VI. INFECTIONS PERIAMYGDALIENNES
[1 faut encore signaler la possibilité d’une perturbation de la sensibilité labiale dans certaines variétés anatomiques d’infection periamygdalienne.
Dans ces infections, dont le retentissement sur la chaîne ganglionnaire du cou et sur l’état général peut être très intense, où le trismus est toujours accusé, la confusion est possible au début avec un accident osseux. Or il n’est pas rare d’enregistrer en pareils cas une hyperesthésie de la zone du mentonnier. Cette hyperesthésie ne doit pas être regardée comme un premier stade d’altération nerveuse devant conduire à l’anesthésie, autrement dit comme un signe de début d’une ostéomyélite. L’atteinte du nerf maxillaire inférieur à son entrée dans le canal dentaire est d’autant plus accusée que l’infection est plus externe.
Elle est plus marquée dans l’abcès du pilier antérieur que dans l’abcès du pôle supérieur de l’amygdale.
Elle est encore plus intense dans l'infection de l’espace interptérygoïdien et semble avoir son maximum dans l’ostéite juxta-amygdalienne d’Escat où la confusion avec l’ostéomyélite est d’autant plus aisée qu’il s’agit alors d’un accident proprement osseux.