LA PREMIÈRE
serait encor plus lumineuse que le jour.
A ton tour près de la mer de songe où baignent de vieux chênes, tu conduirais, ma Douce, ton Amant,
Tu me dirais :
N" entends'tii pas le flot dormant
frémir au contact des Sirènes !
Elles chantent^ ces Belles- Reines, ces FiUeS'de-la-Mer comme il chante en mon cœur. N^entends'tu pas, mon Bienaimé, leur chant vai^iqwur ! Ecoute !...
Dans liS brises calmes qui s approchent
passent des sons vagues de cloches...
Ecoute-les...
Ce sont les voix des Vier^es-de-Thulé qui mènent sous les flots leurs danses et leurs rondes. Le Roi n'est plus... Sa Coupe gît au fond des mers, O mon Amoury car son h euvage était amer
et la solitude profonde...
Nous mêlerions ainsi la Légende à nos jeux, et charmés par la molle voix des vagues