‹ SigurdChapitre 57 sur 59 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

HILDA

Les dieux te frappent donc, le meurtrier, c’est toi!

LE CHOEUR

Gunther!

GUNTHER

Ah! maudite! Insensée | HFLD'A:

FDDe: que de tes mains je tombe aussi percéel Gunther recule.

Va! bientôt les dieux irrités Lanceront sur toi leur tonnerre.

Des extrémités de la terre, Viendront les vengeurs souhaités, D'Attila, les hordes sauvages Apporteront sur ces rivages La mort, l'esclavage, la faim, Et j'aurai la suprême joie, Te voyant à ces maux en proie, De rire alors de ton destin!

HAGEN, prêt à la frapper.

Meurs avant de remplir cette menace impie!

Gunther retient Hagen. Uta se jette au-devant d’Hilda.

HILDA, à Uta qui se jette au-devant du fer d'Hagen.

Ma mère! à toi qui m'as nourrie, Entends ta fille...

UTA

Me voilà !

Que veux-tu de moi? pauvre Hilda!

HILDA, remettant son bracelet à Uta.

Porte ce bracelet au vengeur! Attila!

Uta disparaît.

0 prodige! parmi la flamme qui s’élance, Sigurd et Brunehild vont vers le ciel immensel

DEUXIÈME TABLEAU

Apothéose.

Sigurd et Brunehild montent lentement, portés sur un arc-en-ciel, vers le paradis d’Odin qui s’est ouvert pour eux.

SIGURD et BRUNEHILD.

Oublions les maux soufferts, Pour nous les cieux sont ouverts, Que nos âmes confondues,

Dans leur ivresse perdues, Chantent l'hymne solennel

De leur amour éternel.

Astres, soyez-nous propices, Souriez, à dieux complices,

Aux noces de deux époux

Dès longtemps liés par vous!

CHOŒUR CÉLESTE.

Oubliez les maux soufferts, Pour vous les cieux sont ouverts!

Etc.

Aa fond du théâtre, sous les nuages de l’apothéose, on voit, au milieu de lueurs sanglantes, Attila appuyé sur son épée, se dressant au milieu des cadavres des guerriers burgondes.

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