‹ Sigmoidite diverticulaire et cancer associes: A propos de neuf observationsChapitre 34 sur 39 · LES RESULTATS · texte numérisé non relu

LES RESULTATS

1° Nous avons eu à déplorer cinq décès dans les suites immédiates.

Un au deuxième jour (observation n° 2) : mais il s'agissait d’une femme de 73 ans, en très mauvais état général. mt

Deux au quatrième jour (observations n° 7 et 8) : l’un était un malade très affaibli, l’autre une grande obèse présentant une insuffisance ventriculaire gauche.

Un au dixième jour (observation n° 3) : par cellulite pelvienne. Il s'était, en effet, produit au cours de l’intervention une rupture de la tumeur, dont la libération avait été, du fait de l’importance des phénomènes inflammatoires, extrêmement difficile.

Un au douzième jour (observation n° 1), dans un tableau d’occlusion aiguë malgré une réintervention.

Les autres ont eu des suites immédiates simples, sans incidents. :

2° C’est la haute gravité de l'association sigmoïditenéoplasme, qui explique cette mortalité importante (cinq décès sur neuf cas).

Le pronostic de la colectomie y est sévère.

Il convient d’opposer ce pronostic à celui relativement favorable à l’heure actuelle, de la même intervention pratiquée pour un cancer : en effet, dans les trente dernières colectomies pratiquées pour cancer parle Professeur Pierre Bertrand, la mortalité n’atteint pas 10 %.

3° Aussi, devant un cancer recto-sigmoïdien associé à une sigmoidite vraie avec phénomènes inflammatoires im-

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portants (températüre élevée, poussées douloureuses abdominales non améliorées par la glace), serait-il peut-être plus prudent, à l’avenir, de pratiquer une dérivation préalable (anus transverse) et d'opérer en trois temps.

4° Nous manquons de recul pour apprécier les résultats éloignés. Cependant, un de nos malades (observation n° 4), opéré en 1951, a été revu récemment et va bien.

Il nous a paru intéressant de présenter les clichés postopératoires du malade de l'observation n° 6 : l’anastomose est excellente, mais il persiste des lésions de sigmoïdite non diverticulaire, sur la portion restante du colon pelvien. Ce malade peut avoir besoin d’une thérapeutique médicale complémentaire à la moindre manifestation clinique.

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