAoiu t* tirant. Le chef de bataillon du génie Ribot, chef d’attaque; deux brigades ami fa e> m t (jgsapçurs el 630 travailleurs d’infanterie.

On ouvre un nouveau boyau reliant l’extrême gauche de la parallèle du 23 mai à l’angle nord-est du cimetière, pour remplacer

— 275 — ' Alfaqimi'dr puftli»

celui qui avait été ouvert dans lu nuit du 30 au 31 mai pour achever la communication entre celle parallèle et la place d’armes de la quarantaine, et qui se trouvait en prise aux feux du bastion n“ G et des embuscades d’une maison blanche située près de la baie de la quarantaine. T . . •

L’artillerie dirige sur la lunette de droite du bastion central, où des travailleurs paraissent réunis en. grand nombre, le feu des batteries n°* il, 42, 44 et 45, et cHe empêche ainsi l’ennemi d’armer une nouvelle batterie en construction dans cet ouvrage. La place a peu ré- • pondu à ce feu. .

Perles du l'r au 2 : 2 tués; 19 blessés.

Le chef de bataillon du génie Durand de Villers, chef d’attaque ; Ntfil tin î.iu 3 |ui*. une brigade de sapeurs et 439 travailleurs d’infanterie.

' Une nouvelle batterie devant être construite dans le cheminement -qui passe en avant du cimetière de la quarantaine, on établit un passage en arrière de la partie qui doit être livrée à l’artillerie. Cette (laiterie, qui prend le n° 49, est destinée à ricocher la face gauche • - .

du bastion central.

A la pointe du jour, l’ennemi ouvre contre nos tranchées en cours d’exécution une fusillade très-vive à laquelle nous n’avons pas répondu.

Le sous-lieutenant du génie Biaise a été mortellement blessé.

Pertes du 2 au 3 : 4 tués ; 20 blessés dont 1 officier.

Le chef de bataillon du génie Noël, chef d:aUaque; deux bri- "«'• gadês de sapeurs et 504 travailleurs d’infanterie.

,On prolonge de 20 mètres vers la gauche la place d’armes établie la nuit du 23 mai à l’extrémité nord du contre-fort du cimetière.

Gp prolonge aussi de 25 mètres environ celle qui a été commencée dans la nuit du 31 mai au 1" juin, au nord du cimetière.

Pertes du 3 au 4 : 3 tués ; 17 blessés dont 3 officiers.

Le mineur ennemi ayant reparu en plusieurs points du talus des

• entonnoirs, on l’a éloigné de nouveau par deux explosions (a„ et a*,)

ss.

Vtllquev. de ftapcli*..

Niât du % au 5 juin

tfwtft.

Jour mét du 5 juin, ümev

effectuées àmeuf heures el demie du malin, et par une troisième (a4i)

. à deux heures et demie de l'après-midi.

H a cependant fait jouer, vers une heure, un camouflet dont l’explosion (da) a enterré à mi-corps dans les entonnoirs un mineur qui a été aussitôt retiré avec de légères contusions.

La plupart de nos fougasses en construction dans les talus des entonnoirs sont détruites par l’effet des bombes. Nous allons en creuser dans le roc vif en assez grand nombre' pour pouvoir, à un moment donné, couvrir de pierres l'intérieur du bastion du mât.

L’ennemi, pour répondre à nos fougasses, ajoute à ses projectiles . ordinaires des galets de mer lancés par des mortiers. De notre cèté, nous avons soin, dans le bourrage des puits, de mettre des sacs à terre du cèté des tranchées et - des pierres du côté de la place ; au moment de l’explosion, les pierres retombent dans le bastion du màt, et nos soldats ne risquent pas d'ètre blessés par les débris de sacs à • terre qui sont lancés sur les tranchées.

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque; deux bri-, gades de sapeurs el 550 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 25 mètres la place d’armes au nord du cimetière. On prolonge aussi de 15 mètres la place d’armes qui part du centre de la parallèle du 23 mai, et on la relie avec cette parallèle par un boyau qui abrège la communication.

Vers minuit, les Russes ont donné le feu à un petit fourneau dont l’explosion (d„) a blessé (rois mineurs el quatre ou cinq hommes de garde.

Pertes du t au 5 1 tués; 2i blessés dont 2 officiers.

A dix heures du matin, nous donnons le feu à deux fourneaux ■a„-a„) pour éloigner le contre-mineur du talus des entonnoirs, et à un troisième («„) , à deux heures et demie, dans le même but.

A onze heures et demie, les Russes ont fait jouer tin fourneau situé sous le talus. L’explosion {dr,j a enlevé quatre mineurs qui creu- •

— 27” — ' AM»qu»» rif initflir.

saient un puits au-dessus : trois ont été tués et le quatrième grièvement blessé-

Le chef de bataillon du génie Ribol, chef d’attaque ; deux brigades Nuii du 5 m-a juin, de sapeurs et 951 travailleurs d’infanterie.

" On ouvre à l’ouest du cimetière, entre la ligne de contrevallation qui s'appuie à la baie de la quarantaine et les tranchées situées au nord de celte baie, une nouvelle communication qui évite le passage par le lazaret et abrège le trajet d’environ 700 mètres.

On prolonge de 15 mètres la place d’armes la pins avancée à gauche de l’ouvrage du 2 mai, en se dirigeant sur lé saillant du bastion central.

Pendant la nuit, les batteries de la quarantaine et le bastion central font un feu de mitraiUe assez vif sur nos tranchées, mais sans causer grand mal aux travailleurs.

Le feu de notre artillerie a empêché les Russes d’armer la nouvelle batterie de la lunette de droite du bastion central.

Pertes du 5 au 6 : 11 tués-, 37 blessés dont 2 officiers.

L’attaque du mamelon vert et des ouvrages du plateau du caré- *•**>«' <« •iu™* nage ayant été résolue pour le 7 juin, les batteries n°* 12, 21 , 23, 25, r

25 bis, 26 et 35 ouvrent leur feu à trois heures pour appuyer celui des batteries anglaises et de nos batteries de l’attaque de droite. La place répond vivement à notre feu ; les batteries du centre et de h» gauche de nos attaques ne tirant pas. le bastion central et celui de la • ,

quarantaine restent silencieux. ” • ;

Les Russes ont fait jouer un fourneau assez fort à trots heures du soir. Cette explosion (rfw) ne nous a causé aucun mal, mais l’ennemi'' qui, par suite de l’ouverture du feu de nos batteries, se préoccupe sans doute de l'idée que la quatrième parallèle sera un point de départ en cas d'attaque de vive force, dirige sur cette parallèle une f' J

masse de projectiles qui endommagent nos parapets et nos nmi- * - •

munications, et nous font éprouver des pertes. Nous uveus éu orr mineur tué et deux hlessés : l’officier commandanl les auxiliaires

Attaquas il» — 278 —

d’infanterie a été mortellement blessé, et parmi ses soldats il y a eu un tué et sept blesséâ.

Vui dq. 6 m 7 j««. Le chef de bataillon du génie Durand de Villers, chef d'attaque ; trois brigades de sapeurs et 677 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 10 mètres la place d’armes avancée à la gauche de l’ouvrage du 2 mai. *

Les batteries de mortiers qui ont ouvert leur feu pendant le jour le continuent pendant la nuit. La place dirige un feu assez vif contre nos cheminements à Test du cimetière : la batterie n* 49 a pu néanmoins être armée sans accident.

Pertes du 6 au 7 : 9 tués ; 41 blessés.

joomé» du 7 juin. -Los batteries qui ont tiré la veille continuent à seconder celles de l'attaque de droite et des Anglais. A trois heures, toutes les batteries de l’attaque de gauche ouvrent leur feu ; la place répond immédiatement, et ce tir continue jusqu’à la nuit, sans supériorité marquée de part ni d’autre.

xuiyu 7 un s juin Le chef de bataillon du génie Noél, chef d'attaque ; trois brigades ' de sapeurs et 600 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de 20 mètres la place d’armes en avant de la parallèle du 23 mai, et de 25 mètres le cheminement avancé partant de la gauche de l’ouvrage du 2 mai.

A onze heures du soir, le silence des batteries de la droite indiquant que l’ennemi renonce à nous disputer les ouvrages extérieurs que nous lui avons enlevés, l’artillerie des attaques de gauche cesse également de tirer. Cependant, vers une heure du matin, un bruit de voilures ayant été entendu dans le bastion du màt, on y dirige un feu très-vif.

A deux heures du matin, les Russes font une sortie contre les An- , < glais ; celles de nos batteries qui ont vue sur les ouvrages de la place

opposés aux attaques anglaises y dirigent une grande quantité de bombes. La sortie est repoussée, et le feu cesse à trois heures.

' 279 Auaqilc£ de gauche.

Nos projectiles creux Ont allumé en ville deux incendies du cêlé de la quarantaine. . ..

Pertes du 7 au 8 : 13 tués dont 2 officiers; 1(8 blessés dont 2 officiers. ; , . . ’ -

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; trois bri- -'«i Ju » .u s jum gades de sapeurs et 460 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de deux crochets la place d’armes avancée à gauche de l’ouvrage du 2 mai.

Le feu de la place a été peu animé; un incendie s’étant déclaré dans la ville, nos batteries y ont lancé des bombes.

Pertes du 8 au 0 : 8 tués dont 1 officier; 89 blessés dont 3 officiers. • - '

A huit heures et demie du matin, nous faisons jouer un four- Journ« <iu »juin.

* • Hioei (PI. XI, fifi. t).

neau («„) pour rompre le terrain devant un cheminement de l’ennemi. T ~

•On envoie souvent un mineur écouter dans la batterie n* 24 bis, les troupes qui l'occupent ayant déclaré à plusieurs reprises qu’on y entendait le mineur russe. Les mêmes craintes existent pour la batterie n” 53. . ; ’ * ..

Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d'attaque ; trois bri- Nuu ju 9 10 ,am. gades de sapeurs et 510 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 10 mètres le cheminement avancé à gauche de ’ l'ouvrage du 2 mai, et de 20 mètres la place d’armes en avant de la parallèle du 21 mai. On ouvre une tranchée de 90 mètres de longueur allant de la troisième parallèle à une source située dans le ravin de Ta ville. '•

Le feu a été peu vif de part et d’autre ; l’artillerie a remis ses batteries en état et a travaillé à compléter ses approvisionnements. '•

Pertes du 9 au 10 ; 2 tués ; 37 blessés dont 4 officiers. '

Le cher de bataillon du génie Ribot, chef d’attaque; trois bri- ftoit du 10 itf-H juin, gades de sapeurs et 450 travailleurs d’infanterie.

' AlLaijues «te gauche- , • :v . — 280 — ‘

On prolonge de 20 mètres la place d’armes en avant de la paral- • lèle du 23 mai, et de 30 mètres celle qui part du quatrième boyau de la communication au nord du cimetière.

Quelques mouvements observés dans la place avaient fait croire y à une sortie pour la nuit ; mais lés balles à feu dont les Kusses onl

- . éclairé les abords du bastion central et du mur crénelé donnent lieu

* . de penser qu'ils ne voulaient que se tenir en garde: Des éclaireurs . russes s'étant avancés jusqu'à une trentaine de pas de nos chemine- ‘

menls sur la gauche de louxrage du 2 mai, une fusillade très-nourrie, suivie bientôt d'un feu très-vif d’artillerie, s'engage surce point et se propage jusqu'à la quarantaine. Celte alerte, qui ne dure pas moins d'une demi-heure, ralentit pendant une partie de la nuit la marche des travaux.

Notre artillerie a mis le feu, sur la gauche du bastion de la qua? rautaine, à une gabionnade dont la posilion n'a pu être reconnue . bien exactement.

Pertes du 10 au 1 1 : 7 tués dont I officier ; 50 blessés dont 2 officiers.

au u jom, \ neuf heures du matin, nous donnons le feu à dès poudres déposées dans une crevasse ouverte précédemment parun camouflet de l’ennemi -, il en résulte l'entonnoir (a*). • r ■

Nuit s» h «u jVo. Le chef de bataillon du génie Noël, chef d'attaque ; trois brigades . de sapeurs et 151) travailleurs d'infanterie.

L'extrémité de la place d'armes avancée, à gauche de l'ouvrage du 2 mai, se trouvant mal dirigée, on opère une rectification de tracé de manière à être mieux défilé des vues de la place. On établit.

en arrière de la batterie n" 53 en construction, une communication qui exige la pose de 110 gabions. -

On prolonge la place d'armes en avant de la parallèle du 23 mai de 30 gabions, et on ouvre une communication eptrc cette paral- • - lèle et un puits situé dans le cimetière. < . • ■

. • «• ^ ■— jgl — Auj«|ucs «k< pHH'lie.

Au jour; 'on constate l'achèvement «finie batterie russe de trois pièces sur la berge gauche du ravin de la ville, entre le bastion central et. celui du màt. >; . • • V

l’ertes du 1 1 au 12 : 11) tués ; blessés dont 1 officier.

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; trois bri— S“ii J“ « « <3 jui»gadea de sapeurs et 1100 travailleurs d’infanterie.

On ouvre tuie nouvelle place d'armes partaut de la gauche de la, batterie n° 50, à l'extrémité nord du , contre-fort du cimetière, et se dirigeant vers la maison blanche située sur la rive droite ■ * .

de la baie de la quarantaine^ On - rectifie l'extrémité de la place d'armes à l'est du cimetière, et on la prolonge de 30 gabions. A 1‘ ouvrage du 2 mai, on dispose pour le franchissement toutes lés parties du cheminement avancé de gauche qni regardent le bastion central. ..■**: •• • • <

La place avait dirigé dans lu journée , de midi a trois heures, un leu <le bombes très-soutenu sur la ballerie n* 50 : cette batterie .

eu avait souffert. Le soir, le feu recommence à neuf heures et demie ■ • t nos batteries répondent aussitôt, et la place cesse de tirer au bout de vingt ou vingt -cinq miuules.

. A neufhemeset demie du soif, nous relouions par une explosion , . u«»,

u„) un cheminement de l'ennemi qui était parvenu tout prés du talus des entonnoirs. ' • . • •

Certes du 12 au 13 : 1 1 lüés dont 1 oflicier ; 58 blessés, la* corps du génie fait une grande perte :1e lieutenant-colonel tw*»'* « jw*. Guérin, qui remplissait depuis plusieurs mois avec une capacité et une bravoureremarquables les fonctions importantes de chef d'étal- i . major du génie au l'1 Corps, et qui dirigeait le tracé, des ouvrages dans toutes les circonstances difficiles, est tué d’une balle à la tète, vers huit heures du matin, dans l'ouvrage du 2 mai, à l'attaque du- . ‘ quel il s’était particulièrement distingué. Il est remplacé dans ses fonctions par le lieutenant-colonel Durand de Villcrs.

* . • ' 3ti

AUihjiusi rti yauctii — *“ . ' *

Mine;. Nous faisons jouer, à trois heures et demie de 1 après-midi, une

fougasse qui a bien porté sur ie bastion du niât. •• ' " .. .

Sut ju 13 au « juiih " Le chef de bataillon du génie Roullier, clief d'attaque ; trois bri- • • gades de sapeurs et GGÜ travailleurs d'infanterie;

On prolonge de 70 mètres la place d'armes partant de la batterie ' n“ 50, et on inet à profondeur la partie ouverte la nuit précédente. On établit en arrière de cette batterie plusieurs traverses destinées à protéger la garde de tranchée et les travailleurs contre les éclats des bombes que l'ennemi dirige en grand nombre sur les cheminements ~ de l'intérieur du cimetière. ' - • ’ ' ; '

Un incendie assez violent a éclate pendant ta nuit dans la place, aux environs du bastion central.

A minuit, les Russes ont donne le feu à un fourneau dont lexpto- . - sion (d a,) a blessé deux mineurs occupés aux entonnoirs.

Pertes du 13 au 14 : 3 tués dont 1 officier ; 15 blessés doul 1 officier. . ’

SansuUtuisju.il Le chef de bataillon du génie Ribot, chef d'attaque: trois brigades de sapeurs et 406 travailleurs d'infanterie. •

On prolonge de quinze gabions le cheminement avancé k gauche de i’ouvrage du 2 mai, et ou établit une seconde communication en ‘ ' • ' arrière de la batterie n“ 53. » - . ■

L'ennemi a lancé, de dix heures k minuit, plusieurs bombes sur nos tranchées, principalement sur la batterie n* 50, où le travail a . été un instant interrompu.

• Pertes du 14 au 15 3 5 tués -, 19 blessés dont 1 officier.

ii> 13 juin. L'ennemi prenant l'habitude de se montrer beaucoup au bastion du mât, ou fait venir des chasseurs à pied dans la quatrième parallèle. Rs ont bientôt atteint plusieurs Russes dont un officier. Le bastiou a riposté par un feu d'artillerie qui nous a cause quelques dommages ; trois mineurs et deux auxiliaires ont été blessés. Cette réponse immédiate du bastion est l’effet d'une aorte de convention

— 283— . AikM|i».«dc *»iwlw.

todte qui s'éthbjit dans les sièges, et qui a pour résultat de faire que > •

U* gardes de tranchée, pour ne pas provoquer le feu de la place, .

Hésitent souvent à faire feu sur l’assiégé lorsqu'il se montre. : • .

A midi,' nous donnons le feu à un fourneau (a a) qui a refoulé une attaque ennemie très-rapproçhée. - •

La place envoie toujours des bombes dans les entonnoirs avec une grande précision. ....

Le chef de bataillon du génie Cadart, chef d’attaque; trois bri- NuiUütsutcjow. gades de sapeurs et 450 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de seize gabions la place d’armes à gauche de l'ouvrage du 2 mai. "ÿ. • • ••.-' ., i

• Le Feu de la place, artillerie et mousqueterio, a été assez vif peu- • dant toute la nuit ; néanmoins le travail n’a pas été interrompu. Nos batteries ont répondu vivement.

Les Russes ont beaucoup travaillé entre le bastion central et celui du màt; nous avons placé de ce côté des tirailleurs qui les ont inquiétés toute la nuit. '

Pertes du 15 au 16: 2 tués; 25 blessés.

• Le chef de bataillon du génie Noël, clief d'attaque ; trois brigades l,*u d«l6«i iTjum. de sapeurs et 400 travailleurs d'infanterie.

On continue les travaux de réparation et d’amélioration dans les ouvrages du 2 mai et du 23 mai, que le l'eu de la place endommage journellement. On complète Je défilement de ces ouvrages en construisant de nouvelles traverses et modifiant celles qui existent.

Pendant la nuit, des frégates à vapeur française^ et anglaises se sont approchées et ont tiré d’heure en heure sur la ville. On a tancé . des fusées incendiaires, mais les effets n’ont pas pu en être appréciés. •• -. ■ • . - - . . • . .. • •

Pertes du 16 au 17 : 11 tués dont 1 oflicior; 94 blessés.

En vue de l’attaque qui doit avoir lieu le lendemain contre le fau- !««m» n bourg, une partie de noire artillerie ouvre son feu, tirant particuliè- •

• ' ntfi. • ■ . •

Attaqua île gMirlu*.

Nuit du 47 fca 18 juin

ioaraéa du U jnkr.

rement sur k; bastion du rrnU et sur les batteries qui Soient les attaques anglaises. L’ennemi répond virement d'abord, mars bientôt il ralentit son tir. Vers deux heures, tontes nos batteries ouvrent leur' feu contre la place ; les Russes ripostent immédiatement, et le feu continue de part et d’autre jusqu’au soir avec une grande vivacité.

Lç chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque : deux brigades de sapeurs et 300 travailleurs d'infantérie.

t. Deux brigades volantes de 25 hommes sont employées à réparer les brèches faites aux parapets par le feu de la place. /. ■ ■ :

No? batteries de mortiers et celles des Anglais lancent dans la place une grande quantité de bombes; les flottes alliées envoient

quelques bordées contre le fort de la quarantaine. • - •

On avait déposé 300 gabions près de la batterie n* 25. Une bombe de l’ennemi y met le feu ; ils sont presque tous brûlés.

Pertes du 17 au 18 : 10 tués dont 2 officiers,; 162 blessés dont 1 officiers. - . .

A la pointe du jour, une compagnie du 10* bataillon de chasseurs à pied enlève l’embuscade russe du petit cimetière, dans le ravin dn port du Sud, afin que cette embuscade ne. puisse gêner la marche de* la colonne anglaise (pii doit déboucher, dans la journée, par le ravin Woronzoff, Cinq Russes y sont faits prisonniers.

• A trois heures du matin, l’artillerie ayant terminé ses réparations les plus urgentes, le feu reprend avec une grande énergie sur toute la ligue, et il est soutenu ainsi jusqu'à trois heures de l'après-midi ; à ce moment, l'ordre est donné de ne plus répondre que coup pour coup, ce qui amène bientùt une diminution notable dans la vivacité du tir.

A trois heures et demie du malin, au moment où les troupes du 2* corps s'élancent à l’assaut du front Malakoff, et pendant que le bastion du m;ll tire très-vivement, nofis faisons jouer cinq fougassespierriers dont trois lancent parfaitement leurs projectiles dans le

• bastion.

Aiiafjws i|<- yauefu-.

>- On ri’enlehd d’ancun côté le travail du mineur russe, ce qui fait supposer que, s'attendant à l’assaut, il tient plusieurs fourneaux prêts à jouer. • ' " '

Le chef de bataillon du génie Roullier, chef d'attaquer deux brigades de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.

• On m'exécute que des travaux d’amélioration. Des brigades volantes sont chargées de réparer lés dégradations faites dans les parapets par l’artillerie de la place.

Pertes du 18 au f9 : 5 tués; 55 blessés. , .'

Le chef de bataillon du génie Cadart, chef d'attaque; dent brigades de sapeurs et 253 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 39 gabions la place, d'armes de gauche de l'ouvrage du 2' mai , eu formant un crochet en retour dans le but de protéger cet ouvrage contre un mouvement tournant.

• Quoique le tir de la place ait été assez, vif çontre l'ouvrage du 2

mai el que l’ennemi y ait lancé une dizaine de balles à feu, le travail n’a pas été interrompu, et il n’y a eu ni tués ni blessés parmi les travailleurs/ - • '

On amorce uue nouvelle communication partant du cheminement qui passe en arriére de la lialterie n” 18, et aboutissant au puits du eintelière. • . •• *. n ••• .• . •• . ■ ;* .

Quatre brigades volantes sont chargées de réparer tes dégâts occasionnés su,r divers points par le feu de la place. ...

L'artillerie répare également les dégradations laites à ses batteries; ce travail est interrompu pendant une démonstration faite par l'ennemi sur la gauche des Anglais. *

Les Russes ont incendié un groupe de maisons situées au pied des pentes que couronne la branche gauche du bastion du niât ; cos maisons avaient été occupées la nuit précédente par les Anglais.

Le 19, à huit heures du soir, nous avons arrêté par une explosion (« a) i un cheminement ennemi qui arrivait près du talHS desenlonnoirs..

N ml •!« 18 ri 19 jtvP#

Vtiil #ii 20. joiv.

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Ailaqne» île pnwln', ■ • . . ' 280 — •

Le» mineurs russes ont repris leur travail; dans la nuit, on les entend sur quatre point». . . • 1 •

Pertes du 19 au 20 : 1 tués dont 1 officier; 32 blessés, jwrntf» <h> » jour. A quatre heures du soir, nous faisons jouer un fourneau (au) dans les entonnoirs, pour arrêter un*cheminetnent ennemi, et nous donnons le feu à une fougasse-pierrier qui a porté sur le bastion où les , Pusses paraissaient se tenir en nombre.

\uii*iîo>uîijuüi. Le chef de bataillon du génie Noël, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 2ol travailleurs d’infanterie.

On prolonge de 40 gabions la place d’armes à gauche de’ l'Ouvrage du 2 mai, en descendant vers le fond du ravin, et de 70 gabions celle .qui part de la batterie iv 50 et qui sn dirige vers la maison blanche de la quarantaine. , • ^

Vers neuf heures du soir, les Russes ont mis le feu aux deux maisons situées dans le ravin du port du ,Sud . au pied du mamelon du petit cimetière occupé par les Anglais.

' m,w. Vers minuit, les Russes ont fait jouer deux camouflets {dn et dni t»

un quart d’heure d'intervalle. Tout leur effet s’est réduit à infecter • pendant quelques instants deux ou trois rameaux , et à blesser un mineur dans les entonnoirs. \ - •

. Pertes du 20 au 21 : 2 tués; 20 blessés dont 1 officier. -

Nuii 4n ri im 22 juin. Le chef do bataillon du génie Martin, chef d'attaque: deux bri- ' gades de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.

Comme la nuit précédente , on prolonge de 40 gabions la place - d’armes à gauche de l’ouvrage du 2 mai; on étend de la même quantité vers la gauche la place d’armes qui couronne les escarporoenls do la baie de la quarantaine, et on pousse jusqu’au puits du . - cimetière ia tranchée commentée dan* la nuit du 19, çn arrière de la

batterie n° 48, aflu que l’on puisse gagner le cheminement supérieur sans passer par la batterie n*.50. ■ '■■■

. lîno compagnie de chasseurs à pied occupe pendant In nuit les

• • • — 287 — ' ‘ • -'•“M'i «W (audit .

deux maisons du ravin du port du Sud incendiées la nuit précédente par te» Russes. ; . • .

Pertes du 21 au 22 : 1 tué ; 12 blessés.

A trois heures et demie du soir, nous donnons le feu à deux four- i«»r»e j» « j«i«neaux (a55et«s6) dans le talus des .entonnoirs ; mais comme ils ont joué contre le roc dur, il est probable qu'ils n’auront pas produit . beaucoup d'effet. - -

Le chef (Je bataillon du {renie Petit, chef d'attaque ; deux brigades to* fondît j»m. de sapeurs et 302 travailleurs d'infanterie.

Oh prolonge de 20 gabions la place d’armes à gauche de l'ouvrage du 2 mai. \ .

Pertes du 22 ati 23 : 2 tués; 10 blesses.

Le chef de bataillon du génie Cadart, chef d'attaque ; deux brigades Nuit <iû «3m « ju,n.

• de sapeurs et 301 travailleurs d'infanterie.

On prolonge de 100 gabions là place d'armes à gauche de l’ouvrage du 2 mai, jusqu'à l’alignement d'une coupure faite par feunemi dans le fond du ravin, et on se relie à cette coupure par une . ,

tranchée provisoire de 50 gabions.

La place fait un feu de mitraille très-vil sur ces travaux ; mais le terrain échappant en grande partie à l'action des batteries, ce tir n'atteint pas les travailleurs : un seul a été blessé. La communication du puits du cimetière a aussi été inquiétée par l'artillerie de la place ; deux travailleurs y ont été blessés et un autre tué. ■

* Le bord intérieur du grand entonnoir devant le bastion du uiàt est ■ transformé en parapet jusqu’à l'extrême gauche : on commence une seconde communication entre la troisième et H» quatrième parallèle 'eu' partant de cetlé dernière. . .

Perles du 23 du 2t : -i tués; 20 blessés.

A quatre heures du soir, nous faisons jouer un fourneau («s-3 de J«m*. *■ « jau>. rintériour des rameaux, pour arrêter plusieurs cheminements ennemis contre lesquels dos explosions du 22 n'avalent pas agi avec assoz

^*vs *>* •"»

tuaf|uc h <fo ^ouhe

d'ellicacité. Quelques inslauts plus tard, nous donnons le feu à une lougasso-pierricr, qui a porté dans le bastion du mât où les Russes • jiaraissaient être en nombre. ... . *• -, . .. .

L'ennemi fait jouer à sept heures du soir un camouflet (rfM), qui a blessé un mûteur dans les entonnoirs. > ,• • . ' t : ■' ■ /, ;■

s»! do 21 ■« » joio. Le clief de bataillon du génie Noël, chef d'attaque-; deuxjbrigades

T ’ de sapeurs et 2âp travailleurs d'infanterie. 1

On rectitic la gauche de la place d'armes du 2 mai, eu partant d up point situé à 30 mètres de son extrémité et suivant une direction couveuabto pour traverser le ravin, en vue de rejoindre (a place d'armes i du 23 mai. On ouvre une tranchée d'une vingtaine de mètres, à partir

du milieu de la place d'armes du 2 mai, pour compléter une nouvelle . ! ’ Communication par les carrières avec les cheminements en arrière.

L'ennemi lance des balles à l'eu qui enflamment des herbes sèches; devant le bastion central. L'incendie se propage et dure toute la nuit ce qui permet aux batteries de la place de régler leur tir; deux tra- , vailleurs sont tués et cinq blessés. ' ' ^

Nos batteries de mortiers dirigent un leu soutenu sur le bastion . central, où l'on pense que les Russes ont réuni un grand nombre \ de travailleurs.

Pertes du 24 au 25 ; 3 tues; 20 blesses. .

Xuu «lu \j ,a *, jsm • Le chef de bataillon du génie Martin, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 3(10 travailleurs d'infanterie. . ( . ..

On prolonge d'une trentaine de mètres la place d'arme.» de l'ouvrage du 2 mai, qui atteint le fond du ravin de la quarantaine. A . . • partir de la nouvelle direction que suit ce cheminement, on trouve

' . une couche épaisse de terre végétale, qui permet de donner à la tranchée 1”30 de profondeur. ■

Dans les carrières de gauche, oii complète le délüemeul par la construction de plusieurs traverses en gabions. ii«m. L'eiiitemj a fait jouer deux camouflets et </*,) à tiguf heures et

• • ■ — r 3H9 -tV <lr gaudic.

demie et à dix heures et demie du soir. Le premier n'a pas produit

• d’autre effet que d’infecter l une de nos galeries et d’en éloigner le

mineur pendant toute la nuit; le sécond a tué un mineur et en a blessé • deux autres. « ' . • /■ ‘ ...- . ’ , ►

Pertça du 25 au 2t> : 1 tué; 15 blessés. .. .

A trois lieures et demie du soir, nous écartons par une explosion js j»™.

(«ni effectuée daus Ic-talus des entonnoirs un cheminement russe qui arrivait très-près de ce talus. L’ennomi, qui envoie des bombes avec une grande précision sur nos descentes, les endommage sans

• cesse. . •

Le chef de bataillon du génie Petit, chef d’attaque ; deux brigades- N“‘t ^ *> «« *' ju>». de sapéws et 302 travailleurs d'infanterie. .'•*•" ' ;•

On prolonge de 50 gabions la place d'armes de l'ouvrage dui.mai, en Se dirigeant vers l'extrémité droite de la place d'armes du 23 mai.' * .•

Mais les hommes étaient à peine à l’ouvrage que la place ouvre un fen : très-vif, partant de la lunette de gauche du bastion central, qui do- . miuc fortement la tranchée et la prend presque d'enfilade. En moins d'une heure, deux travailleurs sont tués et onze sont blessés. On a

• ' interrompu le travail, qui n’a pu être repris, la place ayant conti- * ‘

. nué à tirer jusqu’au jour.

Dans le ravin de la ville, on Ouvre, à partir de la source, une Iran- chée de 130 gabions de longueur, dans le but de mieux relier entre elles tes attaqnes du bastion du màt et celles du bastion central. La

nouvelle tranchée, qui se trouve en bon terrain , a pu être continuée

’ pendant le jOuiv ; . . t. •>'. , ' ’ ’

L ennemi a lancé, pendant toute la nuit, une grande quantité de bombes sur la gauche de nos attaques, principalement sur la batterie , D°à0. . . • - ; i

. Pertes du 26 au 27 ■ 2 tués ; 2i blessés. .

Le capitaine du génie de Brérans, ehef d'attaque; trois brigades \

de sapeurs et 300. Iravaillfeurs d’mEanterie. . \' •. . ' i :

Attaque» de gauche. — 290 - "

La nouvelle tranchée du ravin de la ville est poussée jusqu’aux carrières à droite de la batterie n" 40. '■ .

’ * Ôn commence trois traverses dans la portion de tranchée qui oc-

cupe le Fond du ravin de la quarantaine, et on reprend, à l’extrémité de ce cheminement, le travail qu’on avait été forcé d’interrompre la nuit dernière, mais il est fortement inquiété par le feu de la place et ne fait que peu de progrès. • ’ • ' . • • • .

• I.’no brigade d’une trentaine de sapeurs, commandée par un olB- . •’ cier du génie, se dirige sur le petit mamelon vert situé à la jonction des ravins qui aboutissent au fond du port du Sud, afin d’y établir un ’ . poste pour nos chasseurs dans l’embuscade que nous avons enlevée aux Russes le 18 juin. De leur côté, les Anglais retournent A leur profit les embuscades établies dans le petit cimetière, entre le som- •. met du mamelon et la gauche de leurs attaques. -.

La placo a beaucoup tiré sur les travailleurs et sur les batteries en ' - construction ; notre artillerie lui a répondu. ' '* ■

Pertes du 27 au 28 : 1 tné ; 24 blessés.

» j«i«. A quatre heures et demie du soir, nous donnons le feu à deux glo- ■ bes de compression (a» et a») qui ont ramené à la surface des enton- ’ * noirs beaucoup de débris de coffrages russes. Le premier produit un • beau logement en avant des anciens entonnoirs. no«*iî» »t9jui». Le chef de bataillon du génie Cadart, chef d’attaque; deux brigades de sapeurs et 20 i travailleurs d’infanterie.

Qn continue les travaux entrepris. Les travailleurs ont été trèsgênés par le feu de la place. Le capitaine du génie Méyère a été blessé.

* Mit»*. A quatre heures et demie du matin, nous faisons jouer un globe de

compression (nsi) qui a détruit quelques galeries de l’ennemi, mais nos communications avec la quatrième parallèle ont aussi été endommagées par les trois dernières explosions.

Pertes du 28 au 29 : 3 tués; 21 blessés dont I officier.

. — - 291 — . ÀtuquM df fauclir.

Le chef de bataillon du. génie Noël, chef d'attaque; deux brigades sù» *1 n >u 30j#i». de sapeurs et 208 travailleurs d’infanterie.

On rétablit, à l'extrémité de ta tranchée qui traverse le ravin de la

• quarantaine, une dizaine de gabions qui avaient été renversés par le canon de la place ; on termine les cinq traverses commencées dans

ce cheminement, et on en amorce une nouvelle. ‘ .

Le feu de la place, qui a été violent pendant presque toute la nuit, . .

a rendu fort difficile l’exécution de ces travaux.

La batterie n° 35 a été armée d'un mortier à plaque. % ,

Pertes du 29 au 30: 2 tués; 22 blessés. •' . , .

Le chef de bataillon du génie Martin, chef d’attaque ; deux bri- «ait du »£« «u gades de sapeurs et 150 travailleurs d’infanterie.

On continue péniblement les travaux entrepris et on répare les ; ’ • >

dommages causés aux tranchées par le feu de la place qui a été trèsvif pendant toute la nuit.'

Pertes du 30 juin au l*r juillet ; 1 tué ; 36 blessés dont 3 officiers.

. Les pertes du 1" corps, pendant le mois de juin, s’élèvent à 155 «ne.

tués dont 10 officiers; 1,157 blessés dont 31 officiers; ep tout, 1,312 -

hommes hors de combat.

Le nombre de travailleurs employés aux attaques de gauche a été en moyenne de : 1 ' v • ' . ■ . y ”

. * 98 sapeurs ou mineurs et 317 soldats d’infanterie par journée; . '

103 — 4-18 — par nuit.

• vSx '-ru- > :;j V ' ■ ... - .. • * ■

Le capitaine du génie Bressorrnet, chef d’attaqué ; deux brigades *m«r*« m »«'»«. de sapeurs et350 travailleurs d’infanterie. • xmnue' »> s >.n.

On prolonge le mur en pierres sèches de la communication qui, longeant à mi-céte, à travers d’anciennes carrières, la berge droite du ravin du carénage, conduit au poste avancé qui a été établi dans te nuit du 30 au 31 mai. ■

On commence dans les carrières, à l’extrême pointe du contre-

. • * * , xr. ‘

AUM|urs tir'jIrniU'i 292 ■*— • '

fort de i‘éperoH, une place d’armes en pierres sèches destinée à recevoir un poste pour éclairer les escarpements du ravin du carénage.

Les Russes oui établi sur les hauteurs du carénage deux nouvelles embuscades qui, placées sur une croupe faisant saillie dans le ravin, enfilent la partie de ce ravin que nous occupons depuis peu et dans laquelle nous avons construit, par précaution, des traverses eîi pier- - .* rès sèches. •.•■.* •.••• • *

Pertes du 1" au 2 : 7 blessés dont 2 officiers.

Noîi iiiî «j ijnin. Le chef de bataillon du génie, Boissonnet, chef d’attaque ; deux

. brigades de sapeurs et 450 travailleurs d'infanterie.

On continue les travaux de la veille dans le ravin du carénage, et on construit une communication pour monter h la place d'armes de * ' \ . l'éperon. •

L’artillerie arqte la batterie n° 13 de deux canons de campagne. On a été oblige dè pratiquer un passage pour ces pièces dans te parapet de l’enveloppe de la batterie n° 1 -, 1a coupure a été bouchée ' dans la nuit môme, et organisée en embrasure avec plate-forme pour

une pièce de campagne qui sera très-bien placée pour battre les nouvelles embuscades russes enfilant le ravin du carénage.

Pertes du 2 au 3 : 9 blessés.

’ L’artillerie et le génie achèvent leurs préparatifs en vue de l’attaque de» ouvrages extérieurs russes, projetée pour le 7 juin. L’artillerie, dont les batteries sont toutes en état, y transporte une grande quantité de projectiles. Le général Frossard fait réparer les couronnements et toutes les parties endommagées des tranchées ; U fait établir des gradins de franchissement dans les parallèles, défiler tous tes cheminements contre tes vues éloignées de l’ennemi, afin de lui . dérober les mouvements des troupes ; on transporte daus les tranchées un grand nombre de gabions, de fascines et de sacs à tare que l’on place à l’abri des vues de l'ennemi cl le plus possible à portée des attaques projetées. . • : ,

ftw 3 tu jilifl.

» ' ' ' — — . • •• ' " MlWIW?

• • Pertes du 3 an 6 : 5 tués; 20 blesses/ •'>*>• ■ ’

'■■A trois heures de .l'après-midi', on ouvre -le leu de toutes les im™* s» * jwn «r

; . *■ t IttUl OU O *U,7»

batteries des attaques du carénage et de Malakoff ; ce feu est pria- . ...

«paiement dirigé sur la redoute du mamelon vert (Kamtchatka) '* • *

, et sur les deux redoutes de la croupe du carénage (ouvrages blancs).

• En même temps, les batteries anglaisés ouvrent leur feu contre ' . • •

l'ouvrage Malakoff, le grand redan (bastion n° 3) et lu batterie des . * .'''casernes. • , ' • . •

Les Russes, surpris, ont d'abord faiblement répondu, mais leur tir ( s’est animé peu. à peu. A cinq heures, la canonnade était extrême-: ment vive de part et d’autre. '

Une partie de nos batteries des attaques de gauche ont soutenu r • celles des Anglais, ainsi qu’il a été dit plus haut. *• ^ /;( .. •

. . Le feu a continué pendant la nuit. La redouto Kamtchatka, qui a . - : . été accdblée de bombes, a faiblement répondu, et au jour, elle ne lirait plus que de deux pièces. Les deux redoutes du carénage ont : continué^ tirer sans interruption, mais avec peu de vivacité. -, ' •

Perlés du 6 an 7 1 16 tués ^133 blessés dont 7 officiers.

L avait été convenu entre les généraux en chef qu’en même temps s» ■ juin.

Ai-jv.é de» oavr»*rt

que les Français enlèveraient les deux redoutes du carénage et celle extérieur*, du mamelon vert, les Anglais s’empareraient de leur cété de. Ton- •(. •• ■ ( :

rrage drs carrières, situé en avant du grand redan. - Cette opération devait être faite dans la soirée, à une heure telle qu’on pùt combattre de joor et travailler de nuit pour s’établir dans . les ouvrages sans trop souffrir du feu de la place. . •

L'attaque, du côté, des Français, était, confiée à une partie des troupes des 2e, 3*, A* et 5* divisions du 2* corps, sous la direction ' .

dn général Bosquet. A quatre heures et demie du soir, ces divisious vont prendre position dans les tranchées; les divisions Mayran (3*)

.et Dulac (A*) sur le plateau du carénage, les divisions Camou (2e) «t (Brunet (5’) devant le mamelon vert. En outre, ta. division turque

Attaque* H<* (Imite.

il’Osmaii-Pacha , détachée par Omer-Pacha de son armée de la Tchernaya, était venue prendre position sur les hauteurs du mont Sapoun. *■ ■ ' .

Le général Frossard est chargé de diriger les travaux à exécuter, tant pour se consolider dans les ouvrages attaqués, lorsqu’on s’en sera emparé, que pour les relier à nos cheminements. Il avait dési- . . gué le chef de bataillon Cliareton pour commander le génie à l’atlaquc dirigée contre les ouvrages du carénage et, pour l’attaque dn mamelon vert, le chef de bataillon de Préseryille qui avait repris son service quoique souffrant encore d’une blessure grave qu’il avait ■ reçue aux attaques de la ville. Ces officiers supérieurs avaient sous ’ • leurs ordres des officiers du génie et des brigades de sapeurs qui devaient marcher avec les colonnes d’attaque. ■ ■ ' . .

Les deux attaques françaises et l’attaque des Anglais, séparées les unes des autres par les ravins du carénage et de Karabelnaya , étaient : ‘ tout à fait indépendantes; mais elles devaient être faites simultanément à six heures et demie, à un signal de fusées donné par le général Pélissier dans l’avancée de la redoute Victoria.

Jusqu’au moment de l’attaque, le feu de l’artillerie est partout continué avec la plus grande vivacité. • * ' •;

dg'l!X4',(?i,vHn L’attaque des ouvrages du c irénage, commandée par le général Mayran, devait être faite par deux colonnes. La 1" brigade de la division Mayran, sous les ordres du général de Lavarande, était chargée d’enlever la redoute Volhynie; l’autre brigade, commandée ' par le général de Failly, devait s’emparer de la redoute Sélinghinsk.

La division Dulac formait les réserves de ces deux colonnes. En ou- • ire, trois bataillons massés dans le ravin du carénage et commandés par le lieutenant-colonel Larrouv d’Orion, du 97* de ligne, avaient pour mission de tourner l’ennemi et de lui couper la retraite, après • • l’enlèvement des redoutes. - •

Le capitaine du génie Déiaborssière, avec un détachement de 3 .

sapeurs de sa compagnie, marchait avec la colonne du général de ‘ Lavarando pour détruire les obstacles et faciliter le passage des troupes. Le capitaine Masselin, ayant avec lui un détachement de 27 sapeurs commandé par le sous-lieutenant Laloy, accompagnait la colonne du général de Failly. Les sapéurs.portaient leurs outils à la ceinture. On avait également muni d’outils à manches courts, portés g la ceinture, une compagnie d'infanterie de chaque colonne, atin de pouvoir exécuter rapidement les premiers travaux d'établissement dans les ouvrages. ' ' .

Un espace de plus de 300 mètres sépare nos tranchées de la pre- ‘ mlère redoute (Volhynie). Pour arriver à là seconde (Sélinghinsk),' la distance est double et l’on est pris de flanc pat les feux de la première.

Au signal, la brigade de Lavarandé s’élance au pas de course de . la deuxième parallèle vers la redoute Volhynie. Malgré les feux qui renversent beaucoup d’hommes dans le trajet, nos soldats abordent l’ouvrage, se jettent dans le fossé qui a deux mètres de profondeur, franchissent l’escarpe en profitant des aspérités du rocher, et pénètrent dans ia redoute par les embrasures èt par-dessus le parapet. Là, s’engage un combat corps à corps, à la baïonnette et à coups de crosse; mais il est de courte durée : ne pouvant résister à nos intrépides soldats, les Russes, tués ou refoulés, nous laissent en possession de la redoute. *

La brigade de Failly, malgré ia grande distance qu’elle a à parcourir et les feux de flanc très-meurtriers du premier ouvrage, aborde la redoute Sélinghinsk ét l’enlève en peu d’instants. Les Russes se retirent dans la batterie de cinq pièces construite le 2 mai sur la dernière croupe du contre-fort, ou bien cherchent à gagner le pont qui traverse la baie du carénage. Mais ils sont poursuivis par nos soldats et chassés de la batterie du 2 mai. Une colonne russe s'avance pour reprendre cette batterie ; elle est refoulée p«T une charge à la

AlUrjUrv ,!«• UruiU*. — —

baïonnette et laisse entré nos mains W) prisonniers dont 3 officiers. Toutefois, cet ouvrage étant à plus de 500 mètres de la redoute Sé- ' linghinsk, son occupation n’est pas nécessaire; d'un autre côté, on y souffrirait beaucoup des feux d'artillerie de l'enceinte et des batteries du nord du port ; par ce double motif, le général Mayran se déeide à l’évacuer, après avoir ordonné d’enclouer les pièces. %

■ . Pendant que les ouvrages qui défendaient la croupe du carénage ’ étaient ainsi enlevés avec la plus brillante bravoure, le lieutenantcolonel Larrouy d’Orion descendait avec deux bataillons par lè fond ' du ravin ; arrivé au pont-aqueduc qui le traverse, il gravif les escar- ' • • pements de la berge droite. Ce mouvement tournant, exécuté avec

. ( . résolution et habileté, empêche les Russes chassés des ouvrages de . * rentrer dans la place : itKt prisonniers dont 12 officiers restent eu .

notre pouvoir ; mais le colonel Larrouy est mortellement blessé.

Le détachement de sapeurs du capitaine Delaboissière s’est dis- . \ lingué par sa bravoure à l’attaque de la redoute Volhynie. Cet offi- .

cier a pénétré un des premiers dans l’ouvrage russe avec les sergents Thouzellier, Blancher et Clféry. Deux de ces derniers ont été blessés et le capitaine lui-même a été mortellement frappé. Ce détachement, qui se trouvait commandé par le sergent Chéry, ayant éprouvé de' grandes pertes, le commandant Chardon le fit soutenir par la brigade de sapeurs qui travaillait aux communications, afin que l’éta- • •

-blissement dans l’ouvrage conquis ne fût pas compromis, et les travaux furent immédiatement entrepris et continués avec la plus grande activité. , • . , •• .* • • .

A l’attaque de la redoute Se linghinsk, le capitaine Masselin s’étaut . jeté dans le fossé âvcc le détachement de sapeurs, a couru à la.gorge pour faire couper le pont en charpente qui était le Seul moyen de retraite des Russes. Cette tentative hardie a puissamment contribué à diminuer leur résistance. Lue partie de la garnison a abandonné l’ouvrage en franchissant les parapets. i.

- üî)7 —

AlU«|ues île droit#.

A l’attaque de laf redoute du mamelon vert, nos troupes ont à franchir une distance d'environ 450 mètres ; elles suivent une direction . - ' qui, par suite des ondulations du terrain, échappe aux vues de l'enceinte, soit du côté du bastion n" % soit du côté du bastion n“ 3 ; les feux directs de l’artillerie de la redoute Kamtchatka ne sont même pas très-dangereux, à cause de ta raideur des pentes, mais on est pris de flanc par les ouvrages du carénage. Au sigual du général en chef, la brigade Wimpffeu, formée en trois colonnes, S’élance vers le mamelon vert et enlève au pas de course les embuscades avancées des Russes. Adroite, les tirailleurs algériens, commandés par le colonel Rose, s'emparent d'une batterie de quatre pièces, annexe de la redoute. Le colonel deBrancion, du 50" de ligne, au centre, et le co- • k»nel de Polhès, du 3e zouaves, à gauche, abordent résolüment la re- •- • doute elle-même. Au moment où nos soldats, arrivant au sommet des pentes, sont lé plus exposés aux feux de mitraille et de mousqueterie, ils voient devant eux un fossé large et profond creusé dans le v roc, et derrière ce fossé un parapet h grand relief ; ils se jettent dans le fossé sans hésiter. Pendant que les uns courent à la gorge de l'ouvrage, d'autres, protitant de quelques éboulements du parapet et montant sur le dos de leurs camarades, arrivent aux embrasures, entrent dans la redoute et en chasseut les Russes que tant d'audace déconcerte. Le colonel de Brandon, qui a le premier planté son aigle sur l'ouvrage russe, est frappé à mort.

Aussitôt après l'enlèvement de l'ouvrage, le capitaine du géuie Salanson, qui a avec lui une brigade de 29 sapeurs commandés par le capitaine Virte, fait, en nrrière d’un bourrelet de terre qui existait à la gorge, un logement pour lequel il emploie des gabions russes trouvés . sur place; on s’efforce aussi d’ouvrir l’ouvrage du côté de nos attaques.

Malheureusement une partie de nos soldats, se laissant entraîner à la poursuite de T ennemi, arrivent jusqu'au fossé de l'ouvrage Malakoff et cherchent à pénétrer dans la place avec les Russes. Ecrasées

Attaque de la redoute Kamlduika (PI. YUI).

Au»qtif« de droite.

de feux et prises de flanc par un retour offensif de l’ennemi , ces troupes, qni laissent un grand nombre de morts entre le mamelon vert et l’enceinte de la place, sont forcées de rétrograder : pressées par l’ennemi, elles rentrent précipitamment dans lu rodoute où elles viennent jeter le désordre. Les Russes se présentent en force à la gorge , et après un combat de courte durée, dans lequel nous perdons de braves soldats qui ne veulent pas céder le terrain, la redoute nous est reprise. Les Russes l’occupent de nouveau et reprennent le tir de leur artillerie qui n'avait pas été enclouée. Ils arrivent même jusqu'aux contre-approches qui sont en avant de la redoute.

• Cependant, à peine revenus dans leurs tranchées, nos soldats se reforment rapidement; le général Camou fait avancer la brigade Vergé, tandis que la division Brunet, qui la suit, vient occuper nos parallèlos. Les deux brigades réunies de la division Camou s’ élan- * •

cent sur la redoute, l’entourent de tous côtés, l’attaquont avec une nouvelle ardeur et en reprennent possession. Cet ouvrage qui, par la profondeur de ses fossés, la hauteur de ses parapets, le calibre et le nombre des pièces qui l’armaient, dépassait les proportions d’un . ouvrage de campagne, était définitivement conquis à sept heures et

. . demie, au moment où l’obscurité allait favoriser les travaux dû génie.

L’attaque des Anglais fut également couronnée d’un plein succés>

Nos alliés enlevèrent bravement l’ouvrage des carrières et s’y éta- - .. blirent. . .

Un grand pas venait d’étre fait : tous les ouvrages extérieurs du faubourg Kiirabelnaya étaient en notre pouvoir et les Russes étaient rejetés derrière leur enceinte. 73 bouches à feu étaient tombée» aux • mains des Français, savoir : 31 canons de gros calibre dans la re- . doute du mamelon vert ; 12 canons de gros calibre, 2 mortiers de 13

pouces et 6 petits mortiers dans la redoute Volhynie ; 22 canons de gros calibre dans la redoute §éfinghinsk. ;•

1W «lu 7 »■ 8 Jun». Aussitôt que les ouvrages russes ont été occupés par nos troupes.

Au*|ursde droite.

les officiers du génie ont fait exécuter les travaux de défense contre les retours offensifs, ainsi que les communications avec nos tranchées ' les plus avancées." • ' •’ ;

La communication avec la redoute Volhynie, entreprise avec 409 travailleurs d'infanterie, a été tracée de manière à être couverte par le terrain même contre les coups tirés de l’ouvrage Malakoff ; par- ’ tant du centre de la deuxième parallèle, elle contourne, suivant une ligne courbe, la naissance du ravin transversal qui descend vers le fond du port. Cette communication, qui a un développement d’environ 350 mètres, -a été faite avec des gabions ; à la lin de la nuit, on y était il couvert, sauf en quelques points où la nature rocheuse du sol n'avait pas permis de s'approfondir, •

A 150 mètres environ en avant de. la redoute Volhynie, on a trouvé quatorze caisses de poudre avec appareil fulminant , comme celles que -les Russes avaient placées dans le ravin du carénage. *.

Le terrain compris entre les deux redoutes étant rocheux et battu par de nombreux feux d'artillerie, on ne pensa pas pouvoir établir, dans celte première nuit, une communication directe entre ce# doux ouvrages : mais ori s'assura le libre accès de la redoute Sélinghinsk par le ravin du carénage, en profitant d'une tranchée russe qui descendait ver» ce ravin en partant de la droite de l’ouvrage. Le capitaine du génie Pornarn fut chargé d’exécuter ce travail avec un détachement de 31 sapeurs et 300 hommes d’infanterie. Il construisit • une rampe sur le flanc rocheux du ravin, puis, à partir du sommet de l'escarpement, il établit une gabionnade de 200 mètres de longueur rejoignant la communicalion des Russes, qui fut transformée à. notre lisage au moyen d’une tranchée creusée de notre côté au pied de son parapet. Au jour, ces travaux étaient suffisamment avancés* grâce à l'activité remarquable qu’avait déployée le capitaine Por-

* nam. Cet officier n’était cependant qu imparfaitement guéri d'une

• blessure qu’il avait reçue le 16 avril.

Attaquas àe droite.

Dans la redouté du mamelon vert, on a construit un épaulcment à , la gorge, on a fait des coupures dans le parapet du côté de nos attaques, et on s’est empressé de fermer solidement , du côté de la place, les ouvertures des magasins blindés remplis de poudre.

. Le capitaine du génie Segrétain fut chargé de relier l’ouvrage du • mamelon vert avec nos tranchées. H disposait à cet effet de 74 sapeurs et de 65(1 travailleurs d’infanterie. On a commencé par rattacher nos cheminements les plus avancés de droite et de gauche avec la première ligne de contre-approche des Russes, au moyeu d'une gabionnade. Cette ligne russe, qui deviendra notre troisième parallèle, a été ensuite rendue habitable au moyen d'une tranchée creusée de notre côté au pied de son parapet.

A droite (gaucbe des Russes) de la redoute se trouve une branche descendante contenant, dans la partie supérieure, une batterie de quatre pièces ; on a couvert la batterie contre les feux dé la place par un masque en terre élevé à la gorge. La branche descendante se prolongeant jusqu'à la berge du ravin du carénage formait pour ' les Russes une grande place d'ârmes non enfilée de la place; on en utilise le parapet en creusant un fossé de notre côté , ce qui complète la communication entre nos tranchées et la redoute.

A gauche de la redoute se trouve aussi une place d’armes, descendant vers le ravin Karabelnaya ; on l’utilise de la même manière.

‘ Mais celte place d’arme étant prise d’écharpe par l’artillerie du bastion n* 3, on a dô s’y couvrir par des traverses.

Ces deux places d'armes ainsi retournées forment notre quatrième parallèle. '

Dans tous ces travaux, on a profité des terres excavées ou rapportées par les Russes, avantage précieux sur ce terrain de roc. L’ennemi doit regretter d’avoir transformé en lignes continues, mal vues • - par la place, les petites embuscades qui suffisaient pour gêner beau- * coup nos cheminements, car au 7 juin, ainsi qn’au 2 et au 23 mai.

— . 301 — AUaijurü île druilr.

nous avons profité de ses contre-approches pour nous couvrir des leux de sa formidable artillerie.

Les communications de droite avec la redoute Kamtchatka, établies en bon terrain, ont pu être rapidement perfectionnées ; mais à celles de gauche, assises sur un sol roclreux et battues par les feux du bastion n“ 3, on a éprouvé de grandes difficultés partout où l’on n’a pu profiter des travaux des Russes. Il a fallu se couvrir avec des gabions remplis de sacs à terre, et en quelques points on a dû les placer sur deux rangs. Ce travail a été fort contrarié, et bon nombre de travailleurs ont été atteints par le feu de la place. Le lieutenant du génie Boyre, officier brave et zélé qui avait déjà été blessé aux attaques de ia ville, fut tué dès le commencement du travail ; un peu plus tard, le chef de bataillon de Préscrville, officier d’un grand avenir, fut mortellement atteint par un éclat d’obus.

L’artillerie profite de la nuit pour refaire dans ses batteries une grande partie des embrasures qui étaient dirigées sur les ouvrages conquis; elle reconnaît dans ces ouvrages les emplacements de nouvelles batteries à construire, savoir : dans la redoute du mamelon vert, les batteries n°‘ 15, 15 bis. 16 et 17 ; dans la redoute Sé- Unghinsk, les batteries n04 18 et 19 ; et dans ia redoute Volhynie, la batterie n° 20.

Le 8 juin, au point du jour, le général de Lavarande est tué par un boulet dans Ja redoute Volhynie. L’armée perd en lui un de ses plus brillants officiers généraux.

Nos perles, du 7 au 8, se sont élevées à 697 tués dont 69 officiers;

4,363 blessés dont 203 officiers; 383 disparus dont 4 officiers.

Le chef de bataillon du génie Boissonnet et le capitaine Bresson- 1 jm.

net, chefs d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 1,000 travailleurs d'infanterie. . ..

Au mamelon vert, on continue à élargir et à approfondir les deux communications qui relient nos tranchées avec la première ligne de

AUiHjtiM de droite. — vlD2 —

•• contre-approche, ainsi que celle qui relie entre elles la droite de*

*- deux lignes nisses. On creuse une tranchée au pied du parapet dé la deuxième ligne. On travaille aussi à épaissir le parapet fermant la gorge de la redoute, et on y établit plusieurs traverses eontre le* éclats des projectiles creux i

Aux attaques du carénage, on continue le travail des communications ; on ferme les ouvertures qui se trouvent dans les deux redoutes du côté de l'ennemi, et on fait des coupures dans le parapet du côté de nos tranchées.

On a profité des mortiers laissés par l’ennemi dans les redoutes du carénage pour tirer sur les vaisseaux mouillés dans le port ; une partie do ces vaisseaux se sont éloignés vers le port du Sud. • ' .

Notre artillerie a tiré pendant la joiirnée sur les troupes russes ' • qui étaient occupées à désarmer la batterie du 2 mai.

Le feu de la place, qui a été fort vif contre les ouvrages conquis •

. . qu’on occupe en force, nous a fait éprouver des pertes sensibles,

suu du k >i, 9 juin. Deux brigades de sapeurs et 1 ,400 travailleurs dlnfanterie.

Aux attaques AlalakotT, on ouvre une nouvelle communication entre la partie droite de la première ligne de contre-approche russe, devenue notre troisième parallèle, et l’ouvrage du mamelon vert. On continue les travaux entrepris ; la troisième parallèle est assez avancée pour qu’on puisse l’orgahiser pour la fusillade.

Le feu de la place contre la redoute Kamtchatka s'étant beaucoup ralenti, l’artillerie a pu travailler activement à ses batteries.

Dans les redoutes du carénage, ou établit de» banquettes défensives dans les fossés, et on construit des abris contre les projectiles creux en reliant les traverses par des masques. Un poste est établi entre les deux ouvrages, sur un point où doit passer la communication que l'on se propose d'ouvrir pour les relier entre eux. ■ > .

Au jour, on voit que les R mises ont évacué la batterie du î mai, nous abandonnant toute la croupe dont nous occupons le sommet ;

il* commencent à replier la passerelle qui traverse la baie du carénage.

Pertes du 8 au 9.: 7 tués; 36 blessés.

Les chefs de bataillon du génie Abinal et Pingault, chefs d'attaque. • .

Une suspension d'armes a lieu, de midi à cinq heures, pour l’enlèvement des morts qui jonchent le terrain entre la place et les ouvrages conquis le 7. On recueille 380 Français et l’on rend 350 ca- ' davres aux Russes. L'ennemi avait déjà relevé une partie de ses blessés et de scs morts pendant la nuit.

Cet armistice a nui à la continuation des travaux, mais il a permis d’étudier le terrain compris entre le mamelon vert et la place, et tout le plateau du carénage jusqu’à la rive du port. On trouve déjà terre sur le versant du mamelon vert qui regarde la place, mais, à partir du pied de la pente, on tombe dans des carrières fort irrégulièrement exploitées, autour desquelles il no se rencontre pas de terre végétale; Si l’on peut gagner ces carrières, on y trouvera des abris, mais on éprouvera de grandes difficultés pour cheminer au delà, et cependant elles sont, sur différents points, éloignées dé. plus de 300 mitres de la place. Sur la droite et sur la gauche du mamelon vert, principalement du ailé du bastion n° 2, on voit qu’en avant de 1’onceihte les Russes ont enlevé le peu de terre qui recouvrait le roc. La batterie du 2 mai a été faite avec des terres rapportées et lè soi est complètement dénudé autour d’elle, mais au pied des pentes de cette croupe la terre végétale a de la profondeur. V Vv- •

Deux brigades de sapeurs et 650 travailleurs d’infanterie.

A l’attaque Malakoff on ouvre, à partir de la gauche de la première ligne russe (troisième parallèle), une conrmunicatioir réunis-, sant les deux lignes de contre-approche. Le terrain étant de nature rocheuse, ce travail exigera plusieurs jours, . a ’

On devait commencer une grande place d’armes en avant et à

Attaques df droite.

droite du mamelon vert, mais une alerte qui a eu lieu au commencement de la nuit ayant dispersé les travailleurs, on a dû renoncer à celte opération. Les Russes s'étaient montrés devant l’ouvrage Ma- • 1 lakoiï, probablement dans l'intention d’établir des embuscades. Ils

. ont été repoussés par quelques compagnies du 91* de ligne au* or-

‘ •. dres du colonel Picard.

Aux attaques du carénage, on commence la communication di- • . ‘ recte qui doit relier les deux redoutes. Elfe a été tracée un peu à droite de l’aréte du contre-fort, de manière à être couverte par le *- terrain des feux de l’ouvrage Malakoff. Mais on n’a ouvert cette communication que sur une portion de sa longueur, à partir de la redoute Sélinghinsk; on y a employé beaucoup de gabions russes que. Taule de terre, ou n’a pu remplir qu’en partie. ' .• •

Pertes du 9 au 10 : 7 tués ; 00 blessés.

faiànaiiiiM.', Les chefs de bataillon du génie Bailly et Chareton, chefs d’attaque ; trois brigades de sapeurs et 030 travailleurs d’infanterie.

On ouvre sur la droite, et un peu en avant du mamelon vert, la place d'amies qui devait être établie la nuit précédente. Ce travail a été exécuté à la sape volante, sous la protection de quelques compagnies de garde jetées en avant. Un retour d'équerre termine la droite de cette tranchée avec laquelle on pourra communiquer par un petit ravin transversal qui descend vers le ravin du carénage. Le travail n’a pas été inquiété par la place. Le terrain étant assez bon, au jour la gabionnade était couronnée et les troupes bieu abritées.

. • ’ - Aux attaques du caréhage, on a prolongé d'environ 05 mètres la

communication directe entre les doux redoutes. f ' . ,

Les Russe-s envoient toujours un grand nombre de bombes dans l’ouvrage du mamelon vert.

Pertes du 10 au 11 : 7 tués; 38 blessés dont i officier.

Nuit 4s i( n n pin. Le chef de bataillon du génie Boissonnet et le capitaine Segrétain,

*V-iC

tir flruil*.

chefs d’attaque; trois brigades de sapeurs et 075 travailleurs d'infanterie, dont 250 Turcs.

La place d’armes ouverte la nuit précédente en avant du mamelon vert est prolongée sur sa gauche, en forme de parallèle courbe enveloppant le mamelon, jusqu’à sa rencontre avec une grande tranchée russe qui descend vers le front Malakoiï. On amorce la communication qui doit relier cette cinquième parallèle avec la place- J’arme» en arrière. .

A 70 mètres en avant de la redoute Sélinghinsk, on fait une place d'armes de 60 mètres de longueur terminée à droite, par un retour et à gauche par un poste pour quelques hommes. Ou commence à ouvrir un passage pour les voitures d’artillerie dans le parapet de la redoute.

Le feu de la place a été très-vif, sùrtout contre ce dernier ouvrage ; • que l'artillerie commence à armer. Les Busses ont beaucoup travaillé à la portion d’enceinte qui descend de la batterie de la pointe {bastion n" 1) à la baie du carénage. Ils ferment tous les passages qui s'y trouvent, et ouvrent des embrasures. Pour sc défiler des ouvrages du carénage dont nous nous sommes emparés, ils exhaussent les parapets et multiplient les traverses. , -

Pertes du 11 au 12 : 3 tués dont 2 officiers; 10 blessés.

. Les Chefs de bataillon du génie Pingault et Abinal, chefs d'alla- Jowtdu »• qpe; deux brigades de sapeurs èt 890 travailleurs d'infanterie, dont '

250 Turcs. ,

On perfectionné la cinquième parallèle devant le mamelon vert, et on ouvre, à partir de la. droite de cette parallèle, le premier boyau d'une communication devant rejoindre les cheminements en arrière.

Ge travail a pu être fait de jour, grâce à la dépression du terrain qui le dérobe aux vues directes de la place.

' On achève le passage que l'on a ouvert dans le parapet de la redoute Sélinghinsk pour les voitures d’artillerie.

AlUtjnfs de drolw. — 306 — •

Nuit du « >• m jmn. Trois brigades de sapeurs él 1,105 travailleurs d'infanterie, don! • «JO Turcs.

On prolonge ia cinquième parallèle de 70 mètres vers sa gstuche; ; on ouvre, sur la droite et en avant de celte parallèle, une nouvelle . place d’armes de 100 mètres de longueur, afin de mieux voir le •

' terrain en avant. . ' • '■ 1 '

. Aux attaqués du carénage, on prolonge de lOOmèlres sur sa gauche

la place d’armes ouverte la nuit précédente ; elle se trouve ainsi reliée à un ancien parapet de la branche gauche de la redoute Sélinghinsk.

On construit de petites embuscades sur le flanc gauelie du contrefort du carénage, et on fait occuper par un poste l'ancienne batterie du 2 mai dans laquelle les Russes embusquaient des tirailleurs.

Perlés du 12 au 13 ; -4 tués; 51 blessés. *• ’ • ' '

s«ii du 43 tu il jai>. Le Chef de bataillon du génie Cbaréton et te capitaine Masselin, chefs d'alfaque; trois brigades de sapeurs et K08 travailleurs d'in— faivterie, dont RIO Turcs.

A t'attaque Malakolf, on continue la communication entre b cinquième -et la quatrième parallèle; on prolonge de 50 mètres vers la droite la nouvelle place d'armes à l'est du mamelon vert, et ou la termine par un retour de Ut mètres. Ou relie la gauche de cette place d'armes avec la cinquièirteparallèle; cette communication se trouve • ■ >* dans Un terrain rocheux. . - 1 '• • *

Aux attaques du carénage,’ oh trace uii cheminement reliant la droite de la place d’armes établie en avant de la redoute Sélinghinsk • avec la communication qui réunit les deux redoutes entre elles.

On ouvre ce cheminement sur une longueur de 160 mètres, à partir • de la tète du tracé: ce travail ayant été fait en tranchée simple, faute de gabions, les hommes n’étaient pas couverts au jour. •* .

Pertes du 13 au 1 i : 4 tués dont 1 officier ; 44 blessés, uurrj* du u juin. Le général en chef, voulant honorer la mémoire du général de Lavarande et du colonel de Brancion, ordonné que les ouvrages

,‘J07 .. AU^uft rtc droit*

dans lesquels ils ont trouvé une mort glorieuse porteront à l'avenir leurs noms. En conséquence, l’ouvrage du mamelon vert (redoute Kamtchatka des Russes) s'appellera redoute Brandon, et les ouvra- , ... gcs blancs (redoutes Sélinghinsk et Volhynie) prendront le nom d’oitrragn Lamrande (û* 1 et n? 2). ... ...

Le chef de bataillon du génie Bailly et le capitaine Denfert, chefs n«o «]»>•. d'attaque;-. trois brigades de sapeurs et 73(1 travailleurs d’infanterie, dont 325 Turcs.

La roule qui vient du pont d'Inkermanu et qui passe sous les ouvrages Lavarande descend dans le rav in du carénage, et, après avoir monté en rampe la berge opposée, tourne vers l’ouest pour se rendre à Sébastopol. On construit vers le tournant do cette roule, au point où elle prisse d’ètre en déblai, une embuscade de trente-sept gabions avec deux retours ; au jour, on place 50 hommes de garde dans ce poste avec une, réserve qui se trouve abritée par le talus de la route.

Mais les boulets des R tisses avant bouleversé la gabioiiuude aussitôt qu elle a été aperçue, les hommes de garde sont forcés de se réunir, à ia réserve. Eu arriére du point où sc réunit celle réserve, se trouvait une ancienne embuscade, russe ; on i'a organisée à noire usage et on a pu y laisser, au jour, quelques hommes de garde pour soutenir le poste de ia route.

Notre établissement dans la batterie du % mai est consolidé au moyen de deux fortes traverses ayant deux gabions d'épaisseur et deux gabions de ligutenr, qu'on élève aux deux, extrémités de l'épatilemenl de la batterie. Enliu, on achève d'ouvrir la place d'armes qui enveloppe l'ouvrage Lavarande n" 1. •'

Pertes du 14 au 15 : 11 .tués; 77 blessés. ••••'. „

Le chef do bataillon du. génie Boissonnet et le capitaine B res- loiVHée dti 4$ JUKI, sonnet, chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et 670 travailleurs dipfanlerie. •. : . ...... ’. . ..

.On amorce sur 50 mètres de longueur uno tranchée allant de la ♦ * . * 30,

AlUHfsf* Ae droiiru ' • • -1- 308 •-!-

redoute Brandon au coude" de la communication qni relie la quatrième à la cinquième parallèle. •

B«t <i« is «i Trois brigades de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie.

On rétablit le poste de la route qui a été bouleversé par lès boulets russes ; on le prolonge de -47 gainons sur sa gauche, on double partout les gabions et on les couronne de fascines. Un second poste, -j.

‘ % est établi à environ 100 mètres sur la droite, près de la route, an sommet des escarpements, sur un point d’où l’on découvre lo ravin du carénage jusqu'au port. Sur l’un comme sur l’autre point, la nature rocheuse du sol n’a permis de donner qu'une faible profondeur • . ' aux tranchées.

• On prolonge jusqu’à la redoute Brandon la communication com-

• meacée dans la journée. On organise un petit poste enavant du même ouvrage, à l'extrémité d’une portion de caponniére russe dirigée vers la place, afin de bien voir les carrières situées au pied du mamelon.

Le travail a été interrompu vers minuit et demi, pendant plus d’une heure, par suite dé l'apparition d’une patrouille russe sur la droite de notre place d’armes la plus avancée. Cet incident a provoqué une canonnade et une fusillade très-vives; les Russes ont lancé des balles à feu dans toutes les directions. ' • ... • ,

Snr le flanc du contre-fort du carénage, on a établi trois nouvelles • , embuscades : deux vis-à-vis le pont aqueduc, pour surveiller le ravin aux abords de ce pont, et la troisième pour protéger -les deux • premières et voir en même temps les pentes opposées du ravin--

Pertes du 15 au 16 : 10 tués ; 45 blessés.

Les généraux en chef avaient résolu de profiter de la victoire du 7 juin et de l’influence morale que cet échec avait dû produire sar ■ • . les Russes pour tenter d'enlever la place. L'ennemi, confiant dans les ouvrages extérieurs et dans ses contre-approches, avait négligé de perfectionner plusieurs parties de l’enceinte du faubourg, notamment la courtine qui reliait l’ouvrage Matakolî au bastion n'ü ; mais main-

— 309 — -J iiuqars ënoitf,

tenant, nos projets d'attaque contre le faubourg étant démasqués, on ne pouvait pas douter qu’il ne fit tous ses efforts pour renforcer ses moyens de défense, soit sur l’enceinte elle-même, soit en arrière.

L’artillerie française avait armé et approvisionné les batteries construites dans les ouvrages et sur le terrain nouvellement conquis ; 42 pièces placées à bonne distance dirigeaient des feux plongeants sur : - :'

- l’enceinte. Le génie avait fait une bonne parallèle et de grandes . places d'armes en avant et à droite de la redoute Brandon. On était, il est vrai, à plus de 400 mètres de l’enceinte, mais on ne pouvait • • s’avancer sans tomber dans des terrains de roc où les cheminements allaient présenter de grandes difficultés et par suite de longs retards.

Les Anglais, maîtres de l’ouvrage des carrières, avaient poussé leur» * cheminement* jusqu'à 250 mètres du bastion n° 3. Aux attaques de la . „ ville, nous étions à 70 mètres dn bastion du mât et à 90 mètres du bastion central. L’artillerie avait augmenté le nombre de ses batteries et les avait rapprochées de la place, l'ne de ces batteries, construite * à 310 mètres du mur crénelé, à la droite du bastion central, voyait ce. mur jusqu'au pied. Si la brèche qu’on pouvait faire ne devait pas être facilement abordable, il était certain du moins qu elle serait une grande cause d'inquiétude pour la garnison.

Les batteries des alliés étant prêtes à faire feu et l'attaque étant décidée, on pouvait, soit attaquer en même temps la ville et le faubourg pour occuper l'ennemi partout et pénétrer en force sur le point où l’enceinte aurait pu être forcée, soit concentrer tous ses efforts sur le faubourg en avant duquel nous occupions une position dominante et où, l'enceintc franchie, on rencontrerait moins d'obs1 tacles que dans la ville.

Il fut décidé qu’on n'attaquerait que par le faubourg, mais qu’une partie de l'armée serait portée sur la Tchçrnaya pour faire une diversion et repousser au besoin toute attaque de l'armée de secours.

Les généraux arrêtèrent en conséquence les dispositions suivantes :

Attaques i U' droit?. r-r 310 — »’ " ' L

Le dix-sep t, à la pointe du jour, ouverture générale du feu contre . la place, et Je dix-huit, de grand mutin, assaut des Français sur te front MalakolT et des Anglais sur le grand redan.

Le général Bosquet reçut le commandement des troupes françaises réunies sur la Tchernaya et composées des lh, 2" et 4’ divisions du

• ' ' 2" corps, de la 1“ division du corps do réserve, do toute la cavalerie,

d'une batterie de montagne et de i batteries a cheval.

Los troupes chargées d’attaqncr le faubourg furent placées sous les prdres du géuéral Régnault do Saint-Jean d'Angely; elles se composaient de la t" division du 1" corps, dos 3* et 5* divisions du

• 2* corps et de la division de la garde impériale.

• : Le général de Salles, commandant, le 1" corps, avait sous scs or-

drus les 2', 3* et Y divisions du 1". corps el la 2» division du corps de

Le 17, eu même temps que (miles les b dleries des assiégeants ouvriront leur feu, l’armée sarde el l'armée turque feront un' mouvement pour menacer les Russes du cêté d’Aï-Todor. ■ . ,

joutnrtiiii h> juin. Dans la journée du lli juin, on opère tous les mouvements qu'exigent le.s dispositions ordonnées par le général en chef: ,

La 1" division du 1" corps (division d’Autcmarrej, qui vient de ■ rentrer de l’expédition de Kertcb, se rend des attaques de gauche à celles do droite ; , •* . . -

Les 2e et .4* divisions du 2r corps (divisions LanioU et llulac) de*- . • cendenl de Imir camp dans la vallée de la Tchernaya :

Les 1" et 2' divisions du corps de réserve (divisions Herhillop et d’Aurelle) quittent Kamieschet se rendeut, la lr* sur la Tchernaya, ' la 2” aux attaques de droite.

■ A deux heures , le général Régnault de Saint-Jean d’Angely va recevoir Je commandement des attaques de droite, .l.c géuéral Bosquet transporte, vers le soir, son quartier général sur la ligue de la Tchernaya. % , ; ;

^■a. 311 -*-* Alignes de droite.

Le génie continue les travaux entrepris ‘et établit des gradins de franchissement dans la cinquième parallèle devant fè mamelon . vert. Le chef de bataillon du génie Pingault, chef d’attaque, est blessé au bras et au célé par un éclat d'obus ; cet officier est mort des suites de ces blessures. j . . •

Le chef de bataillon du génie Abinal, dief d’attaque; trois brigades de sapeurs et 583 travailleurs d’infanterie.

On prolonge do 50 gabions sur la droite la plus grande des embuscades établies sur la pente du contre-fort du carénage, en face du . v • pont-aqueduc. Au jour, on a pu laisser 50 hommes dans ce posté.

Les Russes, au nombre d’environ 500, suivis de pièces de cam- ' pagne, ont tenté one sortie en débouchant dn bastion n° 2. Reçus par le feu des deux pièces de 24 de la batterie n° 17, ils sont rentrés immédiatement. - >■

Pertes du 16 au 17 : 10 tués ; 1 oflicicr et 45 soldats blessé*. jnunS. au n jui». Au point du jour, toutes les batterie* françaises' et anglaises des attaques du faubourg ouvrent leur feu. / *■*

.Voici quel était l'armement des balleries françaises : .

|. 6 cauons de 30, 7 qnions de 32, 2 canons de 68, on tout. , . 13 pièces, fi. 4 canon» de 32, 5 obu&iers de 80, 8 mortiers (le 32% ; ... * 17 . * 13. 3 idmsnTs de 22%3 obm4ers turcs de 22% 2 mortiers anglais

de 33\. 8. ' ♦ - ’

15 bit. 1 en non de 08, 3 canons russes do 24, 2-tuui’üci‘s tic 32*. : 0

•’’* 16. Non armée, i t \ . . ’ . *»

17. 2 canons anglais de 2i. 7 moitiés* d< 27% 3 mortiers de 32%. fî . * .

. 18. 4 canons de 68, 6 obûsiers de 22r, 2 mortiers de 27e, 2 unir- ^ ■ f

• . * # ' llefr? anglais de 50 V . 14 ' •

- 49. Non armée. . . : . . \ ... ï . / •*

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