AMOUR
cher oiseau bleu couleur du temps.
Et je t'offris la robe verte de l'espérance et du printemps. Je te criai : « Sors du Manoir intérieur,
je Vaime !
Ne te penche plus sur toi-même
mais sur les fleurs, L ève tes yeux couleur de V améthyste au temps du crépuscule ou couleur d'ancolie au soir des premiers mois,^, »
Tu soupirais, mais pourquoi
POU RQUOI ne me répondais-tu pas ?
N'étais-je pas pourtant le Magicien-de-ta-vie
donnant toute splendeur aux choses, pour embellir ta joie ravie !
La voyais-tu vraiment l'Image-du-Bonheur,
à genoux, devant TAutel-des-Fleurs !
Elle était là, visible à tes côtés EMANATION DE LÉTÉ
sur le sommeil pesant des digitales.
Elle n^avait pas en ses mains la fécondité de Septembre à la couleur de sorbe mûre, mais les promesses infinies de la Vie de la Vie
Ho douce Image-du- Bonheur
aux yeux de source^ au teint de fleurs !
La voyais-tu I Elle riait au vent, au ciel, aux libellules aux abeilles
déjà tout ivres de pollen,
aux hirondelles des beaux mois couleur d'Eden.
Sous l'Arc-du-Ciel, elle était douce, son image,
r Image-du-Bonheur à genoux dans le paysage
en (leurs.