ACTE QUATRIÈME
HILDA
Les dieux te frappent donc, le meurtrier, c’est toi!
LE CHOEUR
Gunther!
GUNTHER
Ah! maudite! Insensée | HFLD'A:
FDDe: que de tes mains je tombe aussi percéel Gunther recule.
Va! bientôt les dieux irrités Lanceront sur toi leur tonnerre.
Des extrémités de la terre, Viendront les vengeurs souhaités, D'Attila, les hordes sauvages Apporteront sur ces rivages La mort, l'esclavage, la faim, Et j'aurai la suprême joie, Te voyant à ces maux en proie, De rire alors de ton destin!
HAGEN, prêt à la frapper.
Meurs avant de remplir cette menace impie!
Gunther retient Hagen. Uta se jette au-devant d’Hilda.
HILDA, à Uta qui se jette au-devant du fer d'Hagen.
Ma mère! à toi qui m'as nourrie, Entends ta fille...
UTA
Me voilà !
Que veux-tu de moi? pauvre Hilda!
HILDA, remettant son bracelet à Uta.
Porte ce bracelet au vengeur! Attila!
Uta disparaît.
0 prodige! parmi la flamme qui s’élance, Sigurd et Brunehild vont vers le ciel immensel
DEUXIÈME TABLEAU
Apothéose.
Sigurd et Brunehild montent lentement, portés sur un arc-en-ciel, vers le paradis d’Odin qui s’est ouvert pour eux.
SIGURD et BRUNEHILD.
Oublions les maux soufferts, Pour nous les cieux sont ouverts, Que nos âmes confondues,
Dans leur ivresse perdues, Chantent l'hymne solennel
De leur amour éternel.
Astres, soyez-nous propices, Souriez, à dieux complices,
Aux noces de deux époux
Dès longtemps liés par vous!
CHOŒUR CÉLESTE.
Oubliez les maux soufferts, Pour vous les cieux sont ouverts!
Etc.
Aa fond du théâtre, sous les nuages de l’apothéose, on voit, au milieu de lueurs sanglantes, Attila appuyé sur son épée, se dressant au milieu des cadavres des guerriers burgondes.