DANSENT
Ho la Grâce renouvelée !
Ho la plaine en habits de fête !
les roses sont des âmes, les pinsons sont des poètes
au cœur de flamme
Tes bras
tes flancs
d'aube voilés viens que je les consacre à l'azur étoile.
Je t'oflre Sois l'Holocauste du Printemps, ma Sœur.
tes yeux ton front
à l'Amour à la Nue à la Fleur
J'ouvre la tente au vent léger, Que le Désir s'engouflre et chante !
Ho ma tendresse J'ai pris tes mains, j'ai pris ton front, et dans tes tresses
j'ai mis la fleur de 1* Oranger.
Mais tu n'es pas venue encor ANGE BLEU SUR FOND NOIR ET OR
Ho toi qui fus si proche et si lointaine tour à tour,
et qui préféras à l'Amour
le-Simple-rê ve- de-F Amour ,
dis-moi, si ton Image, ta Semblable, folle ou sage vaine ou suprême
ma Sœur n'est point ici
dans l'Identité de toi-même
conduis-moi [loin d'ici)
, „ , (de rêve
vers quelque molle srreve ) ,
^ ^ ^ (de rave
où je verrai l'Harmonieuse-Sœur
au crescendo des flûtes du bonheur
et dans la floraison des sèves,
venir vers moi dans l'auréole d'or du rêve.
Ho cette Sœur, comme elle chante dans mon rêve !
Elle serait toute suave et sa blancheur
luirait, lunule de nymphéa dans l'ombre.
Ses yeux auraient des étoiles d'eau sombre et calmeraient