‹ Signes doublesChapitre 25 sur 50 · DANSENT · texte numérisé non relu

DANSENT

Ho la Grâce renouvelée !

Ho la plaine en habits de fête !

les roses sont des âmes, les pinsons sont des poètes

au cœur de flamme

Tes bras

tes flancs

d'aube voilés viens que je les consacre à l'azur étoile.

Je t'oflre Sois l'Holocauste du Printemps, ma Sœur.

tes yeux ton front

à l'Amour à la Nue à la Fleur

J'ouvre la tente au vent léger, Que le Désir s'engouflre et chante !

Ho ma tendresse J'ai pris tes mains, j'ai pris ton front, et dans tes tresses

j'ai mis la fleur de 1* Oranger.

Mais tu n'es pas venue encor ANGE BLEU SUR FOND NOIR ET OR

Ho toi qui fus si proche et si lointaine tour à tour,

et qui préféras à l'Amour

le-Simple-rê ve- de-F Amour ,

dis-moi, si ton Image, ta Semblable, folle ou sage vaine ou suprême

ma Sœur n'est point ici

dans l'Identité de toi-même

conduis-moi [loin d'ici)

, „ , (de rêve

vers quelque molle srreve ) ,

^ ^ ^ (de rave

où je verrai l'Harmonieuse-Sœur

au crescendo des flûtes du bonheur

et dans la floraison des sèves,

venir vers moi dans l'auréole d'or du rêve.

Ho cette Sœur, comme elle chante dans mon rêve !

Elle serait toute suave et sa blancheur

luirait, lunule de nymphéa dans l'ombre.

Ses yeux auraient des étoiles d'eau sombre et calmeraient

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